Obsèques de Brigitte Bardot : Marine Le Pen Invitée, Macron Écarté… Les Dernières Volontés Explosives de l’Icône de Saint-Tropez

Le mythe s’est éteint, mais la flamme de la polémique, elle, brûle encore. Brigitte Bardot, l’éternelle insoumise, nous a quittés ce dimanche 28 décembre 2025, emportant avec elle une époque de liberté sauvage et de beauté insolente. Alors que la France pleure sa plus grande star, les préparatifs de ses obsèques à Saint-Tropez virent à l’imbroglio politique. Entre une Marine Le Pen accueillie à bras ouverts et un Emmanuel Macron poliment éconduit, B.B. aura réussi son dernier coup d’éclat : partir comme elle a vécu, sans se soucier des convenances.

Le 7 janvier prochain, c’est tout Saint-Tropez qui se figera. L’église Notre-Dame de l’Assomption accueillera la dépouille de celle qui fit connaître ce petit port de pêche au monde entier. Mais ne cherchez pas les ors de la République ni les hommages nationaux aux Invalides. Brigitte Bardot n’en voulait pas. Ce qu’elle voulait, c’est la mer, le vent, ses animaux, et ses vrais amis. Et parmi eux, une figure politique de premier plan dont la présence fait déjà couler beaucoup d’encre : Marine Le Pen.

Marine Le Pen : “À titre personnel et amical”

C’est sur le réseau social X, ce mardi 30 décembre, que l’ex-présidente du Rassemblement National a confirmé sa venue. Pas de communiqué officiel du parti, mais un message aux accents intimes, presque touchants. “Je me rendrai à titre personnel et amical aux obsèques de Brigitte Bardot pour lui exprimer l’affection, la gratitude et l’admiration que j’ai pour elle”, écrit-elle.

Marine Le Pen insiste sur sa volonté d’être “auprès de son époux en ce moment si douloureux”. Une précision qui n’est pas anodine. L’époux en question, Bernard d’Ormale, est un ami de longue date, ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen. Ce lien, tissé dans l’ombre des villas tropéziennes et des dîners privés, dépasse la simple politique. Pour Marine Le Pen, B.B. n’était pas seulement une électrice célèbre ou un soutien médiatique, elle était une figure familière, une alliée de cœur.

Cette annonce, faite avec une sobriété calculée, contraste violemment avec le sort réservé au chef de l’État. Car si la porte de l’église s’ouvre pour la représentante du RN, elle semble rester close pour l’Élysée.

Le Camouflet de la Madrague : Macron “Non Grata” ?

La situation est d’une ironie mordante. Emmanuel Macron, toujours prompt à célébrer les figures culturelles françaises par des hommages solennels, a exprimé son souhait d’organiser une cérémonie d’envergure. Une proposition balayée d’un revers de main par le clan Bardot. La Fondation Brigitte Bardot a été claire : tout se passera à Saint-Tropez, “conformément aux volontés de la comédienne disparue”.

Mais les révélations du Canard Enchaîné vont plus loin et jettent un froid glacial sur les relations entre la star défunte et le pouvoir en place. Les proches de l’actrice auraient informé le couple présidentiel que l’accès à l’église se ferait uniquement sur invitation et qu’ils ne souhaitaient pas la présence de “personnalités politiques nationales”.

Le message est brutal. “Pas de récupération politique”, semble dire B.B. depuis l’au-delà. Pourtant, la présence confirmée de Marine Le Pen sonne comme une exception flagrante à cette règle. Comment expliquer ce deux poids, deux mesures ? C’est simple : pour Bardot, Marine n’était pas une “politique”, elle était une amie. Macron, lui, représentait ce système qu’elle a tant fustigé, cette élite parisienne déconnectée de la souffrance animale et des traditions qu’elle chérissait. C’est un ultime pied de nez, une dernière provocation d’une femme qui n’a jamais cherché à plaire à tout le monde.

Une Histoire de Fidélité et de Controverse

Pour comprendre cette “préférence nationale” affichée jusque dans la mort, il faut remonter le fil de l’histoire. Brigitte Bardot n’a jamais caché ses sympathies. Muse de Roger Vadim, sex-symbol planétaire des années 60, elle s’est muée, une fois retirée du cinéma, en une militante acharnée. Son combat pour les animaux, débuté en 1986 avec sa fondation, l’a souvent placée en marge du politiquement correct.

Dans les années 90, ses prises de position contre l’abattage rituel lui valent des procès pour incitation à la haine raciale. Isolée, critiquée par l’intelligentsia de gauche, elle trouve alors un soutien inattendu auprès du Front National. Jean-Marie Le Pen voit en elle une “figure de courage”. Le mariage de la star avec Bernard d’Ormale en 1993 scelle ce rapprochement.

Au fil des années, Bardot assume. Elle déclare aimer le “courage” des Le Pen, se dit “patriote” plutôt que militante, et défend une France des traditions qu’elle estime menacée. Elle n’a jamais renié ses amitiés, même quand elles étaient sulfureuses. Sa fidélité à ses convictions, aussi clivantes soient-elles, est la clé de lecture de ces obsèques. Elle ne part pas en icône consensuelle du cinéma français ; elle part en Brigitte, entière, complexe, et fidèle à son clan.

Le Dernier Voyage au Cimetière Marin

Le 7 janvier, loin de l’agitation parisienne, Brigitte Bardot rejoindra sa dernière demeure au cimetière marin de Saint-Tropez. C’est là, face à la Méditerranée qu’elle a tant aimée, qu’elle reposera pour l’éternité. La cérémonie promet d’être à son image : émouvante mais sans fard.

La Fondation a précisé que l’inhumation serait “privée et confidentielle”. Seul le cercle très restreint des intimes accompagnera le cercueil. Marine Le Pen sera de ceux-là, témoin privilégié de la fin d’une ère. Pour les autres, les fans, les admirateurs, il restera le souvenir d’une femme qui a passé sa vie à briser les chaînes, celles des conventions comme celles des animaux.

En refusant l’hommage national pour privilégier l’intimité de ses amitiés — fussent-elles politiques — Brigitte Bardot nous livre une dernière leçon de liberté. Elle ne nous appartient pas. Elle n’appartient pas à la France officielle. Elle appartient à la mer, à ses bêtes, et à ceux qu’elle a choisis d’aimer. Jusqu’au bout, elle aura été la patronne de son propre destin. Adieu B.B., et merci pour ce dernier frisson d’indépendance.