Elle était l’incarnation de la “femme idéale”, l’icône absolue du cinéma européen. Romy Schneider, c’était Sissi, l’impératrice radieuse qui a défini une époque. Mais derrière le glamour, se cachait une femme hantée. En mai 1982, à 43 ans, elle est retrouvée morte dans son appartement parisien. La version officielle : insuffisance cardiaque. Mais un détail crucial alimente le mystère depuis des décennies : aucune autopsie n’a jamais été pratiquée.
Depuis, les rumeurs de suicide, de surdose, et de désespoir silencieux n’ont jamais cessé. Que s’est-il réellement passé durant les dernières heures de celle qui fut à la fois l’actrice la plus aimée de France et d’Allemagne, et peut-être la plus tragique ?
Née Rosemarie Magdalena Albach, Romy Schneider était destinée aux projecteurs. Issue d’une dynastie d’acteurs, elle devient une star à 15 ans. À 17 ans, la trilogie “Sissi” la propulse au rang de phénomène culturel. Elle est la grâce impériale, un conte de fées en chair et en os. Mais Romy étouffe. Dans un acte de rébellion artistique audacieux, elle refuse le quatrième volet de “Sissi”, renonçant à une fortune pour sa liberté.
Elle part pour la France et s’épanouit. Elle travaille avec les plus grands, Visconti, Welles, Sautet. Elle devient l’actrice fétiche de Claude Sautet, remporte deux César pour “L’important c’est d’aimer” et “Une histoire simple”. Elle n’est plus la jeune Autrichienne innocente ; elle est une icône française, admirée pour sa vulnérabilité brute et son intelligence féroce.

Mais sous la surface de la gloire, la vie de Romy est une litanie de chagrins, une tragédie bien plus sombre que tous les rôles qu’elle a pu jouer.
Son enfance, d’abord, est marquée par l’absence. Née en 1938, elle est élevée par ses grands-parents pendant que ses parents, acteurs célèbres sous le régime nazi, poursuivent leur carrière. Elle est envoyée en internat catholique à 11 ans. Sa mère, Magda Schneider, réapparaît dans sa vie avec un seul objectif : faire de Romy une star, son héritage. Magda contrôle tout : ses rôles, son image, ses contrats. Romy avouera plus tard vivre dans un environnement familial terrifiant, notamment à cause de son beau-père, qui la regardait d’une manière qui la glaçait.
Cette quête de liberté la jette dans les bras d’Alain Delon en 1958. Elle a 20 ans, il est un inconnu magnétique. Elle le suit à Paris, rompant avec sa mère et son image de “Sissi”. Ils deviennent “les fiancés de l’Europe”. Mais leur relation est chaotique. En 1964, Romy rentre d’un tournage et trouve un appartement vide, un bouquet de roses, et une lettre d’adieu. Delon l’a quittée pour une autre femme, enceinte. Romy est anéantie. Elle tente de se suicider. Elle dira plus tard : “Après Alain, je n’ai plus jamais été la même.”
Elle tente de se reconstruire. Elle épouse le metteur en scène allemand Harry Meyen en 1966. Ils ont un fils, David, en 1967. C’est “la plus heureuse période de sa vie”. Mais le mariage se délite. Meyen, dépressif, se suicide par pendaison en 1979. Romy, rongée par la culpabilité, se sent responsable.
Elle se remarie avec son secrétaire, Daniel Biasini, en 1975, et donne naissance à sa fille, Sarah. Mais cette union échoue aussi, Romy se sentant à nouveau piégée, commençant à boire de plus en plus pour supporter le vide émotionnel.
Et puis vient l’année 1981. L’année qui scellera son destin.

Déjà affaiblie par l’ablation d’un rein en 1979, Romy apprend qu’elle a une tumeur à l’autre rein. Elle souffre de douleurs chroniques, d’insomnie, mais continue de tourner, de sourire, de faire semblant.
Et le 5 juillet 1981, l’impensable se produit. Son fils David, âgé de 14 ans, le centre de son univers, tente d’escalader le portail de la maison de ses beaux-grands-parents. Il glisse. L’un des pics de métal transperce son artère fémorale. Il se vide de son sang en quelques minutes.
Pour Romy, c’est la fin du monde. Le chagrin l’engloutit vivante. “J’ai enterré mon mari, j’ai enterré mon enfant. Je suis toujours avec eux,” confie-t-elle. Elle cesse de manger. Les bouteilles de vin s’accumulent. Elle reste assise, silencieuse, écrivant des lettres à David. Sur le tournage de son dernier film, “La Passante du Sans-Souci”, elle récite ses scènes en pleurant, la frontière entre son personnage et sa propre douleur ayant totalement disparu.
C’est dans cet état qu’elle arrive au 29 mai 1982.
Ce matin-là, son compagnon Laurent Pétin la découvre, affalée sur son bureau. Une cigarette entre les doigts. Une lettre, à moitié écrite, posée sur la table. Le médecin légiste conclut à un arrêt cardiaque. L’affaire est classée. “Pour préserver le mythe de Sissi”, dit-on.
Mais le doute persiste. Alain Delon est catégorique : “Elle est partie parce que David est mort.” Il pense qu’elle s’est laissée mourir.

Pourtant, Claude Pétin, une amie proche qui a dîné avec elle la veille, jure le contraire. Romy était heureuse ce soir-là, amoureuse de Laurent. Elle avait arrêté de boire, elle avait des projets. Quand Claude lui propose un somnifère, Romy refuse sèchement : “Tu sais que je ne prends plus ces trucs-là ? C’est pour ça que je ne dors pas.” Quelques heures plus tard, elle était morte. Claude Pétin insiste : il n’y avait ni alcool, ni médicaments en évidence.
Alors, que croire ? Un suicide ? Un cœur affaibli par l’opération, l’alcool et les pilules ? Ou simplement un cœur qui a cessé de battre, littéralement brisé par un chagrin trop lourd à porter ?
Le chagrin n’apparaît pas sur un rapport médical. Mais il tue.
Alain Delon, absent aux funérailles, posera un dernier geste d’amour. Il fera exhumer le corps de David pour qu’il soit enterré aux côtés de sa mère, “pour qu’elle ne soit pas seule”. “On me dit que tu es morte”, écrira-t-il, “mais moi, je te vois dormir.”
Romy Schneider, l’impératrice tragique, nous a quittés sur une phrase inachevée, une vie non résolue. Elle était fatiguée. Fatiguée de perdre, fatiguée de faire semblant, fatiguée de sourire quand son âme criait. Peut-être n’avait-elle pas l’intention de mourir cette nuit-là. Mais peut-être, au fond, était-elle enfin prête.

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