C’est un homme à la plume trempée dans le feu et au verbe aussi tranchant qu’une lame qui s’est présenté sur le plateau de CNews. Philippe de Villiers, invité pour son nouveau livre choc, “Populicide”, a livré une analyse crépusculaire, une sonnette d’alarme tirée avec “la peur au ventre”. La peur, non pas pour lui-même, mais pour une entité qu’il considère comme un être vivant, en pleine agonie : le peuple français. “J’ai peur que mon pays, que notre pays, meure”, a-t-il lancé d’emblée, donnant le ton d’une intervention grave et sans concession.
Le mot est lâché, brutal, terrifiant : “Populicide”. Un terme qu’il n’a pas inventé, précise-t-il, mais qu’il emprunte à l’histoire, de Gracchus Babeuf à Aimé Césaire, pour décrire le phénomène qu’il observe. “Quand on tue un homme, cela s’appelle un homicide. Quand on tue un peuple, cela s’appelle un populicide. Nous y sommes.” Pour de Villiers, ce “crime” est en cours, perpétré par une “engeance politicienne” qui œuvre, sous nos “yeux distraits”, à un changement de civilisation.
Un génocide par substitution ?
La définition qu’il retient, celle de Césaire, est précise : “Un génocide par substitution”. Il décrit une société française fracturée, composée de deux types de déracinés : “les déracinés de l’intérieur” et “les déracinés de l’extérieur”. D’un côté, un “peuple neuf”, “qui sait d’où il vient mais qui ne sait rien de l’endroit où il arrive” ; de l’autre, un “peuple héritier”, “éberlué, exténué, hagard”, qui “ne sait plus où il habite et ne sait plus d’où il vient”.
Le résultat de cette rencontre ? Une souffrance partagée. “Des héritiers qui se mettent à détester leur passé et des arrivants qui se mettent à détester leur présent.” Pour de Villiers, le ciment proposé pour unir ces deux errances – “l’hédonisme consumériste des valeurs de la République et la laïcité” – est un échec total. “Le pays va sécher sur pied”, prophétise-t-il.

Quatre combats contre un “changement de peuple”
Philippe de Villiers retrace cette entreprise de “changement de peuple” en quatre assauts successifs, quatre combats qu’il dit avoir menés.
Le premier, en 1989, avec le défilé des “tribus planétaires” de Jean-Paul Goude et l’affaire du voile de Creil. C’est le début du “Venez comme vous êtes”, la création d’un peuple “a-historique”.
Le deuxième, en 1992, avec Maastricht. On impose un “peuple européen”, une “citoyenneté européenne”, créant un peuple “a-politique”, dépossédé de son droit de vote réel au profit de la Commission de Bruxelles.
Le troisième assaut est celui de “l’islamisation”, des “mosquées de Roissy”, visant à créer un peuple “a-national” sous la bannière du multiculturalisme.
Enfin, le Covid a marqué l’avènement d’un “peuple asservi” par le “biopouvoir” et “l’hygiénisme d’État”.
La trahison des élites : “Ils ont du sang sur les mains”
L’accusation la plus grave du livre, et de l’interview, est sans doute celle portée contre les élites. Pour de Villiers, les peuples ne meurent que par “la trahison des élites”. C’est un mal intérieur qui ronge la civilisation avant qu’une agression extérieure ne puisse l’abattre.
Il va plus loin, bien plus loin. Évoquant les victimes du terrorisme, de l’assassinat de Philippine à celui de Dominique Bernard ou Samuel Paty, il reprend une accusation qu’il avait formulée dès 1995 : “Ceux qui font Schengen auront du sang sur les mains.” L’ouverture des frontières, au moment d’une “explosion démographique au sud” et d’une “implosion au nord”, n’est plus “qu’une faute, c’est un crime”.
Ces élites mondialisées, selon lui, sont “écartelées entre le wokistan et l’islamistan”, vivant dans la “dhimmitude”. Il décrit une “branchitude avachie” qui “rêve de s’abolir” et de “se donner à une civilisation extérieure virile”.
Les trois cordes de rappel pour ne pas mourir

Face à ce tableau apocalyptique, Philippe de Villiers propose pourtant une voie de salut, non pas un programme politique, mais un rappel spirituel et culturel. Il lance trois “cordes de rappel” pour que le peuple français “s’accroche à la paroi”.
La première corde : le peuple français est un “peuple littéraire”. “La France est née d’un acte littéraire”, une “chanson de geste”. Il suffirait, dit-il, “d’un seul lecteur dans une seule bibliothèque” pour garder le contact charnel avec “l’épopée, la prosopopée et le panache”.
La deuxième corde : le peuple français est un “peuple politique”, au sens noble. Un peuple défini par “la frontière, l’État et l’instinct”, capable de se raccrocher, comme toujours au bord de l’abîme, au “tronçon de l’épée” et à “la pensée française”.
La troisième et dernière corde, la plus importante à ses yeux : le peuple français est un “peuple métaphysique”. Né du baptême de Clovis, il garde en lui un “petit filet de Saint Chrême”. C’est ce qui explique les cathédrales, “pierres suppliantes”, mais aussi l’État-Providence, héritier du geste de Saint Martin partageant sa clamide. C’est cet acte de miséricorde qui fonde la charité française.
“Refranciser” : le mot d’ordre
La survie passe donc par une “refrancisation”. Un mot qu’il emprunte à Édouard Herriot. “Refranciser” l’école, “refranciser” l’État, “refranciser les médias de force”, “refranciser l’espace public”. Cela signifie “rapatrier le pouvoir” parti à Bruxelles et “restituer à chaque petit Français le récit fondateur”.
Car, conclut-il, la France n’est pas “foutue”. Dans les “replis secrets de ses anciennes sagesses”, un pays très vieux trouve une “force insoupçonnable pour se relever”. C’est cette “énigme des sédimentations invisibles”, cette “recharge de ferveur”, qui fait que dans chaque Français, même s’il l’ignore, “sommeille, veille, murmure un Français millénaire”. C’est pour réveiller ce Français des “hautes nefs immémoriales” que Philippe de Villiers a écrit ce livre, comme un ultime cri d’alerte, un acte de transmission “avant de partir”.
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