Dans le monde hyper-connecté des influenceurs et des stars de télé-réalité, la frontière entre vie privée et exposition publique est devenue si fine qu’elle en est presque invisible. Chaque jour, des millions de followers sont invités dans l’intimité de leurs idoles, assistant à leurs joies, leurs peines, et même… leurs phobies les plus profondes. C’est précisément ce qui s’est produit récemment lorsque Thibault Garcia a décidé de pointer son smartphone vers sa femme, Jessica Thivenin, dans un moment de vulnérabilité absolue. Le résultat ? Une séquence vidéo qui a fait le tour de Snapchat, montrant la reine des “Marseillais” “complètement tétanisée”, en proie à une panique intense face à une simple aiguille de piercing.

Loin des plages de Dubaï et des villas de luxe, c’est dans le décor aseptisé d’un salon de piercing que le drame, à la fois intime et public, s’est joué. Jessica Thivenin, connue pour son caractère bien trempé et sa franchise légendaire, avait un désir, un rêve qu’elle caressait “depuis très très longtemps” : se faire percer le tragus, ce petit bout de cartilage à l’entrée de l’oreille. Une envie anodine pour beaucoup, mais une véritable montagne à surmonter pour elle.

“J’avais trop peur”, confie-t-elle à sa communauté, juste avant l’épreuve. Et sa peur n’avait rien d’une posture. La vidéo, filmée par un Thibault à la fois amusé et soutenant, ne cache rien de l’angoisse qui étreint la jeune femme. “Plus je marche vers l’endroit pour faire percer, puis en fait je me dis que je suis pas du tout courageuse en fait”, lâche-t-elle, la voix tremblante.

Ce qui est fascinant dans cette séquence, ce n’est pas tant l’acte du piercing lui-même, mais la mise en scène de la peur. Jessica, qui a pourtant bravé des épreuves bien plus complexes sous l’œil des caméras de W9, se retrouve ici confrontée à une phobie viscérale. Elle tente de se rassurer, de rationaliser. Elle se remémore ses anciens piercings : “J’avais déjà fait la langue à l’époque, j’avais fait le nez, j’avais fait ici… mais c’est de la peau molle tout ça, c’est mou”. Le problème, ici, c’est le cartilage. “Mais genre là, c’est dur !”, s’exclame-t-elle, l’horreur peinte sur le visage.

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Cette peur de l’aiguille, de la douleur, de l’inconnu, est profondément humaine. En partageant ce moment, Jessica Thivenin a, sans peut-être le vouloir, touché une corde sensible universelle. Qui n’a jamais senti cette boule au ventre chez le dentiste, ou cette appréhension avant une simple prise de sang ? En exposant sa “panique” à des millions de personnes, elle brise l’image lisse et parfaite souvent associée aux influenceurs. Elle redevient humaine, faillible, et incroyablement relatable.

Le rôle de Thibault dans cette histoire est tout aussi central. Il est le chroniqueur de cette mini-épreuve. Sa caméra est omniprésente, capturant les yeux écarquillés de sa femme, ses respirations saccadées, et ses tentatives de se défiler. “Bon les gars, si je survis… “, murmure-t-elle, mi-sérieuse, mi-blagueuse, alors que le perceur prépare son matériel. La tension est palpable. On la voit s’agiter, nerveuse, incapable de tenir en place.

Puis vient le moment fatidique. Le perceur s’approche. Jessica ferme les yeux, se crispe. “Ça y est…”, entend-on. La suite est une symphonie de petits cris étouffés, de respirations coupées et de “non, non, non” presque inaudibles. Elle est “complètement paniquée”, comme l’indique le titre de la vidéo, et chaque seconde semble durer une éternité. Thibault, derrière l’objectif, capture tout. Il est le témoin privilégié de cette lutte intime contre la peur.

Et puis, soudain, c’est fini. “C’est fini, c’est fini, c’est fini”, la rassure le perceur. L’accalmie après la tempête. Le soulagement sur le visage de Jessica est immédiat, presque comique. “Bon alors ça y est, j’ai été percée”, annonce-t-elle, encore sous le choc, mais déjà un sourire aux lèvres.

“C’était quelque chose, c’était une sacrée épreuve pour moi”, avoue-t-elle, comme si elle venait de terminer un marathon. Cette petite phrase résume tout : ce qui est anodin pour les uns peut être un Everest pour les autres. Elle est fière. Fière d’avoir vaincu cette peur qui la tenaille depuis si longtemps. “Ça fait genre des années que je veux le faire et j’avais été incapable”.

Ce récit ne serait pas complet sans la petite touche “Jessica Thivenin” qui fait le sel de ses partages. À peine l’épreuve surmontée, la star de télé-réalité retombe dans son rôle de consommatrice. Elle explique, avec cet humour qui la caractérise, qu’elle s’est fait “embobiner” par la perceuse. “À la base, j’étais partie juste pour faire ça, et elle a commencé à me sortir des boucles d’oreille avec une oreille en caoutchouc… […] je me suis fait embobiner, j’ai tout acheté”. Elle se décrit elle-même comme une “bonne cliente”, capable de se “faire avoir comme ça”. Une anecdote légère qui détend l’atmosphère et montre une autre facette de sa personnalité : l’impulsivité et la passion pour la mode.

"Réfléchissez bien avant !" : Jessica Thivenin dévoile le piercing qu'elle  regrette le plus sur son corps

Au-delà de l’anecdote, cet épisode soulève des questions fascinantes sur notre époque. Pourquoi regardons-nous ? Pourquoi Thibault filme-t-il ? Et pourquoi Jessica accepte-t-elle de partager ce moment de détresse brute ?

La réponse est multiple. D’abord, il y a la recherche d’authenticité. Le public est lassé des vies parfaites et filtrées. Un moment de faiblesse, une peur avouée, crée un lien plus fort, plus “vrai”. En se montrant “tétanisée”, Jessica n’est plus seulement une millionnaire à Dubaï, elle est cette fille qui a peur des aiguilles, comme des milliers d’autres.

Ensuite, il y a le pouvoir de la narration. Thibault et Jessica sont les maîtres de leur propre storytelling. Ils transforment un non-événement (un piercing) en une mini-série à suspense, avec un début (l’angoisse), un climax (la panique pendant l’acte) et une fin (le soulagement et le shopping). C’est du divertissement à l’état pur, consommé en quelques “snaps”.

Enfin, il y a la dimension cathartique. En regardant Jessica surmonter sa peur, même en tremblant, certains followers y trouvent peut-être une forme d’encouragement. “Si elle, avec toute sa peur, a pu le faire, alors peut-être que moi aussi je peux affronter ma petite phobie”, se disent-ils. Elle lance d’ailleurs un message à sa communauté : “Si vous voulez le faire, allez-y !” (tout en rappelant aux mineurs de demander l’autorisation parentale, bien sûr).

En fin de compte, cette vidéo de Jessica Thivenin en panique chez le perceur est bien plus qu’un simple “buzz”. C’est un instantané parfait de notre ère numérique, où l’intime devient public, où la vulnérabilité devient une force de connexion, et où même la peur la plus irrationnelle peut se transformer en contenu viral. Jessica est repartie avec un nouveau bijou et une “sacrée épreuve” de moins à affronter. Et nous, spectateurs, restons avec cette image étrangement touchante d’une femme qui, malgré les apparences, est finalement juste comme tout le monde.