Le spectacle qui s’est joué récemment dans l’enceinte de l’Assemblée nationale dépasse tout ce que les observateurs de la vie politique française auraient pu imaginer. Dans un climat de tension extrême, le député Tanguy a pris la parole pour un déballage en règle, dénonçant ce qu’il qualifie de “cirque” et de “cinéma” législatif. Ce n’est plus seulement d’un débat budgétaire dont il s’agit, mais d’une véritable crise de confiance institutionnelle qui s’étale au grand jour.
Un mépris flagrant pour la Constitution
Le ton a été donné dès les premières secondes de son intervention. Avec une ironie mordante, Tanguy a salué l’entrée dans le “cirque” avant de pointer du doigt une situation qu’il juge inadmissible : plus de 3 000 amendements jetés à la poubelle, balayés d’un revers de main. Pour l’élu, ce n’est pas seulement une question de procédure, c’est une offense directe à la Constitution française. Il accuse ses collègues d’organiser collectivement une stratégie visant à enfreindre les règles fondamentales du pays.
Selon lui, le respect des jauges de dépôt d’amendements est devenu une option, sauf pour le premier groupe d’opposition qui tente désespérément de faire son travail face à une machine gouvernementale lancée à pleine vitesse, ou plutôt, paradoxalement, figée dans une lenteur calculée. Le député souligne l’absurdité du rythme actuel : à cette allure, l’examen ne se terminerait qu’à la mi-décembre. Une situation qu’il qualifie de “répugnante” pour le processus démocratique.

Le “Prix d’Interprétation” : L’ironie comme arme de défense
L’un des moments les plus marquants de cette intervention reste sans doute l’attaque frontale contre la ministre présente. Dans une séquence qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, Tanguy a décerné avec sarcasme un “prix d’interprétation féminine” à la représentante du gouvernement. Le motif ? Une digression de quinze minutes sur la poésie et les paysages du Jura en plein débat sur le budget national.
“Vraiment, je ne pensais pas que vous aviez ce talent-là”, a-t-il lancé, moquant le “quart d’heure poétique” qui semblait n’avoir pour seul but que de gagner du temps. Pour le député, chaque minute passée à parler de ski de fond ou de fromage de comté est une minute de moins consacrée aux problèmes réels des Français. Ce “foutage de gueule” assumé, selon ses mots, illustre le décalage abyssal entre les préoccupations de l’exécutif et l’urgence de la situation financière du pays.
Matignon vs l’Assemblée : Le pouvoir est ailleurs
Mais au-delà des joutes oratoires, c’est une révélation sur le fonctionnement interne du pouvoir qui a jeté un froid dans l’hémicycle. Tanguy a souligné une anomalie démocratique majeure : les médias semblaient informés des décisions de Matignon concernant l’ordre d’examen du Projet de Loi de Finances (PLF) avant même que les députés ne soient consultés.
“Est-ce que c’est ici que se fait le budget ou dans un monde parallèle, dans les couloirs de Matignon, de Bercy ou même des médias ?” s’est-il interrogé avec force. Cette question soulève le problème de l’utilité même du débat parlementaire si tout est déjà ficelé en coulisses. Le sentiment d’être “baladé” par un gouvernement qui utilise l’Assemblée comme une simple chambre d’enregistrement est omniprésent.
Une ambiance de “Congrès du PS”
Pour achever son réquisitoire, Tanguy a utilisé une comparaison particulièrement acide, comparant l’ambiance actuelle de l’Assemblée à celle d’un congrès du Parti socialiste — une référence aux querelles intestines et au chaos organisationnel qui ont marqué l’histoire de cette formation. Cette pique finale souligne le sentiment de déchéance ressenti par une partie des élus face à ce qu’ils considèrent comme une dégradation de la fonction parlementaire.
Entre les absences remarquées pour des meetings politiques et les retours précipités de vacances pour voter des textes à la va-vite, le sérieux du travail législatif est ouvertement remis en question. Le député demande une clarification immédiate : le gouvernement compte-t-il discuter du PLF sérieusement ou continuer cette mascarade jusqu’au bout ?
Conclusion : Une démocratie à bout de souffle ?
Ce coup d’éclat n’est pas qu’un simple incident de séance. Il est le symptôme d’un malaise profond au cœur de nos institutions. Quand la forme (la poésie, les digressions) prend le pas sur le fond (le budget, l’impôt, les services publics), c’est la crédibilité même de la parole politique qui s’effondre.
Tanguy a mis des mots sur une frustration partagée par de nombreux citoyens qui observent, souvent avec lassitude, les débats parlementaires. Le “cirque” continue, mais l’opinion publique, elle, semble de moins en moins disposée à applaudir. La question reste entière : qui sera la prochaine cible de ce système à bout de souffle ? Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir de ce budget et, plus largement, pour l’image de notre démocratie.

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