En politique comme sur un ring de boxe, il y a les coups que l’on donne, ceux que l’on reçoit, et puis il y a ceux que l’on évite. Mais lorsque l’esquive ressemble à une fuite, l’adversaire ne se prive jamais de le faire savoir. C’est exactement ce qui vient de se produire dans l’arène médiatico-politique française. Dans un épisode qui restera dans les annales comme un cas d’école de communication de crise (ou d’échec de communication, c’est selon), le Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a annulé un débat très attendu face à Jordan Bardella. Une aubaine pour le jeune président du Rassemblement National, qui s’est fait un plaisir de savourer ce “K.O. technique” sur le plateau de Cyril Hanouna, transformant l’absence de son adversaire en une victoire par forfait.
L’histoire commence par une promesse de “match du siècle” médiatique. Un face-à-face programmé sur BFM TV entre deux figures que tout oppose : d’un côté, Éric Dupond-Moretti, le ténor du barreau devenu ministre de la Justice, connu pour son verbe haut, sa carrure imposante et ses convictions farouchement anti-RN. De l’autre, Jordan Bardella, le visage policé de la nouvelle garde du Rassemblement National, le stratège calme qui a fait de la “dédiabolisation” son arme principale.

Le décor était planté pour une confrontation explosive. D’autant plus explosive que Bardella n’a pas manqué de rappeler, lors de son passage dans Touche pas à mon poste !, le passif de son adversaire. “Il y a quelques années, il avait dit ‘il faut interdire le Front National’”, a-t-il lancé, archive à l’appui. “C’est un parti qui n’est pas républicain.” Une position que le ministre d’aujourd’hui semble avoir du mal à assumer, préférant, selon Bardella, l’invective à l’affrontement idéologique.
Mais le débat n’a pas eu lieu. Et c’est là que le drame se transforme en comédie, ou plutôt en humiliation. “On devait débattre ensemble sur BFM TV. Il s’est déviné, il a annulé le débat”, lâche Jordan Bardella avec un sourire en coin qui en dit long. La vidéo ne prend même pas de gants pour traduire l’implicite : “Les gars, je me chie dessus”. L’absence d’Éric Dupond-Moretti est immédiatement requalifiée en peur, en fuite pure et simple.
Sur le plateau de TPMP, Cyril Hanouna, flairant le sang, pose la question qui tue : “Mais au fait, il est où le débat ?” Bardella, désormais en position de force absolue, n’a plus qu’à se mettre à l’aise et à enfoncer le clou. Il le fait d’abord avec une politesse feinte, presque condescendante. “Moi, j’ai envie de lui dire : venez débattre. Venez nous combattre sur nos idées.” L’appel du pied est lancé, mais il ressemble davantage à un piège. En se dérobant, le Garde des Sceaux a offert à son jeune adversaire l’angle d’attaque parfait : celui du ministre qui préfère l’anathème à la confrontation, l’insulte au débat d’idées.
Le coup de grâce arrive lorsque Cyril Hanouna évoque une “fixation” du ministre sur le président du RN. Bardella jubile. Il saisit la perche et sort, non sans malice, “le divan du psychanalyste”. “C’est une fascination-répulsion”, analyse-t-il, retournant l’agressivité de son adversaire en une obsession psychologique. Le voilà qui n’est plus l’attaqué, mais l’analyste. Le ténor du barreau est réduit au silence, analysé en son absence par un jeune homme de 30 ans son cadet.

La stratégie de Bardella est implacable. Il ne se contente pas de pointer la chaise vide. Il réutilise les propres armes de son adversaire contre lui. Il rappelle que Dupond-Moretti, l’avocat, pensait pouvoir interdire le RN. Mais il souligne que Dupond-Moretti, le ministre, a un devoir de réserve qu’il bafoue. “Ce que je lui réponds, c’est qu’il est ministre de la République française. Et que quand on est ministre de la République française, on ne peut pas insulter des millions de Français en permanence.”
Le voilà le K.O. technique. Bardella ne parle plus de lui. Il ne dit pas “il m’insulte, moi, Jordan Bardella”. Il dit : “il insulte des millions de gens”. Il se place en défenseur du peuple, des électeurs, de ces “millions de Français” que le ministre traiterait de “pétinistes” ou “d’extrême droite”. L’attaque ad hominem est retournée en une faute politique grave. Le ministre, censé être le garant des institutions et de l’unité, devient celui qui “jette les Français les uns contre les autres”, celui qui, plutôt que de répondre à la montée d’un parti, “préfère insulter”.
Fin du match. Sans même avoir eu à échanger un seul coup, Jordan Bardella a remporté la bataille médiatique. Il repart du plateau en ayant réussi à imposer trois images dévastatrices pour son adversaire : Éric Dupond-Moretti est un homme qui a peur du débat. Éric Dupond-Moretti est un ministre qui insulte les Français. Et Éric Dupond-Moretti est un homme “obsédé” par le RN, au point de perdre son sang-froid.
L’ironie de la situation est cruelle. Le ministre de la Justice, l’homme des prétoires, le bretteur redouté pour sa puissance rhétorique, vient de se faire humilier sur le terrain de la communication par un adversaire qu’il jugeait indigne de débattre, au point de vouloir l’interdire. En refusant le combat, Éric Dupond-Moretti n’a pas seulement esquivé un débat ; il a offert à Jordan Bardella sa plus belle victoire médiatique, une victoire par forfait, célébrée en direct devant des millions de téléspectateurs. La question n’est désormais plus de savoir si le ministre finira par accepter le face-à-face, mais plutôt comment il pourra s’en relever.

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