Il y a des héritages qui élèvent et il y a des ombres qui écrasent. Celle de Fernandel, monstre sacré du cinéma français, icône intouchable à l’accent chantant et à la “gueule” inoubliable, était un véritable monument. Pour son fils, Franck Fernandel, cette ombre fut à la fois une opportunité et une malédiction. Ce fut, au final, une tragédie personnelle qui l’a consumé jusqu’à son dernier souffle. Franck Fernandel est décédé le 8 juin 2011, à l’âge de 75 ans, emportant avec lui la douleur complexe et permanente de n’avoir jamais pu être simplement “Franck”.
Né dans la pourpre, troisième enfant de la star, Franck avait tout pour réussir. Il avait le nom, les contacts, et indéniablement, une fibre artistique. Pourtant, choisir le même chemin que son père fut un pari impossible. L’étiquette de “fils de” lui a collé à la peau dès ses premiers pas, inévitable, écrasante.

Franck a pourtant tenté. Il s’est lancé dans le cinéma, tournant même à deux reprises aux côtés de son illustre père, dans “L’Âge ingrat” et “En avant la musique”. Mais comment exister quand chaque critique, chaque spectateur, vous renvoie à l’original ? La comparaison, comme il le confiera plus tard, n’était pas toujours à son avantage. Il déclarait publiquement n’avoir “jamais véritablement souffert” de cette popularité écrasante, mais ses actes racontaient une autre histoire, celle d’une lutte acharnée pour se faire un prénom.
C’est dans la chanson, son autre passion, que Franck a connu ses propres succès, un “petit succès” comme le rapportent modestement les chroniques, mais un succès bien réel. Des titres comme “Fanny”, “Les yeux d’un ange”, “Bonjour Marie” ou “L’amour interdit” ont séduit le public. Sa carrière de chanteur l’a emmené en tournée à travers l’Europe, au Canada et aux États-Unis. Il a trouvé sa voix, un public, une reconnaissance qui lui était propre. Il est même devenu animateur radio, prouvant sa polyvalence.
Mais l’ombre du père n’est jamais loin. Fernandel était plus qu’un acteur ; il était la France. Et Franck, malgré ses efforts, est resté, aux yeux de beaucoup, “le fils de”. Il n’a jamais été pleinement reconnu comme un artiste à part entière, et cette quête d’identité impossible, cette reconnaissance qui lui échappait toujours, a commencé à le ronger de l’intérieur.

Puis, ce qui devait arriver arriva. La pression, la frustration, la douleur de cette comparaison perpétuelle ont trouvé un exutoire toxique. Dans les années 90, la descente commence. En 1996, les premiers signes publics de son mal-être apparaissent : Franck est arrêté en état d’ivresse. L’alcool, ce compagnon funeste de tant d’artistes tourmentés, était devenu son refuge.
Le vernis craque complètement en 1999. Lui, le gestionnaire des droits cinématographiques de l’œuvre immense de son père, l’héritier en charge de la mémoire du patriarche, se retrouve face à la justice. Franck Fernandel est condamné pour “abandon de famille”. Un scandale qui ternit son nom et le sien propre. L’homme qui gérait l’héritage d’un des Français les plus aimés était accusé d’avoir abandonné les siens. Il sera même brièvement incarcéré.
Cette affaire révèle un drame familial plus profond. Le chaos de sa propre vie a rejailli sur son foyer. Une “longue guerre” familiale a éclaté, séparant ses deux enfants, Vincent (aujourd’hui comédien et chroniqueur) et Manon. Vincent a vécu avec Franck, tandis que Manon est restée avec sa mère. La famille s’est déchirée, avant de tenter une reconstitution fragile, bien des années plus tard.
Il était devenu terriblement compliqué pour Franck de vivre. L’ombre de son père n’était plus une simple gêne, c’était un linceul. L’alcool est devenu son compagnon de fin de vie, une tentative désespérée d’apaiser une souffrance que ni les succès de ses chansons, ni l’amour de ses proches n’avaient pu guérir.
Franck Fernandel est mort à 75 ans, laissant derrière lui sa femme, Corinne, et ses deux enfants. Il est mort avec la douleur d’un homme qui, malgré une vie de tentatives, n’aura jamais réussi à échapper à la première ligne de sa propre biographie : “Il était le fils de Fernandel”. Une tragédie moderne sur le poids écrasant de l’héritage et la quête impossible d’identité face à une légende.

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