C’est un réquisitoire. Un de ces moments de télévision où la langue de bois est brisée en mille morceaux, laissant place à une colère froide, philosophique et totale. Invité de l’émission “Face à Michel Onfray” sur Europe 1, le philosophe n’a pas analysé l’actualité, il l’a disséquée au scalpel, révélant ce qu’il perçoit comme les organes malades d’une France en plein déclin. Le fil rouge de son intervention, martelé avec une constance glaciale, tient en un mot : “humiliation”. L’humiliation d’un président, l’humiliation d’une nation, l’humiliation des Français. Et pour Onfray, le principal responsable porte un nom : Emmanuel Macron.
L’étincelle de cet incendie verbal fut la libération de l’écrivain Boualem Sansal. Une nouvelle qui aurait dû être une victoire. Michel Onfray, personnellement soulagé pour son ami, a immédiatement transformé cette libération en démonstration de “l’humiliation” de la France. Le fait que ce soit le président allemand, et non Emmanuel Macron, qui ait obtenu la “grâce” de l’écrivain est, pour Onfray, un “camouflet” diplomatique. Il fustige d’abord le terme de “grâce”, rappelant que Sansal n’est “coupable de rien”.
Puis, il attaque frontalement le président français. Selon Onfray, Emmanuel Macron, “humilié” par cet échec diplomatique, n’a trouvé d’autre solution que “d’humilier” à son tour le président allemand dans sa déclaration, le remerciant de “s’être mis à notre disposition”. Une formule qu’il juge d’une condescendance terrible. Pour le philosophe, cette impuissance française face à l’Algérie n’est pas un accident. C’est le résultat d’années de repentance et d’une idéologie “orientée dans la haine de la France”. Il va plus loin, qualifiant l’incarcération de Sansal de “prise d’otage” et l’Algérie “d’État de terroriste”. L’accusation finale est sans appel : Emmanuel Macron aurait pour “obsession de faire sans la France, de faire contre la France… et surtout de faire malgré les Français et contre les Français”.

Cette humiliation nationale trouve son miroir, selon Onfray, dans une humiliation institutionnelle : l’affaire Nicolas Sarkozy. La libération de l’ancien président après trois semaines d’incarcération n’est pas pour lui un signe de justice, mais la fin d’un “désir d’humilier un homme”. Le philosophe est convaincu que la magistrature s’est “vengée” de l’homme qui les avait autrefois comparés à des “petits pois”. Il balaye les arguments juridiques qui ont justifié l’incarcération, les qualifiant de “ridicules”, et y voit la preuve que la décision initiale était purement politique.
Pour Onfray, cet épisode confirme sa vision nietzschéenne du droit : il n’y a pas de justice, seulement un “rapport de force”. Il cite la fable de La Fontaine : “selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”. Dans la France de 2025, ironise-t-il, les “misérables” sont les riches et les puissants, traqués par une justice idéologique.
L’humiliation se poursuit jusque dans les temples de la culture. L’incident à la Philharmonie de Paris, où un concert de l’orchestre d’Israël a été violemment perturbé par des militants pro-palestiniens, est pour Onfray un symptôme terrifiant. Il n’hésite pas à comparer ces méthodes à celles des “ministres nazis dans les années 20”. Il dénonce les “complicités” dont ces militants ont dû bénéficier de la part de syndicats comme la CGT, et lie directement cet événement à un antisémitisme croissant, porté selon lui par “l’extrême gauche”. Il fustige la passivité et la réponse “vous n’aurez pas ma haine”, arguant que face à la violence, le refus de se défendre est une défaite.
Même les moments de souvenir collectif sont, pour Michel Onfray, pervertis. Les commémorations du 11 novembre sont l’occasion pour le gouvernement de préparer la prochaine guerre. Le discours de Sébastien Lecornu (“défendre la paix c’est être prêt… à la guerre”) est interprété comme un signe que l’Europe “mastrichienne” et “impérialiste” nous entraîne vers un conflit avec la Russie.
Quant aux commémorations du 13 novembre, il les étrille comme une “commémoration idéologique”. Il s’insurge que lors d’une soirée spéciale, le mot “islamisme” n’ait été prononcé “qu’une seule fois”. La réponse “des bougies”, “des nounours”, “des poèmes” est pour lui une insulte aux victimes, une faiblesse qui invite à de nouvelles attaques. La véritable commémoration, clame-t-il, serait de dire : “nous avons fait le nécessaire pour que ça s’arrête”. Or, il constate que le “jihadisme” continue.

D’où vient ce mal ? Onfray propose deux figures. D’abord, le remède perdu : le Général de Gaulle. “Qui est gaulliste aujourd’hui ?” demande-t-il. Sa réponse est un couperet : “quiconque n’est pas souverainiste n’est pas gaulliste”. Il élimine tout le spectre politique, de la gauche à Marine Le Pen, pour ne garder que quelques figures comme Dupont-Aignan ou Asselineau. Sa conclusion est une provocation : “si vous êtes anti-Macron, vous êtes gaulliste”, plaçant le président en antithèse totale de la souveraineté française.
Ensuite, le poison originel : Jean-Jacques Rousseau. Dans sa leçon de philosophie finale, Onfray attaque la “bombe atomique” du “Discours sur l’origine de l’inégalité”. L’idée que “l’homme est né bon et c’est la société qui l’a rendu mauvais” est pour lui une “fiction” dangereuse. Il accuse cette pensée d’avoir diabolisé la propriété privée et d’avoir servi de justification à toutes les tyrannies. Il trace une ligne directe de Rousseau à Robespierre, de Lénine à Staline et Pol Pot, et, sans détour, jusqu’à “La France Insoumise” aujourd’hui. C’est cet humanisme “délirant”, selon lui, qui paralyse la France, qui la pousse à s’excuser d’exister et à refuser de voir ses ennemis.
L’interview se termine, laissant l’auditeur sonné par la violence de la charge. Michel Onfray n’a pas seulement critiqué un gouvernement ; il a dressé le portrait d’une civilisation au bord de l’abîme, humiliée par ses élites, trahie par ses intellectuels et anesthésiée par ses propres mythes. La question d’Emmanuel Macron, titre de la vidéo, résonne alors d’une manière incroyablement ironique : “Qu’est-ce que c’est que cette façon d’humilier les Français ?” Pour Onfray, la réponse est simple : c’est la vôtre.
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