Il y a les chanteurs. Et puis, il y a les “showmen”. M. Pokora, le gamin de Strasbourg, a choisi son camp depuis longtemps. Dans le paysage musical français, il est devenu, en plus d’une décennie, une figure à part : un “entertainer”, un “distributeur de bonheur”, un artiste qui a “redonné au mot ‘show’ ses lettres de noblesse”. Mais ce statut, salué par ses pairs et acclamé par des salles combles, ne s’est pas construit en un jour. Il est le fruit d’une discipline de fer, d’une résilience face aux critiques et d’une ambition dévorante : celle de durer.

Lors d’un passage éblouissant à “La fête de la chanson française”, l’artiste s’est livré comme rarement, enchaînant les performances iconiques qui racontent, mieux que n’importe quel discours, l’histoire de sa carrière.
Le point de bascule fut sans doute son pari le plus risqué : s’attaquer au panthéon de la chanson française, Jean-Jacques Goldman. Lorsqu’il a lancé sa reprise de “À nos actes manqués”, un “bad buzz” a immédiatement pointé le bout de son nez. La critique était facile : comment ce jeune artiste, issu d’un boys band, osait-il toucher à l’idole ? M. Pokora a encaissé, puis a répondu, non pas par l’arrogance, mais par la légitimité.
“Cette reprise a provoqué un ‘bad buzz’, oui, au début”, confie-t-il sur le plateau. “Avant de savoir ce que ce Monsieur Goldman en pense.” La nuance est capitale. “Et depuis que j’ai eu son approbation et que les gens sont au courant… ben comme par hasard, on entend plus grand monde.” La phrase est lâchée avec un sourire en coin. Ce n’est pas de la prétention, c’est un fait. Il n’a pas seulement repris Goldman ; il a reçu l’adoubement du maître.
L’animateur, taquin, le pousse : “En gros, tu as relancé la carrière de Goldman, quoi !”. La réponse de Pokora, humble et malicieuse, fuse : “Ou il a relancé la mienne aussi.” Cette lucidité est sa force. Il a compris qu’en injectant son énergie pop et sa science du spectacle dans des classiques comme “Quand la musique est bonne” ou “Je pense à toi”, il créait un pont. Il ne volait pas un héritage, il le partageait avec une nouvelle génération, prouvant que ces chansons étaient intemporelles.
Mais ce qui définit M. Pokora, ce n’est pas seulement sa voix. C’est le package complet. La vidéo le martèle : c’est un “artiste complet”. Et la raison est simple : le travail. Un travail acharné, quasi militaire. “Ce ne sont pas que des cordes vocales”, confirme l’émission. Derrière le sourire éclatant et les chorégraphies millimétrées, il y a une discipline de fer. “Grosse préparation physique”, explique-t-il. “Les acrobaties, tout ça… c’est trois fois, quatre fois par semaine pendant 2h et demie à chaque fois.”
Il ne chante pas seulement “On danse comme si c’était notre dernière chance” ; il incarne cette philosophie. Chaque montée sur scène est un événement physique, un engagement total qui laisse le public haletant.
Cette éthique de travail, cette conscience du sacrifice, trouve un écho parfait dans une autre de ses reprises phares : “Pour en arriver là” de Dalida. Un choix de chanson qui est tout sauf anodin. C’est sa propre histoire qu’il raconte à travers les mots de la diva. “Pour en arriver là, il a fallu travailler dur, il a fallu souffrir parfois”, explique-t-il. Il sait de quoi il parle. Lui, l’enfant de Linkup, le gagnant de “Popstars”, a dû se battre deux fois plus pour être pris au sérieux.

Il a dû affronter le doute, comme le dit la chanson : “J’ai trop douté de tout, de moi, de Dieu, de vous”. Mais la conclusion est sans appel, c’est sa propre profession de foi : “Sans l’ombre d’un regret, pour en arriver là, je recommencerai.”
Cette émission spéciale a aussi montré une autre facette de l’artiste, loin du “distributeur de bonheur” à plein temps. M. Pokora sait aussi être grave. Il a montré sa capacité à toucher les cordes sensibles, notamment avec sa collaboration poignante avec Soprano sur le divorce, “Maman chante en solo / Papa chante en solo”. Il raconte : “Il m’a appelé avec un superbe texte… et ça m’a, ça m’a mis des frissons, ça m’a touché.” Il voit l’impact de cette chanson chaque jour : “Maintenant, tous les jours j’entends les gens chanter cette chanson avec des larmes aux yeux.” Il n’est pas imperméable à la douleur, il sait la canaliser.
De la même manière, il ose interpréter un titre plus sombre, “Il y a des jours comme ça”, parlant de cet état où l’on est “enfermé dans ton malêtre”, où l’on “crie aux portes de l’enfer”. Le showman a aussi ses failles, et c’est ce qui le rend si humain.
Sa polyvalence est sa signature. Il est un véritable jukebox de la culture française, capable de passer de l’énergie brute de Goldman au folk mélancolique de Raphaël (“Caravane”, un album qu’il qualifie de “bijou”), de la grandiloquence de Dalida (“Laissez-moi danser”) à la romance éternelle de Cabrel (“Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai”). Il absorbe ces univers, les respecte, et leur offre un nouvel écrin, spectaculaire et moderne.
Alors, que reste-t-il à accomplir pour celui qui a déjà tout fait ? La réponse est simple : durer. “Le but, c’est de durer, de durer, et puis d’être encore là dans dans dans plusieurs années.” Il se projette, mi-sérieux, mi-blagueur : “Jusqu’en 2090.” Il sait que le corps, lui, ne suivra peut-être pas. “2090, je sais pas si je serai en état de danser, mais en tout cas je pense que je serai toujours en état de monter sur scène et de tenir un micro.”
La boucle est bouclée. La soirée se termine comme elle avait commencé, par un hymne de Goldman qui est aussi son propre mantra : “J’irai au bout de mes rêves”. Pour M. Pokora, le rêve ne fait que commencer. Le showman de Strasbourg n’a pas fini de nous éblouir.
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