Il y a des sourires qui agissent comme des armures. Pendant des années, Jean-Marc Généreux a été cette armure étincelante sur nos écrans : une énergie inépuisable, des cris de joie devenus légendaires et une passion communicative pour la danse. Mais à 62 ans, le juré emblématique de Danse avec les stars a décidé de poser le masque. Dans un récit autobiographique bouleversant intitulé Chaque pas est une leçon de vie, il révèle une vérité qu’il a longtemps portée seul, une “horrible vérité” pour l’enfant qu’il était et l’homme public qu’il est devenu.

Le poids d’un secret invisible : La dyslexie

La première grande révélation de Jean-Marc Généreux est aussi simple qu’accablante : “Je suis dyslexique”. Pour beaucoup, ce mot évoque une simple difficulté de lecture. Pour lui, c’est le résumé de décennies de doutes, de honte et de stratégies d’évitement. Enfant au Québec, dernier d’une famille de six, il se sentait différent sans pouvoir mettre de mots sur ce mal qui lui résistait. À l’école, les regards pesaient, l’estime de soi s’effritait.

Même au sommet de sa gloire, sur les plateaux de télévision les plus prestigieux, ce trouble ne l’a jamais quitté. Derrière l’homme solaire, il y avait l’angoisse permanente de mal lire un prompteur, la fatigue mentale épuisante de devoir compenser chaque mot, chaque consigne écrite. La danse est alors devenue bien plus qu’une discipline ; elle a été son refuge, son langage alternatif. Quand les mots s’emmêlaient, son corps, lui, savait s’exprimer avec une clarté absolue.

Au-delà des paillettes : Le combat d’un père

Mais la vérité de Jean-Marc Généreux ne s’arrête pas à ses propres difficultés. Avec une franchise désarmante, il aborde l’épreuve la plus douloureuse de sa vie : la maladie de sa fille, Francesca, atteinte du syndrome de Rett. Face à la souffrance de son enfant, aucune notoriété, aucune réussite professionnelle ne peut offrir de consolation. Il raconte l’impuissance, la solitude des parents face au handicap et la manière dont cette épreuve a fait voler en éclats toutes ses certitudes sur le bonheur et la réussite.

Ce témoignage résonne avec une force particulière pour toute une génération qui a appris à “tenir bon” sans se plaindre. En révélant ses failles, Jean-Marc Généreux ne cherche pas la pitié, mais la vérité. Il montre que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse, mais une forme supérieure de courage.

Une réponse cinglante mais sage aux critiques

Jean-Marc Généreux - Wikipedia

Cette nouvelle authenticité se reflète également dans sa manière de gérer les polémiques. Récemment, l’émission Danse avec les stars a été la cible de critiques acerbes, notamment de la part de l’ancien danseur Maxime Desmez, fustigeant un manque de technique au profit du spectacle. Là où l’ancien Jean-Marc aurait pu réagir avec colère, l’homme de 62 ans répond avec une sagesse apaisée.

Pour lui, DALS n’est pas une compétition académique, c’est un miroir de la vie. “Mieux vaut une danse imparfaite qui touche qu’une perfection froide qui laisse indifférent”, défend-il. Il assume les portés spectaculaires et l’émotion amplifiée comme des outils nécessaires pour connecter avec le public. Cette posture d’apaisement est le fruit de son propre cheminement : ayant accepté ses propres imperfections, il n’a plus besoin de prouver sa légitimité aux puristes.

La Renaissance : Apprendre à valser avec la vie

Aujourd’hui, Jean-Marc Généreux semble enfin en paix. Il ne danse plus “contre” les obstacles, mais “avec” eux. Son livre est une invitation à regarder nos propres failles avec plus de douceur. À 62 ans, il nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour se dire la vérité et pour transformer une fragilité en une force tranquille.

Son parcours est une leçon pour tous ceux qui se sentent en décalage. Il nous prouve que le succès ne réside pas dans l’absence de problèmes, mais dans la capacité à rester debout, avec dignité et honnêteté. En refermant ce chapitre de sa vie, Jean-Marc Généreux ne nous quitte pas sur un cri de plateau télé, mais sur un murmure sincère : nous dansons tous avec notre vie, et il est temps d’accepter le rythme, même quand il est imparfait.

Danse avec les stars : « Je trouve ça injuste ! », les explications de Jean-Marc  Généreux | Toutelatele