C’est une phrase qui claque comme un coup de fouet, une déclaration qui, à elle seule, résume la fracture idéologique qui traverse la France d’aujourd’hui. “La religion est une opinion !” Sur le plateau de RMC, face à un Jean-Jacques Bourdin toujours aussi incisif, Jordan Bardella n’a pas seulement exposé un programme politique ; il a livré une vision du monde, une lecture de l’Histoire de France tranchante, radicale et sans concession.
Dans une époque où chaque mot est pesé, où le politiquement correct lisse souvent les discours, le président du Rassemblement National a choisi l’offensive. Il ne s’agit plus de débattre de la place de l’Islam avec des pincettes, mais de la définir avec la brutalité de ceux qui pensent avoir l’Histoire de leur côté. Retour sur une intervention explosive qui remet au centre du jeu les concepts brûlants d’assimilation, de laïcité et d’identité nationale.
La Religion : Une Affaire Privée, Pas Publique
Dès les premières secondes, le ton est donné. Pour Jordan Bardella, la religion ne doit bénéficier d’aucun statut d’exception. En la qualifiant d’”opinion”, il la désacralise, la ramenant au rang de n’importe quelle autre conviction politique ou philosophique. La conséquence de cette définition est immédiate et sans appel : pas de prosélytisme dans la rue, pas de revendications ostentatoires.
“On ne peut pas se balader en affirmant, en faisant du prosélytisme de ses opinions partout dans la rue, ou dans nos cuisines.”
Cette phrase n’est pas anodine. Elle vise directement à expulser le religieux de l’espace public pour le cantonner à la sphère strictement privée. Bardella dessine ici les contours d’une société où la neutralité n’est pas seulement attendue de l’État, mais exigée des citoyens eux-mêmes lorsqu’ils évoluent en communauté. C’est une vision d’une laïcité de combat, une laïcité qui ne se contente pas de séparer, mais qui contraint.

L’Histoire Tragique comme Boussole
Mais là où le discours prend une ampleur particulière, c’est lorsque Jordan Bardella convoque les fantômes du passé pour justifier sa politique présente. Il refuse l’idée que sa position soit une stigmatisation nouvelle. Au contraire, il l’inscrit dans une longue tradition étatique française, celle de la mise au pas des pouvoirs religieux.
Il cite Richelieu face aux Protestants, Napoléon face aux Juifs, et la République naissante face à l’Église Catholique. “On a passé notre temps à mettre de côté la religion”, martèle-t-il, rappelant que la laïcité s’est imposée “de manière assez virulente”.
L’argument est redoutable : si la France a su, par la force ou la loi, soumettre les cultes précédents à l’autorité de l’État, pourquoi l’Islam ferait-il exception ? “On a refusé de le faire avec l’islam”, déplore-t-il, pointant ce qu’il considère comme une démission des élites politiques contemporaines. Pour lui, la paix civile ne s’obtient pas par le compromis, mais par l’affirmation d’une autorité supérieure, celle de la Nation.
Assimilation contre Intégration : Le Grand Clivage
C’est sans doute le cœur nucléaire de sa pensée. Jordan Bardella rejette en bloc le modèle de l’intégration, qu’il juge insuffisant, voire complaisant. “Moi je ne crois pas dans l’intégration, je crois dans l’assimilation.”
La nuance sémantique cache un gouffre idéologique. L’intégration suppose que l’on peut conserver sa culture d’origine tout en respectant les lois du pays d’accueil. L’assimilation, elle, exige une transformation, une refonte de l’identité pour se fondre dans le creuset national.
Bardella utilise une formule imagée pour expliciter sa pensée : “Lorsque vous arrivez dans un pays, vous n’apportez pas une différence, vous importez une nuance.” Selon lui, l’immigré ne doit pas arriver avec ses bagages culturels et religieux pour les poser au milieu du salon. Il doit se “séculariser”, se “laïciser”, faire l’effort de devenir semblable à l’autre. C’est un appel à l’effacement des particularismes au profit d’une uniformité républicaine.
Le Mythe de l’Immigration Européenne
Pour étayer sa thèse, Jordan Bardella n’hésite pas à dresser un comparatif historique risqué entre les vagues migratoires du passé et celles d’aujourd’hui. Il évoque avec nostalgie l’immigration polonaise, italienne, espagnole des années 50 et 60.
Selon lui, si cette immigration a réussi, ce n’est pas par hasard, mais parce que la France était “extrêmement exigeante”. Il affirme que ces immigrés européens n’ont “pas posé de problèmes” car la règle était claire : “Lorsque certains posaient problème, ils étaient renvoyés chez eux.”
Cette relecture de l’histoire migratoire sert un but précis : démontrer que l’échec actuel n’est pas dû à une fatalité, mais à un manque de fermeté. Il oppose brutalement cette immigration européenne à celle venue d’Afrique et du Maghreb, “pour lesquelles on a en effet connu qu’à l’échec”. Il sous-entend que la différence culturelle et religieuse est aujourd’hui trop grande pour être surmontée sans une politique d’assimilation drastique.

Être Français et Musulman : La Condition de l’Effort
Malgré la dureté du constat, Bardella laisse une porte entrouverte, mais elle est étroite. À la question de savoir si l’on peut être Français et musulman, il répond par l’affirmative, mais sous condition.
“On peut parfaitement être français de confession musulmane et se sentir attaché aux valeurs de la république.”
Cependant, il insiste sur le fait que cela demande un “effort”. Cet effort, c’est celui de la discrétion, de la primauté donnée à la loi civile sur la loi religieuse. Il ne s’agit pas seulement de respecter les règles, mais de les embrasser, de faire corps avec l’histoire et les mœurs du pays.
Un Débat Qui Ne Fait Que Commencer
L’intervention de Jordan Bardella sur RMC est symptomatique d’une époque où les positions se radicalisent. En affirmant que la religion est une simple opinion et en prônant un retour à une assimilation stricte, il bouscule le consensus mou qui règne parfois sur ces questions.
Ses propos choquent, divisent, mais ils ont le mérite de poser clairement les termes du débat qui agite la France : jusqu’où la République doit-elle aller pour préserver son unité ? Faut-il, comme le suggère Bardella, user de la même “virulence” que par le passé pour “régler” la question de l’Islam ? Ou bien le modèle d’assimilation qu’il prône est-il un vestige d’un temps révolu, inadapté à la France multiculturelle du XXIe siècle ?
Une chose est sûre : pour Jordan Bardella, la France n’est pas une auberge espagnole où chacun vient comme il est. C’est une vieille dame exigeante, qui ne donne son amour qu’à ceux qui acceptent de tout quitter pour elle, jusqu’à leurs propres racines. Un discours de fermeté qui, qu’on l’applaudisse ou qu’on le redoute, ne laisse personne indifférent.

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