“Il y a cinq personnes que je ne pardonnerai jamais.” La phrase est tombée comme un couperet, froide, sans détour. Prononcée à 48 ans par Giorgia Meloni, la première femme à diriger un gouvernement italien, elle a secoué Rome et divisé une nation déjà habituée aux passions politiques. Ce n’était pas une menace en l’air, ni un simple mot jeté au hasard. C’était un verdict. Un verdict forgé dans la colère d’une enfance brisée, poli par les préjugés et scellé par les trahisons au sommet du pouvoir.
Pour comprendre la puissance de ce “jamais”, il faut remonter aux origines. Giorgia Meloni est née en 1977 dans le quartier populaire de Garbatella, un labyrinthe romain où l’on apprend tôt que pour exister, il faut se battre. Son père quitte le foyer alors qu’elle n’a que 11 ans, laissant un vide immense, un abandon primal qui façonnera à jamais son rapport à la force et son indépendance farouche. Élevée par une mère seule, elle a grandi dans la “volonté de survivre”.
Cette volonté l’a poussée, dès l’âge de 15 ans, à rejoindre le Front de la jeunesse, l’aile militante d’un parti héritier du fascisme. Un choix qui la marginalise mais qui forge sa conviction : elle parlera sans trembler, même quand le monde la juge. Elle gravit les échelons, devient la plus jeune ministre de l’histoire italienne sous Berlusconi en 2008, puis fonde son propre parti, Fratelli d’Italia, en 2012. Son triptyque “Dieu, Patrie, Famille” devient sa marque de fabrique et la cible de ses détracteurs.

En octobre 2022, elle franchit la dernière marche. L’enfant de Garbatella devient Présidente du Conseil. Mais le pouvoir est une épreuve de solitude. Et c’est là que la liste des impardonnables a commencé à se graver dans sa mémoire.
Car derrière la cheffe de gouvernement se cache une femme qui a dû se battre contre tout : contre les hommes, contre les préjugés, et même contre ses propres alliés. La politique italienne est un théâtre d’ombres où les alliances se font et se défont au gré des intérêts. Meloni, avec sa rhétorique identitaire et son passé qui suscite la méfiance de Bruxelles, est une anomalie. Elle ne cherche pas à plaire, elle cherche à durer. Et pour durer, elle a appris à ne pas faire confiance.
Le premier nom sur sa liste invisible est sans doute celui qui lui a causé le plus de tort public : son propre compagnon, Andrea Giambruno. En 2023, l’humiliation est nationale. Des enregistrements sont diffusés, montrant le journaliste télé tenir des propos sexistes crus à des collègues. L’Italie observe la femme trahie. Mais Meloni réagit en dirigeante debout. “Ceux qui espéraient me voir faiblir ne me connaissent pas”, lance-t-elle, annonçant leur séparation. Le scandale, loin de l’abattre, renforce son image de mère courage. Mais la blessure intime est là, profonde.
Les autres noms appartiennent au champ de bataille politique, là où les trahisons sont monnaie courante mais n’en sont pas moins douloureuses.
Matteo Salvini, son allié de coalition et rival permanent. Les deux incarnent une droite populiste, mais leurs styles s’opposent. Lui joue l’inconstance, elle la discipline de fer. Leurs affrontements en conseil des ministres sont légendaires. Elle le juge peu fiable, lui la traite de “professeur d’école”. “On ne trahit pas deux fois la même cause”, aurait-elle murmuré après un énième coup de poignard de Salvini sur la politique migratoire. Impardonnable.
Silvio Berlusconi, le patriarche, fut un mentor avant de devenir un détracteur. Il la soutenait, puis l’a jugée “froide, ingrate, ambitieuse jusqu’à la cruauté”. En 2023, un micro capte sa sentence : “Meloni est insupportable”. À sa mort, elle assiste aux funérailles, le regard figé, sans une larme. Non par indifférence, mais par refus de donner à la presse le plaisir d’y lire un regret.

Marine Le Pen, la rivale française, ajoute une touche d’orgueil blessé. Longtemps alliées dans le rêve d’une Europe souverainiste, la rupture survient en 2024. Meloni, en “réal politique”, choisit de se rapprocher de Bruxelles pour sécuriser les fonds européens. Le Pen la traite de “traîtresse idéologique”. Pour Meloni, qui se bat pour la crédibilité de l’Italie, c’est une attaque personnelle.
Le cinquième nom est le plus inattendu, mais peut-être le plus symbolique. Brian Molko, le chanteur du groupe Placebo. En juillet 2023, lors d’un concert à Turin, il l’insulte publiquement, la traitant de “fasciste” et “raciste” devant des milliers de fans. Meloni dépose plainte. L’affaire devient un symbole : la cheffe d’État attaquée sur son sol par un artiste étranger. Lorsque Molko est condamné à une amende, elle aurait dit à ses conseillers : “Je peux pardonner l’erreur, jamais le mépris.”
Ces cinq figures racontent l’histoire d’une solitude. Depuis qu’elle est au pouvoir, et surtout depuis l’humiliation publique infligée par son ex-compagnon, Giorgia Meloni vit une existence quasi ascétique. Finis les dîners mondains, les sourires calculés. Elle s’est refermée. Ses collaborateurs la décrivent comme “épuisée mais lucide”, “méfiante, parfois glaciale”. Elle dort peu, lit tout, traque les critiques.
L’année 2025 a été une épreuve du feu. Manifestations, crise migratoire, et même une plainte déposée devant la Cour pénale internationale pour une supposée complicité avec Israël à Gaza. Une accusation qu’elle juge “absurde”, mais qui l’affecte. “On veut me salir parce que je suis une femme de droite et que je tiens”, confie-t-elle en privé.
Le pouvoir est devenu son rempart et sa prison. Un soir de juin 2025, isolée lors d’un Conseil européen tendu face à Macron et Scholz, un micro capte à nouveau sa voix basse : “Je ne leur pardonnerai jamais”. Ce soir-là, disent ses proches, elle a compris. La femme politique est devenue une forteresse.
Les réunions deviennent plus courtes, les décisions plus abruptes. “Le compromis, c’est la faiblesse”, lance-t-elle à un ministre. L’Italie découvre une Meloni plus froide, mécanique, dont la voix a perdu sa chaleur mais gagné une autorité glaciale. On dit qu’elle ne fait plus confiance qu’à deux conseillers et qu’elle garde une photo de sa fille Ginevra sur son bureau, unique trace de tendresse.
Dans les couloirs du palais Chigi, on murmure qu’elle garde une liste non pas écrite, mais gravée dans sa mémoire. Une liste qu’elle relit chaque matin. Dans un pays où le pardon est un mot de confession, Giorgia Meloni l’a transformé en arme.
Aujourd’hui, elle semble avoir trouvé une forme de paix dans l’intransigeance. “On me reproche d’être trop dure, mais on ne survit pas autrement”, a-t-elle confié. Elle a changé la perception du pouvoir féminin en Italie, non pas en jouant le jeu, mais en le brisant. La question demeure : peut-on vraiment gouverner sans jamais pardonner ? L’histoire jugera. Mais à Rome, dans le silence de son bureau où les lumières restent allumées jusqu’à l’aube, la femme que l’Europe redoutait a déjà livré sa réponse. Et elle est irrévocable.
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