C’est une scène qui restera gravée dans les annales de cette législature tumultueuse. Alors que les débats budgétaires s’enlisent dans une technicité soporifique pour le grand public, une voix s’est élevée pour briser le ronronnement de l’Hémicycle. Jean-Philippe Tanguy, figure montante et bras armé financier du Rassemblement National, a livré ce 22 novembre 2025 une charge d’une violence rare, mais d’une précision chirurgicale, contre ce qu’il qualifie de “comédie” gouvernementale.
Dans une atmosphère électrique, où chaque mot semblait peser une tonne de dynamite, le député de la Somme a méthodiquement déconstruit le projet de loi de finances, accusant l’exécutif et ses alliés de circonstance de dissimuler aux Français une “boucherie fiscale” sans précédent. Retour sur un moment de vérité politique qui a fait trembler les murs du Palais Bourbon.
“Vous êtes une excellente comédienne” : L’Entrée en Matière Cinglante

Dès sa prise de parole, le ton est donné. Pas de politesses superflues, pas de circonvolutions. S’adressant directement à la ministre au banc, Jean-Philippe Tanguy ironise sur ses talents d’actrice : “Vous êtes une si bonne comédienne que pendant 125 heures, on a réussi à parler de beaucoup de choses… sauf de l’essentiel.”
Cette phrase, lourde de sens, pose le décor. Pour le député RN, les centaines d’heures de débats qui viennent de s’écouler ne sont qu’un écran de fumée, une vaste diversion orchestrée pour masquer la réalité crue des chiffres. Et ces chiffres, Tanguy les jette au visage de la majorité avec une froideur implacable : un déficit réel de 5%, une dérive des dépenses de 28 milliards d’euros, et surtout, le chiffre qui fait mal, 19 milliards d’euros d’impôts nouveaux.
C’est là le cœur de l’accusation : le gouvernement, soutenu tacitement par une partie des Républicains (LR) et des Socialistes, tenterait d’imposer un budget d’austérité tout en jurant la main sur le cœur protéger le pouvoir d’achat. Pour Tanguy, c’est un “mensonge d’État” que les Français, loin d’être dupes, ont parfaitement perçu.
Les 5 Tabous qui Ruinent la France
Mais au-delà de la critique comptable, c’est sur le terrain idéologique que Jean-Philippe Tanguy a porté l’estocade. Il a listé, un à un, les “tabous” budgétaires, ces vaches sacrées que la classe politique traditionnelle refuse obstinément de sacrifier, préférant taxer les classes moyennes.
1. Le Tabou de l’Immigration C’est le “tabou des tabous”, selon l’orateur. Alors que le RN proposait 150 millions d’euros d’économies immédiates sur ce poste, l’alliance hétéroclite de la gauche et de la “lâcheté de la Macronie” a rejeté l’amendement. Pour Tanguy, c’est la preuve flagrante que l’idéologie prime sur le bon sens budgétaire, même quand les caisses sont vides.
2. Les Énergies Intermittentes : Un Gouffre à 10 Milliards Le deuxième angle d’attaque concerne la transition énergétique telle qu’elle est menée. Tanguy pointe du doigt les 10 milliards d’euros de subventions versées aux énergies “intermittentes” (éolien, solaire), qu’il juge inefficaces. “On ne peut rien faire, madame la ministre ?”, lance-t-il, défiant le gouvernement de laisser la place à Marine Le Pen et Jordan Bardella s’ils se sentent impuissants à couper ces robinets financiers.
3. L’Union Européenne : “Ursula, Rend l’Argent !” C’est sans doute la phrase qui deviendra virale. Reprenant une rhétorique souverainiste offensive, Jean-Philippe Tanguy s’attaque à la contribution de la France au budget de l’UE. “Il n’y a plus d’argent en France, sauf pour Madame von der Leyen”, tonne-t-il, avant de lâcher ce cri du cœur politique : “Ursula, rend l’argent !”. Une demande de “remise à plat” des relations financières avec Bruxelles qui résonne fort dans un contexte de crise.

4. Le Clientélisme Territorial Le quatrième tabou est celui du “millefeuille territorial”. Tanguy dénonce un système de “gros billets” distribués aux collectivités, non pas pour l’intérêt général, mais pour entretenir des réseaux d’élus. Il décrit une mécanique bien huilée où les amendements pleuvent dès qu’il s’agit d’arroser les baronnies locales, alors que le silence règne sur les économies structurelles.
5. La Bureaucratie et les “Amis du Pouvoir” Enfin, le dernier coup de boutoir vise l’administration elle-même. Le député décrit une bureaucratie devenue le refuge des “amis jamais élus” ou “battus”, recasés dans des agences et des comités Théodule aux frais du contribuable. Une critique acerbe de l’entre-soi parisien qui fait mouche auprès d’une France périphérique qui se sent exclue.
La Fraude Fiscale et le “Cadeau” aux Multinationales
L’intervention ne s’arrête pas là. Jean-Philippe Tanguy soulève un dernier point crucial : la fraude fiscale. Il accuse le gouvernement et la “presse oligarchique” d’avoir menti en prétendant que le RN voulait augmenter les taxes. Au contraire, il affirme que son parti veut la justice fiscale.
Il dénonce le refus du gouvernement d’appliquer une méthode de calcul qui forcerait les multinationales à payer leur juste part d’impôt, au même titre que les TPE et PME françaises. “Il est hors de question de faire payer aux ménages français les impôts de vos amis”, assène-t-il, positionnant le RN comme le défenseur des petits entrepreneurs face aux géants mondialisés protégés par l’exécutif.
Vers la Dissolution ?

La conclusion de Jean-Philippe Tanguy est sans appel. Pour lui, ce budget est mort-né. “Personne ne votera ce budget, tant vous en avez honte”, prédit-il. Il voit dans cet épisode parlementaire la fin d’un cycle, l’agonie d’un système à bout de souffle qui ne tient plus que par des artifices constitutionnels (le 49.3) ou des ordonnances.
Son appel final résonne comme un slogan de campagne : “Il est temps de partir. Stop aux compromissions. Oui à la dissolution !”. En appelant ouvertement à de nouvelles élections, Jean-Philippe Tanguy ne fait pas que commenter un budget ; il acté le divorce définitif entre la représentation nationale actuelle et, selon lui, la volonté populaire.
Cette intervention magistrale, par sa densité et sa violence maîtrisée, marque un tournant. Elle cristallise toutes les frustrations d’une opposition qui se sent prête à gouverner et qui ne supporte plus ce qu’elle considère comme le théâtre d’ombres de la Macronie. Reste à savoir si cet électrochoc verbal suffira à réveiller les consciences ou si le “rouleau compresseur” budgétaire continuera sa route, sourd aux avertissements. Une chose est sûre : après le passage de la tempête Tanguy, le silence de l’Assemblée n’a jamais semblé aussi lourd.
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