Paris, France – Il est des voix qui ne s’éteignent jamais vraiment, des accents qui restent gravés dans le cœur d’une nation. Jane Birkin, l’Anglaise préférée des Français, nous a quittés, mais ses mots résonnent encore avec une force inouïe. Dans un entretien bouleversant, aux allures de testament émotionnel, celle qui a incarné la liberté et la bohème revenait sur le roman de sa vie. Une vie qu’elle résumait elle-même par cette phrase vertigineuse : “Ma vie n’a été que folie et amour”.
La Rencontre Glaciale avec “L’Homme à la Tête de Chou”
L’histoire a retenu le couple mythique, les nuits enfumées et les duos sulfureux. Mais Jane n’a pas oublié les débuts, loin du conte de fées. Lorsqu’elle débarque sur le tournage de “Slogan” en 1968, elle ne parle pas un mot de français et se retrouve face à un Serge Gainsbourg “détestable”. “Il me regardait d’un air dédaigneux, avec sarcasme et indifférence”, confiait-elle. Elle, la petite Anglaise aux grands yeux, pensait le “gonfler”.
Pourtant, derrière cette carapace d’arrogance se cachait un grand timide. Et c’est là toute la magie de Jane : avoir su voir la “candeur” et la “pudeur” derrière le monstre sacré. De cette friction initiale est née une passion dévorante qui a marqué le siècle.

Le Plongeon dans la Seine : La Preuve d’Amour Ultime
Leur amour n’était pas un long fleuve tranquille, c’était un torrent. Jane raconte, avec ce mélange de nostalgie et d’amusement, les disputes épiques qui rythmaient leur quotidien. Comme cette soirée chez Castel où, furieuse, elle lui lance une tarte à la crème au visage. Serge, digne dans sa colère, quitte les lieux sans un mot.
Paniquée à l’idée de le perdre, Jane commet l’impensable. Elle le suit, et pour “attraper son œil”, elle enjambe le parapet et se jette dans la Seine ! “Je voulais faire quelque chose de vachement dramatique”, avoue-t-elle. Résultat ? Elle sera repêchée par les pompiers, trempée mais victorieuse : elle avait reconquis son Serge. “C’était la décadence, mais qu’est-ce qu’on rigolait”, glisse-t-elle. Ils riaient tellement que “des bulles sortaient de leur nez”. Une complicité fusionnelle, presque enfantine, au cœur du show-business.
Les Blessures et l’Humiliation
Mais Jane, ce n’était pas que la joie. C’était aussi une sensibilité à fleur de peau, forgée par des épreuves cruelles. Elle évoque ses débuts au cinéma, où un réalisateur lui imposait de garder un crayon dans la bouche pour gommer son accent anglais. “Ça m’a fait pleurer, c’était humiliant”, se souvient-elle.
Elle revient aussi sur son premier mariage avec le compositeur John Barry, un génie froid qui la laissait seule le soir de ses noces pour écrire ses symphonies. À 17 ans, elle pleurait en attendant un regard, se sentant comme un “animal dépendant”. Une douleur formatrice qui lui fera jurer de ne plus jamais être cette femme-là.
Serge, l’Ami Fidèle par-delà la Séparation
La plus belle partie de ses confidences reste sans doute celle sur l’après-Serge. Car contrairement à tant d’histoires qui finissent dans la haine, la leur s’est muée en une amitié indéfectible. Même après leur rupture, même quand Bambou est entrée dans la vie de Serge, il n’a jamais cessé d’écrire pour Jane.

“Les chansons de rupture sont les plus belles”, disait-il. Il lui a offert “Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve”, transformant leur douleur en chefs-d’œuvre. Jane raconte avec émotion comment Serge continuait de la protéger, de l’aimer à sa manière, jusqu’à son dernier souffle. “Il ne m’a jamais abandonnée. Il n’y a rien de plus pénible que d’être oubliée par l’homme qu’on a aimé, et Serge, lui, était là.”
Une Femme Engagée jusqu’au Bout
Au-delà de l’icône de mode et de la muse, Jane Birkin était une femme de combat. Dans ces derniers instants d’interview, son regard s’assombrissait en évoquant l’Ukraine, les femmes en Iran ou la Birmanie. Elle qui avait manifesté pour les sans-papiers n’avait rien perdu de sa révolte. “On a envie de les serrer très fort”, disait-elle à propos des victimes de guerre, rappelant l’héroïsme de son propre père, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jane Birkin est partie rejoindre Serge, sa fille Kate et ses parents. Elle laisse derrière elle un vide immense, mais aussi un héritage de liberté, de rires et de larmes. “Si j’ai pu faire pleurer ou rire avec mes mini-souffrances, alors ça valait le coup”, semblait-elle nous dire. Merci Jane, pour tout ce “bordel” magnifique. Tu ne seras jamais une “Ex-fan des sixties”, tu es éternelle.
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