Isabelle Ithurburu n’a jamais été du genre à esquiver les sujets délicats, mais lorsqu’elle s’est exprimée récemment à propos de l’affaire opposant Marie Portolano à Pierre Ménès, ses mots ont résonné avec une sincérité particulière. Présentatrice de 50’ inside sur TF1 depuis 2023, ex-figure incontournable du rugby sur Canal+, elle connaît bien les deux protagonistes.

Des années passées dans les coulisses de la chaîne cryptée lui ont permis de voir évoluer Marie Portolano, devenue réalisatrice du documentaire-choc Je ne suis pas une salope, je suis journaliste, et Pierre Ménès, autrefois star du Canal Football Club. Aujourd’hui, alors que la réalisatrice est mise en examen pour complicité de diffamation après la plainte de son ancien collègue, Isabelle Ithurburu a choisi de sortir de sa réserve.
Elle se souvient de son hésitation initiale lorsque Marie Portolano l’avait sollicitée pour témoigner dans le documentaire diffusé en 2021. « J’ai hésité à y participer parce que je n’ai jamais eu ce genre de problème. J’ai eu beaucoup de chance », confie-t-elle. Dans un univers où les comportements déplacés pouvaient sembler banals, la journaliste souligne avoir échappé à ce que beaucoup d’autres ont vécu.
« Dans un milieu encore très masculin, je n’ai jamais été un faire-valoir », insiste-t-elle. Sa position n’a donc jamais été celle d’une victime, mais celle d’une observatrice consciente que ce film pouvait secouer les habitudes, provoquer des prises de conscience, et pousser certains hommes à reconsidérer leurs attitudes quotidiennes.

Ce rappel prend tout son sens aujourd’hui alors que Pierre Ménès se dit détruit par les révélations contenues non seulement dans le documentaire mais également dans le livre que Marie Portolano a publié en 2024, Je suis la femme du plateau.
L’ancien consultant football affirme avoir été indirectement accusé d’agression sexuelle dans l’ouvrage, même si son nom n’est jamais cité. Il estime que les descriptions le rendent « tout à fait identifiable », et s’indigne qu’on ait écrit sur lui qu’il détenait une sorte de « droit de cuissage ». Licencié de Canal+ peu après la diffusion du documentaire, Pierre Ménès assure n’avoir jamais pu rebondir dans un grand média depuis. C’est dans ce contexte qu’il a porté plainte pour diffamation, déclenchant automatiquement la mise en examen de Marie Portolano.
Face à ces attaques, Isabelle Ithurburu ne cache pas son malaise, mais prend clairement position. « Je ne pense pas qu’elle ait brisé sa vie, il ne faut pas inverser les responsabilités », lâche-t-elle avec fermeté. Elle rappelle que le combat mené par sa consœur n’a rien d’excessif : « Dans ce milieu comme dans d’autres, je pense qu’on est loin d’être allé trop loin. Il y a encore des femmes qui n’osent pas parler. Il faut continuer… » Ces mots sonnent comme un avertissement à ceux qui voudraient banaliser les dérives ou faire passer la victime pour coupable.

L’histoire est d’autant plus forte que les trois se sont croisés des années durant, partageant plateaux et conférences de rédaction. Canal+ était alors une machine bien huilée, mais où les tensions internes, souvent étouffées, finissaient par exploser à la lumière du jour.
Marie Portolano, longtemps chroniqueuse du Canal Football Club, avait choisi de briser le silence par un geste audacieux : montrer la réalité de ce que subissent de nombreuses journalistes sportives, parfois réduites à des caricatures, parfois humiliées en coulisses, souvent ignorées quand elles voulaient témoigner. Son documentaire avait provoqué une onde de choc, secouant les certitudes d’un milieu persuadé que ses excès passeraient toujours inaperçus.
Isabelle Ithurburu, elle, a continué son chemin. De Canal à TF1, elle a gravi les échelons, s’imposant avec naturel et professionnalisme. Sa trajectoire sans scandale lui donne une légitimité particulière pour parler du sujet : elle sait que toutes les femmes n’ont pas eu sa chance. Lorsqu’elle évoque ce « coup de bol », ce n’est pas pour minimiser le combat de Marie Portolano, mais pour rappeler que la violence sexiste au travail n’épargne personne, qu’elle aurait pu en être victime, et que c’est justement parce que d’autres le sont qu’il faut continuer à dénoncer.
En prenant ainsi la défense de son ancienne collègue, Isabelle Ithurburu met en lumière un paradoxe : comment un documentaire salué pour avoir libéré la parole féminine peut-il se transformer en champ de bataille judiciaire ? Comment une œuvre qui a ouvert les yeux à beaucoup peut-elle valoir à sa réalisatrice une mise en examen ? La présentatrice de TF1, qui couvrira bientôt la Coupe du monde de rugby féminin 2025, ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais son soutien à Marie Portolano démontre qu’elle refuse de laisser ce combat s’éteindre sous le poids des procédures.

Dans cette affaire où l’intime et le professionnel s’entremêlent, Isabelle Ithurburu a choisi de se positionner du côté de la solidarité féminine. Ses mots, simples mais percutants, rappellent que derrière les polémiques judiciaires, il reste une vérité plus large : celle des femmes qui, chaque jour, hésitent à parler, craignent les représailles, ou pensent que leur voix ne comptera pas. Marie Portolano a fait le choix de leur donner un espace. Isabelle Ithurburu, en refusant d’inverser les responsabilités, affirme qu’il est temps de cesser de pointer du doigt celles qui osent dénoncer et d’exiger des comptes à ceux qui ont profité du silence.
Le destin de cette affaire reste suspendu aux décisions de la justice, mais une chose est sûre : en s’exprimant sans détour, Isabelle Ithurburu a offert à Marie Portolano un soutien public qui résonne bien au-delà du cercle médiatique. Son témoignage rappelle qu’il ne s’agit pas seulement d’une querelle entre anciens collègues, mais d’un enjeu de société qui dépasse largement le cadre du plateau télé.
News
Nolwenn Leroy : Les Révélations Poignantes de ses 42 ans sur “l’Amour de sa Vie”
Dans l’univers parfois impitoyable du show-business français, rares sont les artistes qui parviennent à maintenir une frontière étanche entre les…
Julio Iglesias à 81 ans : Entre aveux sincères, secrets de famille et vérité sur sa santé, la légende se livre enfin
Julio Iglesias n’est pas seulement une voix ; il est un mythe vivant, une icône de la romance qui a…
Isabelle Nanty : Le combat secret d’une icône entre la vie et la mort après une hospitalisation critique
Le monde du cinéma français a retenu son souffle. Isabelle Nanty, figure emblématique et solaire de nos écrans, a traversé…
CLASH EXPLOSIF : Louis Boyard et Apolline de Malherbe, le duel qui a embrasé le direct !
L’arène médiatique a tremblé ce matin. Ce qui devait être une interview politique classique s’est transformé en un véritable champ…
Jean-Pierre Foucault en deuil : Les adieux déchirants à Marie-José Tramoni, la seule femme qu’il ait jamais épousée
Le paysage médiatique français est en émoi. Derrière l’image de l’animateur infatigable, toujours prêt à distribuer sourires et bonne humeur…
Sarah Knafo “rhabille” la gauche : le choc des vérités sur le Venezuela !
Le séisme politique : Sarah Knafo face à l’aveuglement idéologique Le paysage médiatique français vient d’être le théâtre d’une déflagration…
End of content
No more pages to load






