Dans l’arène feutrée de l’Assemblée nationale, il est rare d’assister à une mise à mort politique d’une telle précision chirurgicale. Ce n’était pas un simple débat, ni une joute oratoire habituelle. C’était un procès en incompétence, instruit en direct par le député Jean-Philippe Tanguy à l’encontre d’un gouvernement et d’une ministre des Finances publiques visiblement dépassés. Avec une verve implacable et une logique empruntée au monde de l’entreprise – que la majorité prétend pourtant si bien connaître – l’élu du Rassemblement National a mis le doigt sur l’absurdité d’un système où l’échec se paie non pas par une démission, mais par le silence.
“Dans le privé, vous dégageriez tous !”
C’est l’attaque qui restera gravée dans les annales de cette législature. Jean-Philippe Tanguy, avec le calme froid de celui qui sait qu’il a raison, a dressé un parallèle dévastateur. S’adressant directement aux bancs de la majorité macroniste, il a rappelé une vérité cruelle : dans le monde réel, celui des entreprises, de la performance et des résultats, l’erreur ne pardonne pas.
« Vous avez voté en 2023 une loi de programmation des finances publiques… Vous avez eu faux sur tout », a-t-il lancé, balayant d’un revers de main les excuses habituelles du contexte international (guerre en Ukraine, inflation). Pour Tanguy, ces éléments étaient connus, intégrés, et ne sauraient justifier une telle déroute. L’argument massue ? Une “erreur” de 40 milliards d’euros sur les dépenses publiques.
« Dans le privé, quand on annonce une erreur de 40 milliards… mais vous dégageriez tous ! », a-t-il tonné. Cette phrase résonne comme un camouflet pour ceux qui, à longueur d’année, donnent des leçons de gestion économique aux Français. Tanguy retourne l’arme des “leçons de réalisme” contre ceux-là même qui s’en servent habituellement. Si la France était une entreprise cotée en bourse et que ses dirigeants annonçaient aux actionnaires des résultats aussi catastrophiques par rapport aux prévisions, la sanction serait immédiate : le licenciement. « Entre nous, bon débarras », a-t-il même osé, soulignant le fossé qui sépare la responsabilité du secteur privé de l’impunité du secteur public.

L’impunité face à la Cour des comptes : Le silence coupable
Mais la charge ne s’arrête pas là. Au-delà des chiffres macroéconomiques, c’est la gestion quotidienne et l’attitude face aux institutions de contrôle qui sont visées. Jean-Philippe Tanguy a mis sur la table un sujet qui fâche : les rapports de la Cour des comptes.
Ces rapports, censés être les gardiens de la bonne utilisation de l’argent du contribuable, pointent régulièrement des dysfonctionnements majeurs. Tanguy cite l’exemple édifiant de services publics dotés de 4 milliards d’euros, épinglés pour des “problèmes de gestion gravissimes” allant jusqu’au risque de dissolution. Et quelle est la réponse du gouvernement ? Le silence.
« Personne ne répond. C’est un état d’esprit », dénonce le député. Il décrit une méthode de gouvernement où la responsabilité s’évapore. Quand tout va bien, on s’en félicite ; quand la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme sur des dépenses somptuaires ou une gestion calamiteuse, on regarde ailleurs. « Circulez braves gens, il n’y a rien à voir », résume-t-il avec ironie.
La démocratie, c’est rendre des comptes
Le coup de grâce porté par Jean-Philippe Tanguy est d’ordre philosophique et politique. Face à une ministre et une majorité qui tentent souvent de disqualifier leurs opposants en les taxant “d’extrêmes”, il retourne l’accusation. Pour lui, demander des comptes, exiger que chaque euro d’argent public soit justifié, ce n’est pas de l’extrémisme. C’est l’essence même de la démocratie et de la République.
« Si vous considérez que demander des comptes aux agents publics… c’est de l’extrémisme, alors effectivement, il y a un grave problème », assène-t-il. Il rappelle un principe fondamental oublié : la responsabilité. Ceux qui gèrent l’argent des Français doivent être irréprochables, ou partir.
Ce moment de vérité à l’Assemblée nationale dépasse le clivage partisan. Il pose la question de la responsabilité de nos élites. Pourquoi tolérons-nous de nos gouvernants une incompétence qui vaudrait un licenciement immédiat à n’importe quel cadre du privé ? Jean-Philippe Tanguy, en une intervention magistrale, a non seulement dégommé la crédibilité économique du gouvernement, mais il a aussi exprimé le sentiment de millions de contribuables français : l’envie, parfois, d’être les “actionnaires” de l’État pour pouvoir, enfin, dire “vous êtes virés”.
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