Andréa Ferréol – Une étoile du cinéma français et son choix de sérénité à Aix-en-Provence
À près de 80 ans, alors que beaucoup de ses contemporains ont choisi de se retirer et de profiter d’une retraite bien méritée, Andréa Ferréol continue de briller, tant à l’écran que sur les planches. De La Grande Bouffe de Marco Ferreri à Le Dernier Métro de François Truffaut, de ses premiers pas devant la caméra de Georges Lautner jusqu’à la centaine de rôles qu’elle a interprétés, elle demeure une figure vive et passionnée du cinéma français. Pourtant, sa vie quotidienne suit un rythme bien différent : loin du tumulte parisien, dans le calme lumineux de sa maison d’Aix-en-Provence, la ville qui l’a vue naître.

Aix-en-Provence, capitale de la Provence, est souvent décrite comme un joyau du Sud. Ses façades jaunes baignées de soleil, ses petites places ombragées, ses fontaines aux murmures apaisants donnent à la ville une douceur de vivre unique. En été, la lumière sature chaque ruelle d’un éclat doré, tandis qu’en automne les platanes et les érables embrasent les avenues de teintes cuivrées. C’est dans ce décor que vit aujourd’hui Andréa Ferréol, non pas pour s’effacer mais pour trouver un équilibre entre sa carrière toujours active et une existence sereine.
Dans les colonnes de Ici Paris, elle confiait : « Je suis toujours très bien dans mon hôtel particulier à Aix-en-Provence, et je n’ai absolument pas l’intention de déménager. » Pour elle, ce lieu n’est pas qu’une maison : il est une part de son identité, un ancrage affectif et une source d’inspiration constante.
On pourrait s’imaginer une actrice installée dans une villa isolée, presque inaccessible. La réalité est tout autre. Andréa Ferréol habite un hôtel particulier partagé entre plusieurs propriétaires. « Nous sommes neuf copropriétaires, et je m’entends parfaitement avec eux », raconte-t-elle avec chaleur.
Le confort y est simple mais précieux : un parking privé, un jardin à l’arrière où elle aime flâner, lire ses scénarios ou écouter le chant des oiseaux. Quand l’été arrive, le grésillement incessant des cigales se mêle aux parfums de lavande et de romarin. Ces détails, presque insignifiants, dessinent pour elle un quotidien heureux et apaisé.

C’est justement à Aix qu’est née sa vocation. À la fin des années 1950, adolescente, elle descend un jour le cours Mirabeau et tombe sur une équipe de tournage. À une terrasse, Jean-Paul Belmondo, déjà figure du cinéma, discute. La jeune Andréa, fascinée, rentre chez elle avec beaucoup de retard et récolte une gifle mémorable. Mais de cet instant naît une certitude : elle sera comédienne.
Cette promesse, elle l’a tenue. Depuis ses débuts en 1971 dans Laisse aller… c’est une valse !, elle n’a cessé d’enchaîner les films et de se distinguer dans des œuvres marquantes. La Grande Bouffe, scandaleuse et audacieuse, la propulse sur le devant de la scène internationale. Le Dernier Métro lui vaut une seconde nomination aux César. Sa carrière, jalonnée de succès et de rôles intenses, s’inscrit dans la grande histoire du cinéma français.
Mais malgré la gloire et les projecteurs, elle a toujours gardé le Sud dans un coin de son cœur. Lorsqu’elle vivait à Paris, entre répétitions et tournages, le manque se faisait sentir : « Quand j’étais jeune comédienne à Paris, je répétais sans cesse que j’allais revenir. J’avais besoin des odeurs, du chant des cigales, de la lumière du Sud », confiait-elle sur France 2.
Vivre à Aix-en-Provence, ce n’est pas seulement retrouver ses racines, c’est aussi profiter d’un climat qui allège et régénère. Les hivers y sont doux, rarement rigoureux, tandis que les étés éclatent de soleil. Le mistral, parfois puissant, apporte une fraîcheur bienvenue qui rend les journées estivales supportables. L’air y est limpide, presque cristallin, et la lumière, incomparable.

« Être née à Aix-en-Provence est une chance », déclarait-elle un jour. « La ville est magnifique. Ses immeubles jaunes rappellent l’Italie, c’est le soleil, c’est la vie. » Dans cet environnement, elle trouve la vitalité nécessaire pour poursuivre son métier exigeant.
Chaque matin, le son des cloches d’une église voisine se mêle aux conversations animées des cafés. Sur les marchés, les étals débordent de fruits mûrs, de légumes parfumés, de fromages et d’olives. Pour Andréa Ferréol, ces scènes du quotidien sont autant de petits plaisirs qui nourrissent son attachement à la ville.
À 78 ans, Andréa Ferréol n’a nullement l’intention de prendre sa retraite. Cette année encore, elle est montée sur scène avec Samson à l’Opéra Comique, et apparaît dans la mini-série Immeuble partagé sur France 2. « Je ne pense jamais à arrêter. Ce métier, c’est mon souffle », dit-elle avec conviction.
Elle n’a pourtant pas besoin de Paris pour rester active. Son équilibre repose sur cette double vie : travailler avec la même intensité qu’autrefois, puis retrouver le soir la quiétude de son jardin aixois.

L’attachement d’Andréa Ferréol à la Provence est aussi une affaire de lignée. Elle est l’arrière-arrière-petite-fille du poète Frédéric Mistral, figure emblématique de la culture provençale. Ce lien ancestral explique sans doute cette fidélité profonde à sa terre natale.
« Contrairement à ma sœur, qui vit à la campagne près de Valence, je ne pourrais pas habiter une maison isolée en pleine nature. J’aurais trop peur ! Moi, j’ai besoin de la vie d’une ville, mais aussi de la lumière et du rythme particulier du Sud », confie-t-elle encore.
En observant le parcours d’Andréa Ferréol, on comprend que sa plus grande force est d’avoir toujours suivi son cœur. Elle a choisi le théâtre et le cinéma, et elle a choisi Aix-en-Provence. Ces deux fidélités lui ont offert une vie comblée, faite de passion et d’harmonie.

Aujourd’hui, elle ne recherche plus la gloire tapageuse. Elle savoure l’essentiel : un rôle nouveau, un texte à apprendre, une promenade dans le jardin, un ciel d’un bleu éclatant au-dessus de sa ville natale.
À Aix-en-Provence, capitale ensoleillée aux avenues bordées de platanes, aux fontaines chantantes et aux parfums de lavande, elle a trouvé ce que beaucoup poursuivent toute une vie : la paix intérieure. Pour Andréa Ferréol, le bonheur tient en peu de choses : jouer, créer, respirer l’air provençal, écouter le chant des cigales. Et tout cela, elle le possède, là où tout a commencé.
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