🔥💸 Antoine Dupont explose : “Le salary-cap détruit nos carrières !” — le capitaine des Bleus dénonce un système étouffant qui brise les joueurs de l’intérieur 😡🏉

La majorité des joueurs de l'équipe de France se sentent restreints par ce  système » : Antoine Dupont dénonce un salary-cap « trop invasif »

Antoine Dupont monte au créneau contre le salary-cap : “C’est devenu insupportable”

Au cœur d’une polémique grandissante, Antoine Dupont, demi de mêlée emblématique du Stade Toulousain et capitaine de l’équipe de France, a pris la parole jeudi pour dénoncer un système qu’il juge désormais excessif : le salary-cap du Top 14. Dans des interviews accordées à l’AFP, Le Monde et au SportBusiness Club, il n’a pas mâché ses mots, affirmant que « la majorité des joueurs de l’équipe de France se sentent restreints par ce système ».

Pour Dupont, le point de rupture a été franchi lorsqu’il a constaté que tous les contrats de publicité ou de sponsoring liés à l’image des joueurs étaient désormais inclus dans le calcul du plafond salarial : « Les règles du salary-cap nous empêchent d’utiliser notre image individuelle à travers des contrats de pub classiques. » En clair, un joueur ne peut pas négocier librement ses partenariats personnels sans risquer de pénaliser – ou d’être pénalisé par – le plafond imposé aux clubs.


Un plafond salarial de 10,7 millions d’euros contesté

Le salary-cap pour les saisons à venir est aujourd’hui fixé à 10,7 millions d’euros, et les présidents de clubs débattent déjà de son avenir. Yann Roubert, président de la LNR, manifeste son intention de le réduire encore, après une première baisse adoptée pendant la crise sanitaire.

Mais ce plafond exorbitant dans son application inclut désormais les revenus d’image des joueurs, même ceux venant de sponsors extérieurs au club. Une nouveauté récente qui n’était pas problématique il y a quelques années. « Il y a 4-5 ans, il n’y avait pas de sujet », rappelle Dupont. « Aujourd’hui, on nous demande de citer tous nos partenaires, même ceux qui ne sont pas liés au club. Ils veulent connaître à la limite tout notre patrimoine. On arrive dans une chasse aux sorcières… »

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Des joueurs pris au piège

Au fil du temps, Dupont assure que « les salaires stagnent ou baissent et on ne peut pas exploiter notre image. Ça commence à faire beaucoup ». Le joueur toulousain se désole : alors que le Top 14 bat des records d’audience et de revenus télévisés, les principaux contributeurs – les joueurs eux-mêmes – ne voient pas retomber les fruits de cette croissance.

Dans le même élan, il critique les contrôles de plus en plus intrusifs : déclarations obligatoires de tous les contrats, réquisitions d’informations patrimoniales… Le joueur parle de dérive : « On arrive dans une chasse aux sorcières où ils veulent démasquer les tricheurs, mais ça en devient ridicule. »

Une menace de grève avait même été évoquée en juillet par le syndicat Provale, en réaction aux nouvelles dispositions musclées du règlement : élargissement des pouvoirs des contrôleurs salary-cap sur les sources de revenus des joueurs du Top 14. Finalement, le championnat a débuté normalement, mais la tension reste vive.


Contexte et précédents

Le système de salary-cap a été instauré en 2010 par la LNR afin de garantir l’équité sportive et de prévenir les excès financiers (rappelez-vous des débâcles économiques du début des années 2000 dans le rugby français). Mais la récente affaire du Stade Toulousain montre que le débat reste brûlant : en avril 2025, le club avait été sanctionné d’une amende négociée d’1,3 million d’euros pour non-respect du règlement dans le cadre du transfert de Melvyn Jaminet.

La Ligue, de son côté, maintient que le salary-cap reste indispensable pour préserver l’équilibre économique des clubs, tout en assurant ne pas interdire aux joueurs leur droit à l’image. Toutefois, elle défend l’argument que les contrats conclus avec une entreprise partenaire du club doivent être déclarés dans le plafond pour éviter les contournements.


Un bras de fer institutionnel

Sur le plan institutionnel, cette bataille cristallise un malaise latent. D’un côté, les joueurs réclament le droit de vendre leur image sans entrer dans le calcul du plafond. De l’autre, les dirigeants et la LNR restent attachés à une transparence renforcée pour limiter les “stratégies d’évitement” – ces montages financiers permettant de rémunérer un joueur en dehors du cadre strict des salaires classiques.

Dupont déplore que les revendications portées par le syndicat Provale ne soient pas entendues. Pour lui, l’écart grandit entre ceux qui subissent les contraintes et ceux qui les imposent. Le capitaine toulousain parle de système figé, prêt à sanctionner avant même de chercher des solutions équilibrées.

Si les présidents envisagent un abaissement du plafond salarial, c’est paradoxalement dans un contexte où le rugby français prospère : audiences à la hausse, partenariats juteux, attractivité grandissante. Le paradoxe est amer : plus le sport brille, plus les joueurs se sentent brisés par les contraintes.

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En coulisses : les enjeux humains

Au-delà des chiffres et des règlements, le discours de Dupont ramène le débat à l’humain. Un joueur n’est pas qu’un numéro sur une feuille de paie, mais aussi une marque, une image, une influence. Or, l’impossibilité de monétiser librement cette dimension touche directement la liberté professionnelle, l’expression personnelle et la juste répartition des revenus dans un système qui repose largement sur leur performance.

Dupont estime que le système impose davantage de contraintes qu’il n’offre de protections. Si le salary-cap se veut un rempart contre l’inflation des salaires, il ne doit pas devenir un carcan qui étouffe la créativité, l’initiative, et finalement les joueurs eux-mêmes. Il en appelle à une refonte, à une redéfinition, à un dialogue nouveau.


Et maintenant ? La balle est dans le camp de la LNR

Le leadership de la LNR sera scruté. Réduire le plafond, assouplir les règles sur l’image, revoir les modalités de contrôle : autant d’axes possibles pour désamorcer une crise naissante. Mais jusque-là, les réponses se sont contentées de défendre la structure existante et de rappeler la nécessité du salary-cap pour garantir l’équilibre des clubs.

La société sportive française devra trancher : soit protéger un système rigide, soit réformer en profondeur pour investir dans ceux qui font le spectacle : les joueurs. Antoine Dupont, en s’exposant publiquement, a mis le doigt sur une plaie ouverte. Reste à savoir si cette prise de position fera bouger les lignes, ou restera lettre morte dans les arcanes du pouvoir sportif.

Car, dans ce bras de fer, ce ne sont pas seulement les chiffres qui sont en jeu, mais la dignité, la reconnaissance et la liberté de ceux qui incarnent le rugby français. Les mois à venir seront déterminants pour savoir si les joueurs sortiront renforcés de cette bataille, ou définitivement muselés par un système qu’ils jugent devenu trop invasif.