Dans le tourbillon incessant de l’actualité politique et médiatique française, certaines interventions parviennent à se distinguer par leur capacité à susciter l’indignation, l’amusement ou une profonde réflexion. Récemment, l’émission “MédiaMaské” a mis en lumière une série de séquences qui, mises bout à bout, dessinent un tableau saisissant de l’hypocrisie ambiante et des dérives du débat public. Au cœur de cette tempête, Jean Messiha s’est distingué par des propos polémiques, tandis que l’affaire Nicolas Sarkozy a révélé des dissonances flagrantes au sein de la classe médiatique et politique.
Jean Messiha : Quand l’Attaque se Retourne Contre l’Attaquant
L’une des séquences les plus marquantes est sans conteste l’intervention de Jean Messiha, affectueusement surnommé “Jano le Scandaleux” par l’animateur de “MédiaMaské”, tant ses sorties médiatiques semblent constamment génératrices de controverses. Sa dernière déclaration, qualifiée de “dinguerie”, visait deux figures emblématiques de la culture et du sport français : la chanteuse Aya Nakamura et le footballeur Ousmane Dembélé.

Messiha s’est interrogé sur la capacité de ces personnalités à “faire rayonner la France”. Selon lui, ils ne feraient pas rayonner la “France d’identité française”. Il a notamment critiqué Aya Nakamura pour chanter dans un “sabir afro-français qui n’est pas accessible à tout le monde”, la comparant négativement à Charles Aznavour. Concernant Ousmane Dembélé, malgré son talent de footballeur, Messiha a remis en question son identité française en évoquant l’épouse de Dembélé, qui porterait un voile intégral dissimulé par un masque chirurgical, une “manière de contourner la loi”. Il a conclu en se demandant si la famille Dembélé représentait l’archétype de la famille française.
Face à ces propos, l’animateur de “MédiaMaské” n’a pas mâché ses mots. Il a pointé du doigt l’absurdité de remettre en cause la nationalité d’une personne née en France, comme Dembélé (né à Vernon), surtout venant de quelqu’un comme Messiha, né en Égypte. La comparaison humoristique de Messiha à un “vendeur dans Aladin” ou à la “mascotte de Camel” a souligné le caractère caricatural et l’aspect visuel de son intervention, renforçant l’idée d’un discours déconnecté de la réalité. Cette séquence met en lumière la tendance à essentialiser l’identité française et à juger de la “francité” des individus sur des critères superficiels ou culturels, souvent teintés de préjugés.
L’Affaire Sarkozy : Le Journalisme à Deux Vitesses
Le deuxième volet de cette analyse s’est concentré sur l’affaire Nicolas Sarkozy, condamné à cinq ans de prison (dont un ferme) pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes Bismuth. La réaction de certains médias, notamment CNEWS, a été épinglée pour son hypocrisie et son manque d’objectivité.
L’animateur de “MédiaMaské” a ironiquement présenté CNEWS comme le parangon du “vrai journalisme, le journalisme propre, carré, éthique, le seul, l’unique journalisme objectif”. Il a ensuite diffusé un extrait où une journaliste de CNEWS s’indignait de la condamnation de Sarkozy, insistant sur l’absence de “preuves de délit” et “d’enrichissement personnel”, remettant en cause la décision des magistrats et l’exécution provisoire de la peine, qui serait une “humiliation” et un “acharnement judiciaire”. La journaliste a même évoqué la “nausée” provoquée par les “vociférations de joie de la gauche” et a alerté sur le risque que “les Français puissent demain aller en prison sans preuve mais pour une intention”.

Cette ligne de défense contrastait de manière flagrante avec les positions souvent adoptées par ces mêmes chaînes sur le laxisme judiciaire, notamment lorsqu’il s’agit d’autres justiciables. “On est des poissons rouges en fait, on n’a pas de mémoire”, a ironisé l’animateur, rappelant que Laurence Ferrari, figure médiatique, avait eu un avis très différent il y a quelques années, notamment concernant les accusations de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007. À l’époque, Sarkozy avait réagi avec véhémence, attaquant la crédibilité des sources (le fils Kadhafi) et de la chaîne TF1 qui posait la question. Cette comparaison met en évidence la flexibilité de certains discours médiatiques en fonction des personnalités concernées.
Charles Consigny et la Réflexion sur la Justice
Dans ce paysage médiatique mouvant, l’intervention de Charles Consigny, chroniqueur aux “Grandes Gueules” et se définissant comme de droite voire d’extrême droite, a surpris par son virage inattendu vers une critique plus nuancée de la justice. Consigny a exprimé son indignation face au fait que, dans l’affaire des agressions de Tourcoing (où des policiers avaient été attaqués), “les deux Arabes qui étaient là sont les deux seuls qui dorment en prison ce soir”. Il a affirmé que cela était dû à leur origine, ajoutant : “je pense que c’est parce qu’il est né Ahmed Jourri qu’il dort en prison ce soir”.
Cette déclaration a été interprétée comme une dénonciation du racisme et d’une justice à deux vitesses, où l’origine ethnique pourrait influencer les décisions. Consigny a également lié ces incarcérations à la nécessité de “justifier le mandat de dépôt qui a été décerné à Nicolas Sarkozy”, suggérant que l’on “a pris les deux Arabes” comme des “têtes qu’on exhibe à la clameur de la foule”. Une critique acerbe qui va à l’encontre des discours habituels de l’extrême droite. L’animateur de “MédiaMaské” a salué cette prise de position inattendue, chantant ironiquement “Il est des nôtres, il dénonce les racistes comme les autres.”
Danièle Obono : La Dénonciation de l’Hypocrisie en Direct

Pour boucler la boucle de cette journée de l’hypocrisie, la députée La France Insoumise, Danièle Obono, a livré une intervention percutante sur BFM TV, venant justement “pointer cette hypocrisie”. Elle a mis en exergue le contraste flagrant entre le traitement médiatique et judiciaire réservé à Nicolas Sarkozy et celui des “gamins des cités”.
Obono a affirmé que la “bienveillance” et la “compréhension” dont bénéficiait Sarkozy n’étaient possibles “que parce qu’il s’agit de Nicolas Sarkozy”. Elle a déploré que le “gamin des cités” n’ait “jamais le droit à ce qu’on comprenne que non, c’est pas VIP, non c’est pas le club Med”. Elle a souligné que ce dernier n’aurait “jamais droit au plaidoyer de grands avocats qui expliquent comment l’affaire est bien plus compliquée”, mais plutôt à un “déluge de discours” des mêmes personnes qui, aujourd’hui, sont “d’une bienveillance avec Monsieur Nicolas Sarkozy en expliquant à quel point c’est une injustice”.
Obono a insisté sur le fait que de nombreuses personnes voient leur vie “complètement brisée” par des politiques de “pseudo-fermeté” et de “tolérance zéro”, souvent défendues par ceux qui s’indignent du sort de Sarkozy. Elle a conclu en rappelant que, contrairement à ces “dizaines et dizaines de gens qui parfois même ne sortent pas de prison parce qu’ils finissent par en finir en prison”, Nicolas Sarkozy, même s’il est emprisonné, aura les moyens de “se réparer”. Cette intervention a clairement mis en lumière la justice à deux vitesses et l’iniquité du système, renforçant le sentiment d’une hypocrisie généralisée dans le débat politico-médiatique.
Giorgia Meloni : Une Colonne Vertébrale au-delà des Idéologies
Dans un contraste saisissant avec les tergiversations observées en France, la séquence a également mis en avant le discours de Giorgia Meloni, Première ministre italienne, une figure pourtant classée à l’extrême droite. Meloni, s’exprimant en italien, a souligné que “la réaction à une agression doit toujours respecter le principe de proportionnalité”, un principe qui “vaut pour les individus, et à plus forte raison pour les États”. Elle a affirmé qu’Israël avait “dépassé cette limite avec une guerre à grande échelle qui implique excessivement la population civile palestinienne”.
Elle a ajouté que “c’est sur cette limite que l’État hébreu a fini par enfreindre les normes humanitaires, provoquant un massacre parmi les civils”. L’Italie a qualifié ce choix d’”inacceptable” et votera en faveur de certaines sanctions proposées par la Commission européenne envers Israël. Meloni a insisté sur l’engagement de l’Italie à travailler pour un “cessez-le-feu permanent, l’exclusion du Hamas de toute dynamique de gouvernement en Palestine, le retrait progressif d’Israël de Gaza” et la “réalisation de la perspective des deux États”.
L’animateur a salué cette prise de position, qualifiant Meloni de “patriote à l’opposé de mes idées politiques mais qui possède une colonne vertébrale”, un trait jugé “respectable par les temps qui courent”. Il a opposé cette fermeté à la “papillote” qu’est l’extrême droite française, interrogeant la position de Jordan Bardella sur de tels propos. Cette séquence a mis en lumière la complexité des alliances politiques et la capacité de certains leaders à prendre des positions inattendues, défiant les classifications idéologiques.
Quand l’Hypocrisie est mise à Nu
Ces différentes séquences, compilées par “MédiaMaské”, dessinent un tableau édifiant du débat public français. Entre les attaques parfois absurdes de Jean Messiha, les volte-face de certains journalistes sur l’affaire Sarkozy, la critique inattendue de Charles Consigny et la dénonciation frontale de Danièle Obono, le fil rouge est clair : l’hypocrisie. Les principes moraux et éthiques semblent parfois à géométrie variable, s’adaptant aux intérêts ou aux affinités politiques. Le courage de prendre des positions impopulaires, mais justes, semble être une denrée rare.
La question posée en filigrane est celle de la crédibilité du discours public. Quand les mêmes acteurs du débat peuvent changer d’avis aussi radicalement, quand la justice semble appliquée différemment selon les statuts sociaux, la confiance du citoyen dans les institutions et les médias est mise à rude épreuve. Ces révélations en direct, bien que fragmentées, offrent une fenêtre sur les coulisses de la fabrication de l’opinion et invitent à une vigilance accrue face aux discours dominants.

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