À 47 ans, Sonia Mabrouk ne cesse de surprendre. Celle que le public connaît pour son ton incisif, sa rigueur journalistique et son élégance souveraine sur les plateaux de CNews vient de faire voler en éclats l’image de femme inaccessible qu’elle projetait. Après deux années d’une relation vécue loin des radars, la journaliste franco-tunisienne a enfin brisé le silence : elle est désormais une femme mariée. Mais au-delà de l’annonce romantique, c’est l’identité de son époux et les épreuves qu’elle a traversées qui dessinent aujourd’hui le portrait d’une femme en pleine mutation.

Une union secrète sous le soleil du sud

Le mariage, resté confidentiel jusqu’au dernier moment, s’est déroulé dans la plus stricte intimité. Loin des flashs de la presse people et de l’agitation parisienne, c’est dans un domaine discret du sud de la France que Sonia Mabrouk a échangé ses vœux. Entourée d’un cercle très restreint d’invités triés sur le volet, la cérémonie a été décrite comme sobre et hors du temps.

Pourtant, dès que la nouvelle a fuité, elle a provoqué une véritable onde de choc. Car l’élu de son cœur n’est pas un inconnu : il s’agit d’un ancien ministre, récemment reconverti dans le monde des affaires, dont le parcours politique a souvent été marqué par la controverse. Pour beaucoup, cette alliance entre une figure médiatique de premier plan et un homme de pouvoir au passé complexe interroge. Est-ce une simple alchimie intellectuelle ou une union stratégique ? Sonia Mabrouk, fidèle à sa ligne de conduite, a simplement déclaré : « J’ai choisi l’amour, pas la stratégie ».

L’alchimie des esprits : entre débats et sentiments

Selon leurs proches, leur histoire n’a rien d’un coup de foudre superficiel. Elle est née sur le terrain des idées. Deux esprits brillants, souvent en désaccord sur le plan idéologique, mais liés par un respect mutuel profond et une passion pour le débat. Cette lente alchimie, faite de dialogues enflammés et de silences éloquents, a fini par transformer une confrontation intellectuelle en une complicité durable.

Cependant, le passé de son époux — entre soupçons de conflits d’intérêts et réputation de manipulateur habile — continue d’alimenter les discussions dans les dîners parisiens. Pour Sonia Mabrouk, ce mariage pourrait marquer un tournant, non seulement personnel, mais aussi professionnel, alors qu’elle s’est faite plus rare à l’antenne ces derniers mois pour préparer ce bouleversement intime.

Les blessures invisibles d’une femme entre deux mondes

Derrière la réussite éclatante de la journaliste se cache une trajectoire marquée par la douleur et le sentiment d’exil. Née à Tunis en 1977, Sonia Mabrouk a grandi avec le poids d’une double culture. Elle a souvent confié cette tristesse profonde de se sentir « étrangère partout » : trop française en Tunisie, trop arabe en France.

Cette solitude identitaire a été forgée dès l’adolescence, sous les regards chargés de mépris. À Paris, dans le monde codifié du journalisme, elle a dû porter un triple fardeau : être une femme, être belle, et être issue de l’immigration. Elle raconte avoir passé des nuits blanches, dévorée par le doute, cherchant dans son miroir l’image de la femme qu’elle voulait devenir.

Sonia Mabrouk verse une larme en direct sur europe 1

Le deuil et la force du “Rock”

La blessure la plus vive reste sans doute la perte de sa mère, sa figure de stabilité, son « rock ». Sa disparition a été un véritable séisme intérieur. « Je ne savais plus respirer », a-t-elle avoué un jour. Sa mère était celle qui l’encourageait, qui validait chaque passage à l’antenne, celle qui croyait en elle quand tout semblait s’effondrer. Aujourd’hui encore, cette absence teinte ses chroniques et ses livres d’une intensité poignante.

Une voix qui dérange, une plume qui panse

Malgré les attaques — tantôt accusée d’islamophobie, tantôt de trahison identitaire — Sonia Mabrouk a tenu bon. À travers ses ouvrages comme « Le monde ne tourne pas rond ma petite fille », elle explore les fractures de la société française avec une sensibilité qu’elle assume désormais comme une force.

Sa carrière, construite contre vents et marées, l’a menée de la Sorbonne aux sommets de l’audience télévisuelle. Mais le prix à payer a été lourd : des soirées d’épuisement, des larmes de soulagement après avoir résisté aux pressions partisanes et aux critiques gratuites.

Aujourd’hui, mariée et affirmée, Sonia Mabrouk semble entamer un nouveau chapitre. Celui d’une femme qui ne se laisse plus définir par le regard des autres, mais par ses propres choix, aussi inattendus soient-ils. Une icône entre deux mondes qui, après avoir longtemps cherché sa place, semble enfin l’avoir trouvée dans le secret de son cœur et la force de son engagement public.

Sonia Mabrouk, 46 ans, sans filtre sur sa vie intime avec son ex-mari : "Il  est très...