C’est une nouvelle qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà gris de ce mois de décembre. Le silence s’est fait, lourd, oppressant, définitif. Véronika Loubry, figure solaire et bien-aimée du paysage audiovisuel français, traverse l’épreuve la plus sombre de son existence. Ce jeudi 11 décembre, c’est le cœur en miettes et l’âme à vif qu’elle a annoncé la disparition de l’homme de sa vie, le producteur Gérard Kadoche, emporté à l’âge de 61 ans après une lutte titanesque contre la maladie.

Le Crépuscule d’un Guerrier : 33 Mois de Combat Acharné

Pour comprendre l’immensité de la perte, il faut mesurer l’ampleur du combat. Gérard Kadoche n’est pas parti sans se battre. Pendant deux ans et neuf mois, il a affronté un ennemi invisible et impitoyable : un cancer du pancréas. Véronika Loubry, qui partageait sa vie depuis dix ans, décrit ce parcours non pas comme une maladie, mais comme une guerre.

Dans son message d’adieu, d’une dignité et d’une transparence bouleversantes, elle peint le portrait d’un homme que la souffrance n’a jamais réussi à avilir. “Mon guerrier a tout donné : sa force, sa dignité, son humour, même quand la douleur gagnait du terrain”, écrit-elle. Ces mots ne sont pas de simples formules de condoléances ; ils sont le témoignage brut d’une compagne qui a vécu chaque assaut, chaque espoir déçu, chaque victoire éphémère.

Elle évoque les chiffres vertigineux de ce calvaire médical : 56 chimiothérapies. Cinquante-six fois, Gérard Kadoche a offert son corps à la médecine pour tenter de grappiller quelques jours, quelques mois de vie supplémentaire auprès de celle qu’il aimait. “Il a tenu encore et encore, par amour, par instinct, par volonté”, confie-t-elle. Jusqu’au bout, il a incarné cette figure rassurante, trouvant la force, malgré l’épuisement, de la conseiller et de l’aimer “comme au premier jour”.

Une Douleur “Insupportable” : La Confession Poignante de Véronika

La réaction de Véronika Loubry face à ce drame est viscérale. Loin des communiqués de presse aseptisés, elle livre sa souffrance sans filtre sur Instagram, transformant le réseau social en un exutoire nécessaire. Elle parle d’une “douleur insupportable qui la fait trembler” depuis plusieurs jours, une douleur physique autant qu’émotionnelle.

“Je dois apprendre à respirer sans lui et ça va être très compliqué”, avoue-t-elle. Cette phrase, terrible de simplicité, résume le gouffre qui s’ouvre devant elle. Gérard n’était pas seulement son compagnon ; il était son “double”, son “âme sœur”, son pilier. En perdant Gérard, Véronika perd une partie d’elle-même. Elle se décrit comme “transpercée” par son absence, un terme violent qui témoigne de la brutalité du choc.

L’animatrice ne cache pas qu’elle se sentait protégée par une illusion, celle de l’invincibilité de son amour. “Moi je le croyais invincible mon guerrier”, lâche-t-elle, traduisant le déni protecteur qui accompagne souvent les proches de malades. Mais la réalité, implacable, a fini par s’imposer : Gérard a “décidé de baisser les armes”. Une formulation qui redonne, in fine, le pouvoir au défunt : ce n’est pas la maladie qui a gagné, c’est lui qui a choisi de partir pour ne plus souffrir.

Une Famille Recomposée dans la Souffrance

Ce deuil ne frappe pas seulement une femme, mais toute une tribu. Véronika Loubry rappelle avec émotion que “nos quatre enfants sont dans la souffrance”. D’un côté, les deux enfants de Gérard, pour qui elle était une belle-mère aimante ; de l’autre, ses propres enfants, Thylane et Ayrton Blondeau, nés de son union avec Patrick Blondeau, qui avaient trouvé en Gérard une figure paternelle de cœur, un repère stable et bienveillant.

L’unité de cette famille recomposée, soudée dans l’épreuve, est palpable. Ils ont entouré Gérard jusqu’à son dernier souffle, formant un rempart d’amour contre l’angoisse de la fin. Aujourd’hui, c’est ensemble qu’ils doivent affronter le vide.

La Vague de Soutien : Les Mots de Karine Le Marchand

Véronika Loubry en deuil : ses enfants Thylane et Ayrton rendent hommage à Gérard  Kadoche, son compagnon décédé | Télé 7 Jours

Dans ces moments où les mots semblent dérisoires, l’amitié se manifeste avec force. Karine Le Marchand, figure incontournable du PAF et amie proche du couple, a tenu à rendre un hommage public vibrant à celui qu’elle surnommait affectueusement “GG”.

“Notre cœur est dévasté par le départ de notre GG, un homme bon, brillant, toujours de bon conseil”, a écrit l’animatrice de L’Amour est dans le pré. Elle promet d’entourer Véronika de tout son amour, soulignant la bonté intrinsèque de cet homme qui faisait l’unanimité. “Tout le monde t’aimait, tu étais la sagesse”, renchérit Véronika. C’est l’image qui restera de Gérard Kadoche : non pas celle d’un malade, mais celle d’un sage, d’un homme bon qui a marqué ceux qui ont croisé sa route par sa lumière et sa bienveillance.

Apprendre à Vivre Avec l’Absence

Pour Véronika Loubry, le chemin sera long. Elle a d’ores et déjà prévenu sa communauté qu’elle aurait besoin de temps, demandant “quelques jours pour retrouver un sourire qui ne serait que factice”. Une honnêteté désarmante qui force le respect. Elle ne jouera pas la comédie du bonheur. Elle vivra son deuil, avec ses larmes et ses tremblements, avant de pouvoir, peut-être, envisager l’avenir.

Le décès de Gérard Kadoche n’est pas seulement un fait divers dans la rubrique nécrologique des célébrités. C’est une histoire universelle d’amour, de courage et de perte. C’est le rappel brutal que derrière les sourires de papier glacé et les filtres Instagram, il y a des êtres humains qui luttent, qui souffrent et qui aiment éperdument.

Aujourd’hui, une étoile s’est éteinte sur terre pour s’allumer ailleurs, laissant Véronika Loubry dans la pénombre. Mais comme elle l’a si bien écrit : “Son amour, lui, ne me quittera jamais”. C’est là, dans cette certitude indestructible, que réside sans doute le seul espoir de guérison. Bon voyage, Gérard.

Véronika Loubry en larmes : la mère de Thylane Blondeau s'effondre en  annonçant "une période difficile" - Voici.fr