Ce vendredi 21 novembre 2025 restera gravé dans les annales de la télévision et de la chanson française comme le soir où une page monumentale s’est tournée. Sur l’antenne de France 3, les lumières du Théâtre Marigny se sont tamisées une dernière fois sur la silhouette imposante, bien que fragilisée, de Serge Lama. L’émission, sobrement intitulée Serge Lama, le dernier rappel, n’était pas une simple rétrospective, ni un énième divertissement de fin de semaine. C’était un adieu. Un vrai. De ceux qui serrent la gorge et mouillent les yeux, tant la conscience de l’irrévocable planait sur chaque note, chaque silence, chaque regard échangé.
Une Soirée Suspendue dans le Temps
À 21h10, la France s’est figée devant son écran. Faustine Bollaert, maîtresse de cérémonie de cet événement historique, a accueilli celui qui, depuis soixante ans, chante les passions dévorantes, les femmes, les solitudes et les gloires impériales. À 82 ans, Serge Lama n’est plus le jeune homme fougueux qui bondissait sur les planches de l’Olympia, défiant le destin qui avait tenté de le briser en 1965. Il est un lion en hiver, majestueux mais blessé, venu dire merci avant de se retirer dans le silence de sa vie privée.
Le décor était planté pour une célébration digne de sa légende. Autour de lui, une constellation d’artistes, toutes générations confondues, était venue former une garde d’honneur. De Nana Mouskouri à Florent Pagny, en passant par Patrick Bruel, Isabelle Boulay, Pascal Obispo ou encore la jeune garde représentée par Zaz et Calogero, tous avaient répondu présent. L’atmosphère n’était pas celle d’un enterrement, mais d’une consécration vibrante, teintée de cette mélancolie douce-amère propre aux “dernières fois”.

La Vérité Crue sur son Départ
Pourquoi maintenant ? Pourquoi cet arrêt définitif alors que la voix, ce baryton unique qui fait trembler les âmes, est toujours là, intacte, puissante ? La réponse, Serge Lama l’a donnée avec une lucidité désarmante, sans fard ni faux-semblant. Ce n’est pas l’envie qui manque, c’est le corps qui lâche.
“Je ne peux plus tenir debout pendant tout un tour de chant, ce n’est plus possible”, a-t-il confié, brisant le cœur de millions de fans. Les séquelles de son terrible accident de voiture, survenu alors qu’il avait 22 ans, ne lui ont jamais laissé de répit. Fauché en pleine jeunesse, il avait perdu sa fiancée de l’époque, Liliane Benelli, et s’était réveillé polytraumatisé. S’il a réussi l’exploit de remarcher et de tenir la scène pendant des décennies au prix d’une souffrance quotidienne, le temps a fini par présenter l’addition.
“Mon pied gauche est mort, ma jambe droite est épuisée, mon bassin se détériore”, expliquait-il récemment. Pour cet homme de fierté, qui a toujours conçu la scène comme un combat physique, une performance athlétique autant que vocale, il était hors de question de se montrer diminué. “Je refuse de chanter assis”, a-t-il martelé. Une question de dignité. Il ne voulait pas être, selon ses propres mots, comme ces idoles du passé qu’on amenait au micro et qui faisaient peine à voir. Serge Lama veut que l’on garde de lui l’image d’un homme debout, le poing levé, maître de son art.
Des Duos pour l’Éternité
Ce “Dernier Rappel” fut l’occasion de moments de grâce absolue. On retiendra l’émotion palpable de Florent Pagny, lui-même combattant, croisant le fer vocal avec le maître. On retiendra la tendresse d’Isabelle Boulay, dont la voix semblait caresser les blessures du chanteur. Chaque invité n’était pas là pour faire sa promotion, mais pour rendre hommage, pour dire “je t’aime” à l’artiste.

Les tubes ont défilé, transformés par l’urgence de l’instant. Je suis malade, cet hymne à la douleur et à la solitude, a résonné avec une intensité nouvelle, presque insoutenable. Les P’tites Femmes de Pigalle, D’aventures en aventures, Une île… Autant de marqueurs temporels de nos vies qui, ce soir-là, prenaient une dimension testamentaire. Serge Lama ne chantait pas pour prouver qu’il pouvait encore le faire, il chantait pour graver ces instants dans le marbre de la mémoire collective.
Luana, l’Ultime Refuge
Dans l’ombre de la lumière, ou parfois à ses côtés, une figure essentielle veillait : Luana Santonino. Sa jeune épouse, celle qu’il appelle son “dernier amour”, sa protectrice. C’est elle qui, dans les coulisses, soutient ce corps fatigué, c’est elle qui lui donne la force de sourire quand la douleur mord. Serge Lama n’a jamais caché que sans elle, cette fin de parcours aurait été bien plus sombre. Ce Dernier Rappel était aussi, en filigrane, une déclaration d’amour à celle qui l’accompagnera désormais loin des projecteurs.
Une Page se Tourne
Lorsque l’émission s’est achevée, un vide immense a semblé envahir le paysage audiovisuel français. Serge Lama ne fera plus de tournée. Il n’y aura plus de “prochaine fois”. C’est une réalité difficile à accepter pour un public qui a grandi, aimé, pleuré et vieilli avec ses chansons.
Cependant, il y a une élégance rare dans ce départ. Savoir partir avant le combat de trop, savoir tirer le rideau soi-même plutôt que d’attendre qu’il tombe par accident. En offrant ce Dernier Rappel à la télévision, Serge Lama a permis à chaque Français, du fond de son canapé, d’être au premier rang pour lui dire au revoir.
Il nous laisse une œuvre colossale, des textes ciselés, une voix d’airain. Mais surtout, il nous laisse ce soir l’image d’un homme courageux qui a regardé la fin de sa vie d’artiste droit dans les yeux et qui a choisi de partir en pleine lumière. Merci, Monsieur Lama. Et bravo.

News
Nolwenn Leroy : Les Révélations Poignantes de ses 42 ans sur “l’Amour de sa Vie”
Dans l’univers parfois impitoyable du show-business français, rares sont les artistes qui parviennent à maintenir une frontière étanche entre les…
Julio Iglesias à 81 ans : Entre aveux sincères, secrets de famille et vérité sur sa santé, la légende se livre enfin
Julio Iglesias n’est pas seulement une voix ; il est un mythe vivant, une icône de la romance qui a…
Isabelle Nanty : Le combat secret d’une icône entre la vie et la mort après une hospitalisation critique
Le monde du cinéma français a retenu son souffle. Isabelle Nanty, figure emblématique et solaire de nos écrans, a traversé…
CLASH EXPLOSIF : Louis Boyard et Apolline de Malherbe, le duel qui a embrasé le direct !
L’arène médiatique a tremblé ce matin. Ce qui devait être une interview politique classique s’est transformé en un véritable champ…
Jean-Pierre Foucault en deuil : Les adieux déchirants à Marie-José Tramoni, la seule femme qu’il ait jamais épousée
Le paysage médiatique français est en émoi. Derrière l’image de l’animateur infatigable, toujours prêt à distribuer sourires et bonne humeur…
Sarah Knafo “rhabille” la gauche : le choc des vérités sur le Venezuela !
Le séisme politique : Sarah Knafo face à l’aveuglement idéologique Le paysage médiatique français vient d’être le théâtre d’une déflagration…
End of content
No more pages to load






