Il y a des visages qui deviennent des rendez-vous. Des sourires qui agissent comme un café matinal, indispensables pour lancer la journée. Maya Lauqué est incontestablement de ceux-là. Depuis des années, elle s’invite dans le quotidien de millions de Français, d’abord sur France 5, puis avec une présence éclatante sur France 2, aux commandes de Télématin et, plus récemment, en tant que “joker” de luxe du journal de 13 heures. Mais réduire Maya Lauqué à son professionnalisme solaire serait passer à côté de l’essentiel. Car avant de devenir cette figure incontournable, elle a, sans fanfare mais avec une force tranquille, brisé l’un des tabous les mieux gardés du petit écran.
Nous sommes en 2014. Maya Lauqué co-anime La Quotidienne sur France 5. L’émission bat son plein, l’ambiance est décontractée mais professionnelle. Et puis, l’annonce. En direct. Face caméra, avec cette sincérité qui la caractérise déjà, elle partage la nouvelle : elle est enceinte.
Aujourd’hui, une telle annonce peut sembler banale. Mais il y a dix ans, le paysage audiovisuel français était différent. Une femme enceinte à la télévision, surtout aux commandes d’une émission quotidienne, n’était pas une image si fréquente. La maternité était souvent reléguée à la sphère privée, parfois vue comme un “ralentissement” dans une carrière. Ce jour-là, Maya Lauqué n’a pas seulement annoncé un heureux événement personnel ; elle a affirmé qu’une femme pouvait être à la fois une professionnelle ambitieuse et une future mère, visiblement et fièrement. Elle a, comme le souligne le titre d’une vidéo qui lui est consacrée, “brisé un tabou”. Elle n’a pas caché son ventre rond, elle l’a célébré. Elle a offert une image rare à l’époque : celle d’une femme rayonnante, active, continuant d’exercer son métier avec passion, tout en portant la vie.

Ce moment-clé est à l’image de son parcours : une trajectoire marquée par la douceur dans l’affirmation, l’exigence dans la bienveillance. Car la Maya Lauqué que le public voit aujourd’hui est le fruit d’un cheminement riche et atypique. Avant les plateaux télé, il y eut la danse. Une formation initiale qui lui a sans doute donné cette rigueur, cette grâce dans le mouvement et cette conscience du corps et de l’espace. Puis, fière de ses racines basques, elle s’est tournée vers le journalisme. Pas celui des grands bureaux parisiens au départ, mais celui du terrain. Elle a usé ses semelles, appris le métier à la source, au contact des gens.
Cette expérience du reportage est fondamentale pour comprendre sa présence à l’antenne. Elle n’est pas une simple “présentatrice” ; elle est une journaliste qui sait de quoi elle parle. Lorsqu’elle rejoint Télématin, la plus grande matinale de France, le défi est immense. L’émission est une institution, un navire amiral qui exige une énergie de tous les instants. Se lever au cœur de la nuit, être d’attaque aux aurores, enchaîner les interviews, passer de l’actualité la plus brûlante à des sujets plus légers… tout cela demande une endurance de marathonien.
Et c’est là que l’histoire personnelle de Maya Lauqué prend une nouvelle dimension. En 2015, elle donne naissance à son premier enfant, Lucien. En 2018, un deuxième petit bout vient agrandir la famille. Deux enfants. Deux maternités qui s’ajoutent à l’équation déjà complexe d’une vie de journaliste en matinale. Les nuits courtes deviennent des nuits hachées. Le réveil à 3h du matin prend une tout autre saveur quand on a été réveillé plusieurs fois avant.
Pourtant, jamais elle n’a ralenti. C’est là que Maya Lauqué s’impose comme une véritable “funambule de l’info”, comme la décrit joliment une voix-off. Elle ne se contente pas de tenir le rythme effréné de Télématin ; elle accepte un nouveau défi : devenir le “joker” officiel d’Élise Lucet, puis de Julian Bugier, au journal de 13 heures de France 2.

Il faut mesurer ce que cela représente. Le 13h est une autre messe, un autre monument de l’information. Passer de la co-animation dynamique et parfois légère de Télématin au fauteuil solennel du JT, qui demande une incarnation, une autorité et une gestion du direct totalement différentes, est une performance de haut vol. Elle doit changer de peau, de ton, de rythme, parfois dans la même journée. Elle incarne cette nouvelle génération de femmes que l’on n’enferme plus dans une seule case. Elle est à la fois la bonne copine du matin et la voix crédible de l’info de la mi-journée.
Cette double casquette fait d’elle un symbole. Un symbole pour ces milliers de femmes qui, chaque jour, tentent de trouver leur propre équilibre. Maya Lauqué prouve avec éclat que réussir sa vie professionnelle n’implique pas de sacrifier sa vie personnelle, et vice-versa. Elle incarne l’idée qu’on peut être ambitieuse, humaine, connectée à ses valeurs et… fatiguée, probablement, mais debout. Elle ne joue pas un rôle. Sa sincérité, cette “douceur dans un monde d’adrénaline”, est peut-être sa plus grande force. Dans un milieu d’images, où tout est scruté, elle reste elle-même, avec ses fiertés basques et son passé de danseuse.
Elle inspire, car son parcours n’est pas celui d’une étoile filante apparue de nulle part. C’est celui d’une travailleuse acharnée qui a su, étape par étape, construire une carrière solide tout en bâtissant une famille. Elle est la preuve vivante qu’on peut tout faire, peut-être pas parfaitement chaque jour, mais “avec cœur et envie”.
L’annonce de sa grossesse en 2014 n’était donc pas un simple fait anecdotique. C’était la première pierre d’une nouvelle façon d’être journaliste et femme à la télévision. En choisissant de ne pas choisir entre sa carrière et sa maternité, en assumant les deux avec une grâce et une détermination impressionnantes, Maya Lauqué a ouvert la voie. Elle a montré à toutes qu’il était possible d’être “solaire” et “talentueuse”, non pas malgré sa vie de mère, mais avec. Et c’est peut-être là, son plus grand reportage.

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