Dans le contexte de la guerre en Ukraine qui se poursuit et des élections européennes approchant le 9 juin, Gaspard G et son équipe ont décidé de rencontrer toutes les têtes de liste des partis politiques crédités à plus de 5 % dans les sondages. Parmi les invités figuraient Valérie Hayer (Renaissance), Raphaël Glucksmann (Alliance Place Publique – Parti Socialiste), Manon Aubry (La France Insoumise), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Marie Toussaint (Les Écologistes) et Marion Maréchal (Reconquête). Malheureusement, Jordan Bardella du Rassemblement National n’a pas participé. Cette série d’entretiens, décomposée en cinq vidéos thématiques, se concentre sur les sujets jugés prioritaires par les spectateurs eux-mêmes. Ce quatrième épisode est consacré à la guerre en Ukraine, où huit questions ont été posées aux six candidats pour leur permettre de se positionner et de confronter leurs points de vue.
Le Régime de Vladimir Poutine : d’« Autoritaire » à « Fasciste »
Le 16 février, les médias annonçaient la mort d’Alexeï Navalny, le principal opposant à Vladimir Poutine. Cette nouvelle a créé une onde de choc mondiale, et il semble y avoir peu de doutes sur le fait que Navalny ait été tué par le régime russe. Il a été demandé aux candidats de qualifier en quelques mots le régime de Vladimir Poutine.
Valérie Hayer et François-Xavier Bellamy s’accordent à le qualifier de « régime autoritaire », Bellamy ajoutant que Poutine est « de plus en plus agressif […] vis-à-vis de nos démocraties avec des tentatives de manipulation de l’information ».
Raphaël Glucksmann le qualifie de « régime autoritaire » où il y a « une forme de simulacre d’élection » et « pas une liberté totale évidemment de l’opposition politique ».
Manon Aubry parle d’un « régime dictatorial d’une lâcheté absolue » et considère Vladimir Poutine comme « un tyran sanguinaire qui n’hésite pas à assassiner ses opposantes et ses opposants politiques ».
Marie Toussaint le qualifie de « régime fasciste dirigé par un tueur qui a fait ses classes au KGB et dans la mafia de Saint-Pétersbourg ».
L’Aide Militaire à l’Ukraine : Faut-il Augmenter ou Limiter ?

Il a été demandé aux candidats si l’Europe devait passer en économie de guerre pour produire davantage d’armes et aider plus l’Ukraine, alors que les États-Unis ont envoyé pour 42 milliards d’euros d’aide militaire entre février 2022 et décembre 2023, contre un peu plus de 5 milliards promis par l’Union européenne (UE) en tant qu’institution.
Valérie Hayer estime qu’« il faut continuer à soutenir l’Ukraine » et que « nous ne le faisons pas assez », en particulier la France qui a « pêché par la faiblesse de son aide ». Elle insiste sur la nécessité d’« augmenter les productions », car la France ne peut livrer que 3 000 obus par mois quand les Russes en tirent 20 000 par jour.
Raphaël Glucksmann est également favorable à un soutien dans la durée, ce qui suppose que « notre industrie de défense soit mobilisée pour produire ce dont les Ukrainiens ont besoin pour se défendre ».
Manon Aubry est d’accord pour « aider nos voisins Ukrainiens », mais n’est « pas prête à ce qu’on envoie des militaires français pour qu’ils aillent mourir la fleur au fusil en Ukraine », ce qui mènerait à une « escalade militaire sans fin » face à une puissance nucléaire.
Marion Maréchal souhaite une « aide logistique, financière, matérielle pour aider l’Ukraine à résister », mais fixe des « limites pour ne pas devenir un cobelligérant », notamment en n’envoyant pas d’armes « au détriment même de notre propre protection de défense », car notre armée est « en très mauvais état ».
Marie Toussaint et François-Xavier Bellamy n’ont pas abordé spécifiquement l’aide militaire dans cet extrait.
Souveraineté Énergétique Européenne : Indépendance ou Dépendance ?
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a justifié il y a un an la nationalisation d’EDF en affirmant que « l’indépendance énergétique n’a pas de prix » et que la guerre en Ukraine a montré que « dépendre du gaz et du pétrole russe c’est la pire des idées ». Il a été demandé aux candidats si l’UE doit gagner en souveraineté énergétique et comment.
Valérie Hayer affirme qu’« il faut qu’on assume en Européens qu’il faut qu’on sorte de nos dépendances », car elles « sont des faiblesses ».
Marion Maréchal trouve « assez délicieux d’entendre ce gouvernement parler de souveraineté énergétique alors qu’il a sabordé notre filière industrielle », notamment en fermant la centrale de Fessenheim. Elle regrette l’« hypocrisie qui consiste finalement à exporter les problèmes écologiques » et à refuser d’exploiter les ressources sur le sol européen.
Marie Toussaint pense que « nous sommes aujourd’hui drogués aux fossiles » et que pour être souverains, « nous devons faire cette transition énergétique », voyant dans les renouvelables « la condition même de notre souveraineté politique en Europe ».
François-Xavier Bellamy juge « un peu facile » de faire porter la responsabilité sur l’Ukraine. Pour lui, la nationalisation d’EDF est le résultat de la trajectoire dramatique dans laquelle le gouvernement a entraîné l’entreprise, notamment en décidant de « rompre avec le nucléaire ». Il croit que le nucléaire est « l’une des colonnes vertébrales de cette indépendance ».
Raphaël Glucksmann affirme que « la meilleure manière de garantir notre souveraineté en matière énergétique, ce sont les énergies renouvelables ». Il souligne que le nucléaire dépend de matières premières venant de pays comme le Niger, ce qui est « aussi très loin de la souveraineté ».
Manon Aubry n’a pas abordé ce point dans cet extrait.
Aide Économique à Kiev : Nécessité ou Fardeau ?
Le blocage temporaire par Viktor Orbán d’une aide financière de 50 milliards d’euros à l’Ukraine a soulevé la question de la nécessité de renforcer cette aide.
Valérie Hayer insiste sur le fait que « chaque euro d’aide qui va en Ukraine […] c’est un investissement dans notre propre sécurité ». Elle ajoute qu’en aidant l’Ukraine, « on se protège nous-mêmes ».
François-Xavier Bellamy prévient que « si les Ukrainiens perdent la guerre, […] alors nous serons tous d’une certaine manière concernés par le danger ». Il estime que la sécurité de l’Ukraine « c’est notre sécurité ».
Manon Aubry est d’accord pour continuer à aider, mais plaide aussi pour une « initiative diplomatique pour que on trouve une issue à ce conflit », car sinon « c’est tout le peuple ukrainien qui va mourir la fleur au fusil ».
Marion Maréchal souhaite trouver un « équilibre entre ce qui est soutenable pour la France et les Français », qui sont en pleine « crise inflationniste », et le « soutien légitime que nous pouvons envoyer » aux Ukrainiens.
Raphaël Glucksmann et Marie Toussaint n’ont pas abordé ce point dans cet extrait.
Une Armée Européenne : Urgence ou Illusion ?

La déclaration de Donald Trump, menaçant de ne pas protéger les « mauvais payeurs » de l’OTAN d’une attaque russe, a relancé le débat sur une défense européenne commune.
Manon Aubry pense qu’il faut « une armée commune européenne […] pour pouvoir défendre l’Europe mais aussi ses valeurs ».
François-Xavier Bellamy ne croit pas à une armée européenne, mais à « une stratégie commune en matière de défense et notamment en matière d’industrie de défense ».
Valérie Hayer appelle à « accélérer sur l’Europe de la défense » pour ne pas être « au pied du mur » en cas de réélection de Trump.
Raphaël Glucksmann y voit une vertu : « enfin peut-être les Européens vont-ils prendre leur sécurité en charge », car beaucoup ont « délégué finalement leur protection et leur défense aux Américains ».
Marion Maréchal et Marie Toussaint voient dans ces déclarations un « signal d’alarme de la dépendance dangereuse à l’OTAN », qui doit inciter à proposer une alternative ou des coopérations militaires.
Livraisons d’Armes à l’Ukraine : la France se Met-elle en Danger ?
La France livre des canons Caesar à l’Ukraine, mais certains, comme Marine Le Pen, estiment que cela affaiblit les propres réserves de l’armée française.
Marion Maréchal considère qu’il est « irresponsable de dépecer l’armée française » qui, selon elle, n’a que « trois jours de munitions » et ne serait pas capable de « tenir un front de 100 km en cas de guerre de haute intensité ».
Valérie Hayer critique la position de Marine Le Pen, fidèle selon elle à la protection des « intérêts de la Russie de Poutine », et affirme que « la France se mettrait en danger si […] elle ne transmettait que du savoir-faire et des équipements de protection ».
François-Xavier Bellamy et Raphaël Glucksmann réaffirment que « la sécurité des Ukrainiens, c’est notre sécurité » et qu’il faut donc les aider, tout en accélérant les capacités de production pour reconstruire l’outil industriel.
Manon Aubry et Marie Toussaint n’ont pas abordé ce point dans cet extrait.
La Responsabilité de l’Occident dans le Conflit
Un auditeur a soulevé la question de la responsabilité de l’OTAN dans le conflit, arguant que son élargissement vers l’Est aurait pu provoquer la réaction de Poutine.
Valérie Hayer, Raphaël Glucksmann et François-Xavier Bellamy rejettent fermement cette idée, affirmant que « la seule responsabilité, c’est celle de Vladimir Poutine ». Glucksmann ajoute que « c’est notre faiblesse face à Vladimir Poutine qui a précipité la guerre ».
Manon Aubry pense que « cette guerre aurait pu être évitée si les accords de Minsk […] avaient été respectés et si la France à ce moment-là avait joué son rôle diplomatique ».
Marie Toussaint et Marion Maréchal n’ont pas abordé ce point dans cet extrait.
L’Ukraine doit-elle Rejoindre l’Union Européenne ?
Le 23 juin 2022, l’Ukraine a obtenu le statut de candidat à l’UE. La question de son adhésion divise les candidats.
Valérie Hayer est pour.
Raphaël Glucksmann estime que « oui, l’Ukraine a vocation à intégrer l’Union européenne », car les Ukrainiens se battent aussi pour « nos valeurs de liberté, de démocratie ».
François-Xavier Bellamy et Marie Toussaint sont opposés à tout nouvel élargissement. Bellamy précise que l’intégration de l’Ukraine, un « géant agricole », serait « véritablement le tombeau de l’agriculture française ».
Manon Aubry répond clairement non, car cela créerait « une concurrence déloyale sur le sol européen », citant les différences de prix du poulet et de taille des exploitations agricoles.
Marion Maréchal ne croit pas que l’Ukraine deviendra un jour membre, car la distance est immense entre le modèle économique et social ukrainien et celui des pays de l’UE.
Le prochain épisode de cette série abordera le thème de l’identité européenne et du droit à l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux.

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