Dans l’univers scintillant de l’immobilier de luxe français, la famille Kretz s’est imposée comme un symbole de réussite et de complicité. Mais au centre de cet “empire”, ce ne sont pas les villas à plusieurs millions d’euros qui priment, mais une petite femme au tempérament d’acier : Majo Kretz. À 91 ans, celle que l’on connaît pour son élégance, ses bons mots et son énergie débordante traverse aujourd’hui une réalité plus sombre derrière les caméras de “L’Agence”. Majo fait face à la finitude humaine avec une dignité qui impose le respect.

L’écho d’une douleur silencieuse

Pendant longtemps, Majo Kretz a choisi de masquer ses souffrances derrière un sourire radieux. Mais aujourd’hui, la vérité ne peut plus être cachée. “J’ai mal partout, au dos et aux épaules. Je ne peux plus vraiment bouger”, a-t-elle avoué d’une voix tremblante mais lucide. Il ne s’agit pas d’une plainte pour obtenir de la pitié, mais d’un constat brut sur sa condition physique.

Son fils, protecteur acharné de sa mère face au regard du public, avoue avoir ressenti une peur instinctive en la voyant vaciller. Une arthrose sévère handicape désormais ses moindres mouvements, transformant des gestes simples, comme lever une tasse de thé ou se tourner dans un fauteuil, en une bataille de chaque instant. Majo, qui jouait au golf avec tant de passion, en paie aujourd’hui le prix fort.

Pertes accumulées et solitude de l’âge

L’année 2025 a débuté par un choc émotionnel majeur pour Majo : le décès de Jano, ce compagnon spirituel avec qui elle avait retrouvé une complicité apaisante. Perdre Jano a été un rappel cruel de la fragilité de son âge. “Il y a des soirs où elle reste immobile, les yeux dans le vide, non pas par tristesse, mais parce qu’elle tente de comprendre comment son corps a pu changer si vite”, confie son fils.

Pour cette femme qui a toujours été le pilier central du clan, se voir devenir dépendante est une épreuve d’humilité. Pourtant, c’est dans cette fragilité qu’une nouvelle force surgit. Elle affirme avec une conviction inébranlable : “C’est pour et grâce à mes petits-fils que je continue. Je me sens vivante.”

“Dans ma tête, j’ai toujours 16 ans”

Cette phrase résume à elle seule l’esprit de Majo Kretz. Si le corps lâche, l’esprit reste avide de connexion. Son absence lors d’une récente conférence de presse a suscité une vague d’inquiétude, mais son petit-fils Valentin a rapidement rassuré les fans : “Elle est bien présente dans cette saison. Elle passe encore à l’agence tous les jours et a toujours des histoires à raconter.”

Majo refuse de devenir une spectatrice passive de sa propre vie. Elle réapparaît dans la saison 6 de l’émission, même brièvement, comme une promesse silencieuse : tant qu’elle aura un souffle de vie, elle fera partie de cette aventure familiale.

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Une leçon de dignité et de transmission

L’histoire de Majo Kretz ne parle pas seulement de vieillesse ou de maladie ; c’est une leçon sur la manière dont on traverse le temps. Elle apprend à accepter ses nouvelles limites, à laisser ses proches l’aider, tout comme elle les a portés pendant des décennies.

Sa présence dans les couloirs de l’agence, bien que ralentie, dégage une aura unique. Valentin l’appelle “le cœur de la maison”, Louis la voit comme “la sagesse qui marche” et Raphaël parle d’une “lumière”. Majo nous montre que vieillir n’est pas qu’une perte, c’est aussi un dépouillement qui permet de savourer l’essentiel : les regards échangés, les histoires transmises et l’amour inconditionnel.

Majo Kretz, avec l’étincelle d’une jeune fille de 16 ans dans les yeux, prouve au monde que la vie ne perd jamais sa valeur, même quand elle ralentit. Elle reste une preuve de résilience silencieuse, une âme qui refuse de sombrer face à la douleur, et un symbole de courage pour nous tous face au flux incessant du temps.

Autour de Majo, la grand-mère, et Sandrine, la mère de famille Kretz, Martin, Valentin, Raphaël (de g. à dr.) assurent la relève. Seuls Louis, leur frère, et Olivier, le père, sont absents. Photo Simone Perolari