Il est des instants de télévision qui suspendent le vol du temps, des parenthèses enchantées où la musique ne sert plus seulement à divertir, mais à unir les âmes. Lors de la récente “Fête de la Chanson Française”, le public a été témoin de l’un de ces miracles artistiques. Sur scène, deux mondes, deux voix, deux cultures se sont rencontrés pour redonner vie à un monument du patrimoine musical français : “Mon amie la rose”.
L’initiateur de ce moment de grâce n’est autre que Slimane, artiste à la sensibilité écorchée, dont la capacité à habiter les textes n’est plus à prouver. À ses côtés, une invitée de marque : Manal Benchlikha, figure incontournable de la pop urbaine marocaine. Ensemble, ils ont offert une relecture magistrale de l’œuvre de Françoise Hardy, transformant la mélancolie originelle en une fresque vocale puissante et universelle.
Une Alchimie Vocale et Culturelle

Dès les premières notes, l’atmosphère change. Slimane, fidèle à son intensité habituelle, pose les premiers mots avec une gravité qui saisit l’audience. “On est bien peu de chose…” Ce constat amer sur la fragilité de l’existence résonne avec une force nouvelle. Mais la véritable surprise vient de l’entrée de Manal. Loin de se contenter d’être une choriste de luxe, elle s’approprie le titre avec une élégance rare.
Le coup de génie de cette performance réside dans ce pont jeté entre la langue de Molière et la poésie arabe. Lorsque Manal entonne les couplets traduits, la chanson prend une tout autre dimension. Ce n’est plus seulement l’histoire d’une fleur qui se fane, c’est un chant qui traverse la Méditerranée, rappelant que la beauté et la mort n’ont pas de frontières. Le mélange des sonorités orientales et de la chanson à texte française crée un frisson inédit, une sorte de transe douce qui a visiblement ému aux larmes les spectateurs présents.
Un Hommage Vibrant à Françoise Hardy
Reprendre Françoise Hardy est toujours un exercice périlleux. La pureté cristalline de l’originale, sortie en 1964, semble intouchable. Pourtant, Slimane et Manal ont réussi le pari de ne pas imiter, mais de réinventer. Là où Hardy chantait avec une distance presque froide, comme une observatrice résignée, le duo opte pour la chaleur et la passion.
Slimane, qui avait déjà exploré ce titre sur son album Méditerranéennes (alors en duo avec Lina El Arabi), prouve ici qu’il maîtrise parfaitement cet exercice de style. Il ne chante pas la rose, il est la rose qui se meurt, il est le jardinier qui pleure. Manal, par sa présence lumineuse, incarne cet espoir qui persiste “bien au-delà des nues”.
Plus qu’une Chanson, un Message

Au-delà de la performance technique indéniable, ce duo porte un message symbolique fort. Voir un artiste français et une artiste marocaine unir leurs voix sur le service public, à une heure de grande écoute, pour célébrer un classique de la chanson française, est une image puissante. C’est la preuve que la culture est un territoire de partage, où les différences ne s’effacent pas mais s’harmonisent.
Les réseaux sociaux ne s’y sont pas trompés, saluant massivement cette prestation. Les commentaires élogieux affluent, parlant de “magie”, de “perfection” et de “chair de poule”. Dans une époque souvent marquée par le repli sur soi, entendre “El wardi” (la rose) répondre à “Mon amie” sur une scène parisienne fait un bien fou.
En conclusion, Slimane et Manal ne nous ont pas seulement offert une chanson. Ils nous ont offert un moment de poésie pure, nous rappelant, comme le dit si bien le texte, que si nous sommes “bien peu de chose”, l’art, lui, a le pouvoir de nous rendre éternels le temps d’une note.
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