C’est une scène que même le plus audacieux des scénaristes politiques n’aurait osé écrire. Un véritable séisme venait de secouer la République : Nicolas Sarkozy, ancien Président, condamné une nouvelle fois. Mais cette fois, c’est différent. Pas de sursis, pas de bracelet électronique. La sanction est tombée, nette, brutale : prison ferme, avec un mandat de dépôt à effet différé. L’homme qui a dirigé la France ira dormir en prison. L’onde de choc est totale.
Et sur le plateau de BFM TV, pour commenter ce moment historique, le destin a placé Ségolène Royal.
Elle. Son adversaire ultime. La femme qu’il a battue lors de la finale présidentielle de 2007, ce duel qui fut l’un des plus âpres de la Cinquième République. Dix-sept ans plus tard, le gagnant est à terre, et la perdante est en direct, face à des millions de Français, pour analyser sa chute. Tous les regards sont braqués sur elle. Va-t-elle jubiler ? Va-t-elle faire preuve d’une compassion républicaine ?
Ségolène Royal n’a fait ni l’un ni l’autre. Elle a livré ce qui restera comme l’une des exécutions politiques les plus méthodiques, les plus froides et les plus dévastatrices jamais vues en direct. Un “démontage” en règle, non pas par l’invective, mais par la précision glaciale des faits.

Dès les premières secondes, elle pose le cadre, avec une maîtrise parfaite de la communication. Elle précise avoir accepté l’invitation avant le verdict, pour que personne ne puisse “penser que je me précipite sur un plateau de télévision pour enfoncer mon ancien adversaire”. Le ton est posé. Elle se place au-dessus de la mêlée, dans une posture de dignité. “Personne ne se réjouit qu’un homme ne soit condamné”, ajoute-t-elle, presque magnanime. C’est la façade républicaine, impeccable. Mais ce n’était qu’un leurre, le calme avant la tempête.
Car tandis que Nicolas Sarkozy et ses soutiens crient à “l’injustice”, au “scandale” et à la “haine”, Ségolène Royal va chercher le dossier que personne n’attendait. Elle ne va pas parler de financement de campagne. Elle va parler de sang.
“Moi, je pense que c’est important de rappeler le départ de cette affaire”, lance-t-elle. Et là, le premier coup de scalpel. “Vous savez qui était partie civile ? Les 113 familles qui ont perdu 170 personnes qui ont été assassinées dans cet attentat contre le DC-10 du UTA en 89.”
Le silence sur le plateau est palpable. En une phrase, Royal vient de recadrer l’intégralité du débat. Ce n’est pas une obscure affaire de comptabilité électorale. C’est une affaire de terrorisme. Elle détaille le “pacte de corruption” présumé, tel que décrit par le parquet : un “échange entre des valises de billets et l’arrêt des poursuites” contre les agents libyens responsables du massacre. Elle rappelle que Claude Guéant et Brice Hortefeux, les hommes les plus proches de Sarkozy, ont rencontré les terroristes en Libye pour “nouer cet échange”.
L’accusation est d’une gravité absolue. Elle ne parle plus d’un candidat ayant dépassé ses comptes, mais d’une équipe ayant potentiellement négocié avec un “État terroriste”, troquant la justice pour 170 morts contre du cash. “C’est ça la base de la gravité”, assène-t-elle. Elle rend au passage un hommage appuyé au “commissaire enquêteur”, le commandant Vidal, pour son “travail extraordinaire” et sa “rigueur” sur dix ans, balayant d’un revers de main les accusations de procédure bâclée ou de vendetta.
Le premier acte est joué. Le narratif de Sarkozy, “victime d’un système”, vient de voler en éclats, remplacé par le souvenir de 170 cercueils.
Le deuxième acte concerne la sanction : l’incarcération. L’interviewer la pousse : un ancien président en prison, “est-ce que ça vous choque ?”
La réponse de Ségolène Royal est un modèle d’ironie politique froide. Elle dénonce l’hypocrisie totale de la droite. “C’est l’application de la loi”, dit-elle. Puis elle enfonce le clou : “Ceux-là même qui ont voté cette loi…” Elle vise Gérard Larcher, le Président du Sénat, et tous ceux à droite qui “n’ont pas de mots assez durs pour dire que la loi pénale n’est pas assez sévère, qu’il faut des applications immédiates, qu’il faut maintenant exécuter immédiatement les peines de prison”.
Elle expose leur indignation à géométrie variable : quand il s’agit de petits délinquants, il faut une sévérité maximale ; quand il s’agit d’un des leurs, ancien Président, c’est un “scandale”. Elle rappelle que cette application immédiate de la peine est dans la loi qu’ils ont eux-mêmes voulue. Le piège s’est refermé sur eux.
Et elle ne s’arrête pas là. Face à l’argument de la “justice qui règle ses comptes”, elle a une statistique simple : “C’est la troisième fois que Nicolas Sarkozy est condamné à des peines de prison.” L’accumulation, dit-elle, “sanctionne de mauvais comportements” et prouve que “la situation est extravagante”. En d’autres termes : quand cela arrive trois fois, ce n’est plus de la haine, c’est un schéma.
Le troisième acte est la conclusion, le coup de grâce personnel. L’interviewer veut une réaction “personnelle”. “Quelle a été votre action [réaction] ? Celui qui était mon adversaire […] va dormir en prison.”
Le visage de Ségolène Royal reste de marbre. “Je dis : c’est triste pour la France.” On pourrait y voir une forme d’empathie. C’est tout le contraire. “Ça veut dire que finalement, ceux qui ont exercé des responsabilités au plus haut niveau ne se sont pas comportés correctement, ne se sont pas appliqués à eux-mêmes les principes de la République qu’ils sont censés incarner.” C’est une condamnation morale, bien pire qu’une insulte.

Mais le véritable génie de sa réponse est la suite. Elle retourne l’argument de la “tristesse” pour en faire une victoire. “Heureusement qu’il y a l’autorité judiciaire”, lance-t-elle. “Ce qui sauve la République aujourd’hui pour les gens, ils se disent ‘OK, la justice est la même pour tous finalement.’ […] Ce qui sauve la République ce soir, c’est qu’il y a une égalité dans l’application de la loi entre les petits, les moyens et les puissants.”
Elle transforme la chute de son adversaire en un triomphe pour la démocratie. La condamnation de Sarkozy n’est pas une honte pour la France ; c’est la preuve que la France fonctionne encore.
À la toute fin, elle aura un mot pour les électeurs de Nicolas Sarkozy. Non pas par solidarité, mais pour parachever son œuvre de démolition. Elle dit penser à eux “parce que d’une certaine façon, ils ont été trompés aussi”. “Si tout ça c’était su avant, est-ce que Nicolas Sarkozy aurait eu l’investiture de ses propres électeurs ? […] Ses électeurs à lui ne l’auraient certainement pas désigné comme candidat.”
C’est la conclusion parfaite. Non seulement il est coupable, mais sa victoire originelle, celle de 2007 contre elle, est elle-même entachée, illégitime, basée sur un mensonge fait à ses propres électeurs.
Ce soir-là, Ségolène Royal n’a pas seulement commenté l’actualité. Elle a soldé les comptes de 2007. Elle a réécrit l’histoire en direct, non pas avec rancœur, mais avec la précision d’un chirurgien rappelant les faits les plus graves, les plus sombres, ceux liés au terrorisme et aux 170 morts. La revanche fut totale, glaciale, et implacablement républicaine.
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