C’est le genre de chiffre qui fait trembler les couloirs des rédactions parisiennes. Un chiffre qui, à lui seul, raconte une histoire bien plus grande que celle d’une simple émission de télévision. Ce vendredi, CNews n’a pas seulement réalisé une bonne audience. La chaîne d’information a, grâce à un seul homme, fait exploser tous les records. “Face à Philippe de Villiers”, l’émission présentée par Elliot de Val, est entrée dans l’histoire de la chaîne, confirmant un basculement majeur dans le paysage médiatique et politique français.
Les chiffres bruts, issus du communiqué de la chaîne, sont vertigineux. L’émission a réuni près de 0.9 million de téléspectateurs en moyenne, signant une part de marché (PdA) de 7.4%. C’est un score de prime-time pour une chaîne d’information en continu. Mais le diable se cache dans les détails : à 19h47, un pic foudroyant a été enregistré, réunissant 1.25 million de personnes devant leur écran. C’est, tout simplement, la “meilleure minute de toutes les chaînes d’information ce jour-là”.

Ce triomphe ne s’arrête pas là. Sur l’ensemble de la soirée, CNews s’est classée non seulement première chaîne d’information sur le public global, mais aussi, et c’est là le véritable séisme, quatrième chaîne nationale, toutes catégories confondues. L’émission s’offre même le luxe de signer un record historique sur la cible si convoitée des CSP+ (Catégories Socio-Professionnelles supérieures), avec 6.5% de part d’audience.
Oubliez la niche. Oubliez le public “contestataire” que certains aiment à caricaturer. Le “phénomène télé de la rentrée”, comme le décrit la chaîne, est total. Philippe de Villiers, avec son “ton direct et son franc-parler”, s’impose comme l’homme qui fait l’audience, et CNews comme le canal qui “domine désormais le débat politique à la télévision”.
Mais alors, comment expliquer un tel “raz-de-marée” ? Ce record n’est pas un accident. Il est la conséquence d’une stratégie mûrement réfléchie et l’aboutissement d’une transformation profonde des attentes du public.
D’abord, il y a le “phénomène De Villiers” lui-même. L’ancien ministre, créateur du Puy du Fou, s’est mué depuis plusieurs années en un chroniqueur-éditorialiste redoutable. Là où d’autres politiciens polissent leurs éléments de langage, De Villiers cultive la rupture. Son “franc-parler” est une marque de fabrique. Il n’est pas là pour débattre, il est là pour professer, pour raconter “sa” France, pourfendre le “politiquement correct” et livrer une analyse sans concession du monde.
Il incarne une figure de l’autorité morale et intellectuelle pour une partie de la droite conservatrice et souverainiste qui se sent orpheline. Il parle d’histoire, d’identité, de “guerre culturelle”, et trouve un écho immense auprès d’un public fatigué des discours traditionnels. Sa présence n’est pas celle d’un simple invité ; c’est celle d’un “événement”. L’émission, sobrement intitulée “Face à Philippe de Villiers”, le place en position de maître, de penseur, face à des contradicteurs (comme le jeune Jais le jeune ce soir-là) ou des journalistes, tel Elliot de Val, qui servent de faire-valoir à sa pensée.
Ensuite, il y a la stratégie CNews. La chaîne a compris, bien avant ses concurrentes, que l’ère de l’information “froide” et neutre touchait à sa fin. Le public ne cherche plus seulement à savoir “ce qui se passe”, il veut savoir “quoi en penser”. CNews a donc “starifié” ses éditorialistes, transformant l’information en une arène d’opinions fortes. Après le succès d’Éric Zemmour, la chaîne a prouvé qu’elle pouvait créer des rendez-vous incontournables.
L’émission de Philippe de Villiers, calée le vendredi soir, est le point d’orgue de cette stratégie. C’est le “rendez-vous incontournable” qui lance le week-end, un moment où le public est disponible et en quête de “grands récits” pour décrypter une semaine d’actualité souvent anxiogène. La chaîne a réussi à créer une “addiction”, une attente. Le public ne zappe pas sur CNews par hasard, il s’y connecte pour écouter “sa” voix, celle qui valide ses inquiétudes et conforte ses opinions.

Mais le chiffre le plus fascinant, le plus dérangeant pour les analystes traditionnels, est ce record sur les CSP+. Avec 6.5% de part d’audience, CNews et De Villiers font mentir le cliché tenace qui voudrait que ce type de discours “populiste” ne séduise que les classes populaires ou les “petits blancs” périurbains. C’est tout le contraire. Le phénomène touche désormais le cœur des élites intellectuelles et économiques.
Comment l’expliquer ? Plusieurs hypothèses coexistent. Il y a d’abord une droitisation d’une partie des CSP+, inquiète des questions migratoires, fiscales ou sécuritaires, qui ne se reconnaît plus dans la droite modérée traditionnelle et trouve chez De Villiers une parole décomplexée. Il y a ensuite, peut-être, une forme de “snobisme intellectuel inversé” : écouter De Villiers sur CNews, c’est s’extraire de la “pensée unique” supposée des médias dits “mainstream” (France Inter, Le Monde). C’est un acte de différenciation culturelle, une manière de prouver qu’on “pense par soi-même”.
Enfin, il y a la qualité de la production. L’émission est bien rythmée, l’habillage est moderne, et Elliot de Val, le présentateur, sait mener sa barque sans heurts, laissant la place à la parole de son invité tout en maintenant un cadre télévisuel professionnel. Le “franc-parler” de De Villiers est servi dans un écrin qui le rend audible et respectable, même pour un public “premium”.
Ce triomphe historique pose une question fondamentale : CNews a-t-elle gagné la guerre des chaînes d’info ? En termes d’influence sur le débat politique, la réponse est oui. La chaîne a réussi à imposer ses thèmes, son agenda, et désormais, elle le fait avec des audiences qui dépassent l’entendement. Elle est devenue le centre de gravité de la droite, obligeant tous les autres acteurs, politiques comme médiatiques, à se positionner par rapport à elle.
Ce record n’est pas seulement une victoire pour CNews, c’est une défaite pour ses concurrentes. BFM TV, LCI, Franceinfo sont désormais contraintes de jouer sur un terrain défini par leur rivale. Elles peuvent soit tenter d’imiter la formule (au risque de perdre leur âme), soit s’enfermer dans une posture de “résistance” (au risque de paraître déconnectées et de perdre en audience).
Alors que la chaîne “savoure son triomphe”, une question demeure : la “magie”, comme le dit le communiqué, va-t-elle opérer à nouveau ? Tout porte à le croire. Car ce record n’est pas le fruit du hasard. Il est le symptôme d’une France coupée en deux, qui ne regarde plus la télévision pour se rassembler, mais pour se conforter dans ses convictions. Philippe de Villiers n’est pas seulement un invité qui bat des records. Il est le miroir grossissant d’une partie du pays qui a trouvé en CNews sa voix, son refuge et son porte-étendard. Le raz-de-marée ne fait, sans doute, que commencer.
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