
Le rock français est en deuil. Un de ses artisans les plus talentueux, mais aussi l’un des plus discrets, a rangé sa guitare pour l’éternité. Robin Le Mesurier, le virtuose britannique dont les doigts ont fait chanter les six-cordes de Johnny Hallyday pendant plus de vingt ans, s’est éteint à l’âge de 68 ans. Il a perdu sa dernière bataille, celle qu’il menait en silence contre le cancer, ce mercredi 22 décembre. Sa disparition n’est pas seulement la perte d’un musicien exceptionnel ; c’est une page immense de l’histoire du rock hexagonal qui se tourne, emportant avec elle les souvenirs d’une amitié et d’une loyauté hors du commun.
Pour le grand public, Robin Le Mesurier était une silhouette familière, ce musicien élégant et concentré, toujours un pas en retrait de la bête de scène qu’il accompagnait. Mais pour Johnny, il était bien plus que cela. De 1994 à 2017, il a été son guitariste, son complice, son confident, son “frère”, comme l’idole aimait à le dire. Une collaboration d’une longévité rare dans ce milieu, qui témoignait d’un lien dépassant largement le cadre professionnel. Comme le confiait Robin lui-même, travailler avec Johnny, c’était faire partie d’un tout, d’une entité unique. L’artiste ne concevait pas ses musiciens comme un simple “backing band”, mais comme les membres d’un même corps, vibrant à l’unisson sur scène. Cette fusion, des millions de fans l’ont ressentie lors de concerts devenus légendaires.
L’image la plus poignante de cette loyauté indéfectible restera sans doute sa présence à l’église de la Madeleine, le 9 décembre 2017. Alors que la France pleurait son idole, Robin Le Mesurier était là, guitare en main, le visage marqué par le chagrin, pour rendre un dernier hommage musical à celui qu’il avait suivi au bout du monde. Ce jour-là, ses notes étaient chargées d’une émotion brute, d’une tristesse infinie. Ce que peu de gens savaient, c’est qu’en jouant pour son ami parti, le guitariste menait déjà son propre combat contre la maladie. Ce geste, d’une abnégation et d’une force incroyables, prend aujourd’hui une dimension quasi-sacrée. Il était le soldat fidèle, honorant son capitaine jusqu’au bout, malgré ses propres blessures.
Avant de devenir le pilier du son Hallyday, Robin Le Mesurier avait déjà une carrière bien remplie. Le musicien britannique n’était pas un inconnu. Il avait notamment fait ses armes pendant plusieurs années aux côtés d’une autre icône du rock, Rod Stewart. C’est dire le calibre du musicien. Son jeu, à la fois puissant et subtil, son sens inné du riff qui fait mouche et sa capacité à s’effacer derrière l’artiste tout en sublimant sa performance, en avaient fait un accompagnateur prisé et respecté. Mais c’est en France, aux côtés de Johnny, qu’il trouvera sa véritable famille musicale.
La nouvelle de sa disparition a provoqué une onde de choc, ravivant la douleur encore vive du départ de Johnny. David Hallyday, le fils de l’idole, a été l’un des premiers à exprimer sa peine sur les réseaux sociaux. Ses mots témoignent de la place qu’occupait Robin dans le clan Hallyday. “Un ami fidèle et dévoué à mon père et aux autres, un talent incroyable, un être humain merveilleux”. Il a également exprimé sa gratitude pour les “merveilleux moments musicaux” partagés, des instants gravés à jamais dans sa mémoire et dans celle de tous les fans.

Ces hommages soulignent la double nature de l’homme que le rock a perdu. Il y avait le musicien, ce technicien hors pair capable de faire hurler sa guitare sur les morceaux les plus endiablés et de la faire pleurer sur les ballades les plus déchirantes. Et il y avait l’homme, décrit par tous ceux qui l’ont côtoyé comme une personne d’une grande gentillesse, humble et d’une loyauté sans faille. Dans l’univers souvent impitoyable du show-business, fait d’egos surdimensionnés et de relations éphémères, Robin Le Mesurier était une anomalie, un roc de fidélité.
Son départ laisse un vide abyssal. Pour la famille Hallyday, c’est un autre pilier qui s’effondre, un autre témoin privilégié de l’épopée qui s’en va. Pour les musiciens qui ont partagé la scène avec lui, c’est la perte d’un pair admiré et aimé. Et pour les fans, c’est le silence assourdissant d’une guitare qui s’est tue à jamais. Cette guitare qui a porté “Allumer le feu”, magnifié “Quelque chose de Tennessee” et fait vibrer “L’envie”.
Aujourd’hui, on imagine Robin Le Mesurier et Johnny Hallyday se retrouver quelque part, dans un ailleurs où le rock est roi. On les imagine jammer pour l’éternité, loin de la maladie et du chagrin. Le guitariste a rejoint son chanteur, le fidèle lieutenant a retrouvé son général. L’ultime riff a été joué, le dernier accord a résonné. Le silence qui suit est celui du respect et de l’admiration pour un homme qui a mis son immense talent au service d’une amitié, jusqu’à son dernier souffle. Salut l’artiste.
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