L’ombre de la censure sur le service public : le cas Anne-Sophie Lapix
Dans l’imaginaire collectif, la France demeure ce phare des droits de l’homme, une démocratie exemplaire où la liberté d’expression est gravée dans le marbre de sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Pourtant, derrière le vernis des principes républicains, une réalité bien plus sombre semble s’installer dans les couloirs feutrés de l’audiovisuel public. Une journaliste chevronnée, visage emblématique de l’information pendant près d’une décennie, vient d’être “éliminée”. Son tort ? Avoir fait son métier. Simplement, mais avec une intransigeance qui a fini par terrifier les plus hautes sphères de l’État.
Le portrait d’une journaliste indocile
Pendant des années, Anne-Sophie Lapix a tenu les rênes du journal de 20h sur France 2. Loin d’être une simple lectrice de prompteur, elle s’est forgée une réputation de “dure”. Perspicace, parfois dérangeante, elle a toujours refusé de transformer ses interviews en exercices de communication policés. Pour elle, le journalisme n’est pas une quête de complaisance, mais un devoir de vérité, même si cette vérité écorche le confort de ses invités. Mais dans la France d’Emmanuel Macron, cette rigueur est devenue, semble-t-il, un péché impardonnable.

L’étincelle : la question qui a tout changé
Le point de rupture remonte à mars 2020, une période où le pays, plongé dans l’angoisse du confinement, attendait des réponses claires. Lors d’un direct avec Édouard Philippe, alors Premier ministre, Anne-Sophie Lapix pose LA question que personne n’avait osé formuler avec autant de franchise : le gouvernement savait-il que les élections ne pouvaient se tenir en toute sécurité ? Et si oui, pourquoi avoir laissé des millions de citoyens se rendre aux urnes ?
L’impact fut immédiat. À l’écran, le visage du Premier ministre se crispe. L’impréparation et l’embarras sont palpables. Selon les échos de l’époque rapportés par Le Parisien, Édouard Philippe aurait quitté le plateau furieux, arrachant ses écouteurs dès la fin de l’entretien. Ce soir-là, le sort d’Anne-Sophie Lapix semblait scellé : elle n’était plus une simple intervieweuse, elle était devenue une cible.
L’évitement présidentiel et l’exécution silencieuse
La suite ressemble à une lente mise à l’écart, orchestrée avec une précision chirurgicale. Lors de la campagne présidentielle de 2022, le contraste est frappant. Emmanuel Macron délaisse France 2, préférant les plateaux plus “dociles” ou “neutres” de TF1. La chaîne publique est accusée en coulisses d’être trop libérale, trop difficile à contrôler. Lapix, la seule capable d’interrompre le chef de l’État pour exiger une précision, est devenue l’épine dans le pied qu’il faut retirer.
En 2024, le verdict tombe : Anne-Sophie Lapix est écartée du journal de 20h. Officiellement, on parle de “changement de direction”, de “renouvellement éditorial”. Mais pour les observateurs avisés, il s’agit d’une exécution politique menée avec des gants de velours. Qui est à la manœuvre ? Les regards se tournent vers Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, dont la proximité avec l’Élysée et la capacité à anticiper les désirs présidentiels ne sont plus à démontrer. On murmure que le téléphone de la direction sonnait après chaque interview trop audacieuse. Pas besoin de directives explicites ; le silence gêné et les pressions indirectes suffisent à faire passer le message.

Un remplacement symptomatique
Le choix de sa remplaçante, Caroline Roux, est tout sauf anodin. Décrite comme une journaliste plus modérée, capable de tenir des débats sans jamais laisser les invités — et surtout les puissants — dépasser certaines limites, elle incarne ce journalisme de consensus que le pouvoir appelle de ses vœux. Ce n’est pas seulement une personne que l’on remplace, c’est une certaine idée du contre-pouvoir que l’on enterre.
Quel avenir pour la liberté d’informer ?
Cette affaire dépasse largement le cadre d’un simple changement de présentateur. Elle pose une question fondamentale sur l’avenir de la démocratie française : si une journaliste de premier plan est licenciée pour avoir posé des questions difficiles, qui osera encore le faire demain ?
Une société ne s’effondre pas brutalement ; elle meurt à petit feu, dans un silence régulier, lorsque la peur du chômage remplace l’exigence de vérité, et que la sécurité des carrières prime sur la correction de l’information. Quand le public ne s’indigne plus et se contente de soupirer devant son écran, le terrain est libre pour tous les arbitraires.
Anne-Sophie Lapix a perdu son poste pour avoir refusé de se taire. Si nous acceptons ce sacrifice sans mot dire, c’est notre propre droit à la vérité que nous sacrifions. Car une fois que l’on peut évincer un journaliste pour une question, la seule chose qu’il nous reste, c’est la peur. Et une démocratie qui a peur est une démocratie qui a déjà cessé d’exister.

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