À 82 ans, Jacques Dutronc n’a plus rien à prouver, mais peut-être encore des choses à dire. Connu pour son flegme légendaire, sa discrétion absolue et son silence quasi-monacal sur la vie privée de ses pairs, le “Jaco” du rock français vient de jeter un pavé monumental dans la mare déjà agitée des souvenirs Hallyday. Des années après les faits, ses mots résonnent avec une clarté dévastatrice, éclairant d’une lumière crue les coulisses de ce qui devait être une fête et qui s’est transformé en drame : la dernière tournée des Vieilles Canailles.
Dutronc a lâché une bombe. Une révélation sur ce qui s’est vraiment passé le 5 juillet 2017 à Carcassonne, lors de l’ultime concert de ce trio mythique qu’il formait avec Johnny Hallyday et Eddie Mitchell. Une soirée qui, au lieu de célébrer une amitié de cinquante ans, a sonné le glas de leur complicité et révélé les fractures qui allaient bientôt déchirer un clan tout entier.
Au centre de cette révélation : une femme, Laeticia Hallyday, et une “violente engueulade” avec Eddie Mitchell. Une dispute si intense qu’elle a, selon Dutronc, “gâché” la dernière soirée et poussé Johnny, cinq mois seulement avant sa mort, à acter la fin du trio.
Pour comprendre la puissance de cette déflagration, il faut remonter le temps. Mars 2017. Johnny Hallyday, l’idole, le taulier, le guerrier, reçoit un diagnostic terrible : un cancer du poumon. C’est un coup de massue. Mais une tournée est programmée, celle des Vieilles Canailles, avec ses deux “frères”. Pour Laeticia, son épouse, c’est de la “folie”. Elle le supplie d’annuler, elle voit l’état de son mari, affaibli par la chimiothérapie, nécessitant une machine à oxygène et des piqûres avant chaque montée sur scène. Elle qualifiera plus tard ce projet de “suicidaire”.

Mais Johnny, c’est Johnny. Sa vie, c’est la scène. Et sa réponse à Laeticia est sans appel, elle deviendra légendaire : “Si je ne la fais pas, je meurs.” Pour lui, la scène n’est pas le danger, c’est son salut. La tournée sera sa “survie”.
Et quelle survie. Sur scène, le miracle opère. Du 10 juin au 5 juillet, à travers la France, le public n’y voit que du feu. Johnny est un “guerrier”, un “soldat”, comme le décrira Laeticia elle-même, en larmes, à Nikos Aliagas. Il chante, il danse, il est Johnny Hallyday. La maladie est invisible sous les projecteurs.
Mais en coulisses, l’ambiance est radicalement différente. Laeticia est là, omniprésente. Elle veille au grain, elle surveille, elle protège. Elle gère les médicaments, le repos, l’oxygène. Une présence rassurante pour certains, mais qui devient “étouffante” pour d’autres. Les tensions montent, sourdement. Et celui qui supporte le moins cette situation, c’est Eddie Mitchell.
Eddie et Johnny, c’est plus de cinquante ans d’amitié. Ils ont tout connu, tout partagé. Eddie pense connaître son ami mieux que personne. Et ce qu’il voit le met mal à l’aise. Il voit un Johnny “surprotégé”, “contrôlé”, “isolé”. Il sent un “mur” se dresser autour du rockeur. Les vieux amis, comme lui, sont tenus à distance. Les moments de complicité, les discussions “comme avant”, deviennent impossibles. Laeticia est toujours là, entre eux. La frustration d’Eddie grandit à chaque date.
Tout le monde sent que quelque chose ne tourne pas rond. L’équipe, Dutronc, Mitchell. Mais par respect pour Johnny, par peur de le blesser dans son combat, personne ne parle. On fait semblant. Jusqu’à l’explosion.
Nous sommes le 5 juillet 2017, à Carcassonne. Le dernier concert de la tournée. Ce que personne ne sait encore, c’est que ce sera le tout dernier concert de Johnny Hallyday. Le show se passe bien, malgré la fatigue visible du taulier qui s’assoit plus souvent. Le public est en liesse. Mais une fois les lumières éteintes, le vernis craque.
C’est là que se produit la “violente engueulade” entre Eddie Mitchell et Laeticia Hallyday. Dutronc, dans sa révélation, ne donne pas les détails scabreux, mais sa description est chirurgicale : “Le dernier soir à Carcasson, Eddie s’est engueulé avec Laeticia. Du coup, après, tout le monde est parti dans son coin.”
Une phrase. Tout est dit. La fête est finie. L’ambiance est “plombée”. Le moment qui devait être une célébration se transforme en désastre. Au lieu de trinquer, chacun s’isole. Pire encore : Eddie Mitchell, furieux, quitte les lieux “sans dire au revoir à personne”.
Pour Johnny, c’est un coup de poignard. Il est “profondément blessé” par cette disparition, il se sent abandonné par son vieil ami. C’est un manque de “compassion” qu’il ne comprend pas.

C’est Thomas, le fils de Jacques Dutronc, qui trouve son père pour lui dire : “Johnny est au bar, tu dois y aller.” La scène qui suit est digne d’un film. Dutronc descend et trouve Johnny Hallyday, l’idole de millions de gens, absolument seul au bar d’un hôtel, un verre à la main, le regard dans le vide. La solitude écrasante du rockeur à la fin de sa vie.
Quand il voit “Jaco” arriver, Johnny lève les yeux. Et là, il prononce la phrase qui scelle la fin d’une époque, la phrase qui montre qu’il a compris que quelque chose s’est brisé à jamais : “Bon bah, on repart en tournée tous les deux, Mon Jaco.”
Pas “on repart tous les trois”. Juste “tous les deux”. Johnny et Jacques. Sans Eddie.
En une phrase, Johnny acte la fracture. Il sait que la magie des Vieilles Canailles est morte ce soir-là, tuée par une dispute qui n’était que le symptôme d’un mal bien plus profond. Les rumeurs, jamais confirmées mais persistantes, diront qu’Eddie reprochait à Laeticia l’isolement de Johnny, et que Laeticia lui reprochait de ne pas comprendre la fragilité de son mari. Deux visions, deux légitimités qui s’affrontaient, avec Johnny, malade, pris au milieu.
Cette tournée ne se fera jamais. Cinq mois plus tard, le 5 décembre 2017, le guerrier perdait son dernier combat.
Les révélations de Jacques Dutronc, faites en 2020 et résonnant encore aujourd’hui alors qu’il a 82 ans, ne sont pas une vaine tentative de régler des comptes. Dutronc, avec sa nonchalance habituelle, ne prend pas parti. Il ne dit pas qui avait tort ou raison. Il raconte juste les faits, avec la tristesse de celui qui a assisté à un immense “gâchis”.
Mais ce “gâchis” n’était pas un incident isolé. Avec le recul, cette soirée à Carcassonne apparaît comme le prologue de la guerre d’héritage qui allait exploser après la mort de Johnny. La dispute entre Eddie et Laeticia était la première manifestation publique de la fracture qui couvait. L’”isolement progressif” de Johnny, dénoncé plus tard par Sylvie Vartan, Jean-Marie Périer ou Pascal Obispo, était déjà une réalité ce soir-là. Eddie Mitchell, en explosant, n’a fait que dire tout haut ce que l’entourage historique pensait tout bas.

Aujourd’hui, Jacques Dutronc vit retiré, pleurant Françoise Hardy, disparue en 2024, et pensant chaque jour à son ami Johnny. Cette soirée à Carcassonne reste, dit-on, l’un de ses plus mauvais souvenirs. Pas à cause de la dispute elle-même, mais à cause de ce qu’elle symbolisait : la fin d’une amitié de 50 ans, la fin d’une époque, et le dernier adieu gâché à un homme pris en otage entre ceux qui l’aimaient.
En racontant cette vérité dérangeante, Dutronc n’accuse personne. Il ne fait que livrer un témoignage puissant, plus révélateur que n’importe quel procès, sur les dernières heures d’une légende.
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