Le plateau des « Grandes Gueules » sur RMC a été le théâtre d’un affrontement idéologique d’une rare intensité. Ce qui devait être un débat sur les actions de boycott visant Gérard Depardieu s’est transformé en un procès en règle du militantisme moderne. Au centre de cette tempête : Zohra Bitan, chroniqueuse connue pour son franc-parler, face à Iris, une jeune militante féministe. Le résultat ? Une séquence devenue instantanément culte, illustrant la fracture béante entre deux visions du féminisme.
Le « féminisme de salon » contre le « féminisme de combat »
Dès les premières secondes, le ton est donné. Zohra Bitan rejette avec force l’idée qu’une seule voix puisse représenter toutes les femmes. Elle attaque frontalement ce qu’elle appelle le « féminisme 2.0 », une lutte menée à coups de tweets et de slogans virtuels, déconnectée, selon elle, des réalités les plus dures. « Votre féminisme, c’est un féminisme de nana biberonnée à la liberté qui va à la plage en string et en bikini », lance-t-elle avec mépris.
Pour Zohra Bitan, le véritable féminisme est celui « de terrain », celui où l’on « mouille la chemise » et où l’on prend des risques réels. Elle oppose son parcours de « guerrière », marqué par des conquêtes sociales concrètes — le droit de flirter, de s’habiller librement, de conquérir la mixité dans des contextes difficiles — à un militantisme qu’elle juge confortable et sélectif. « Nous, on a gagné d’aller planquer nos jupes dans les buissons pour se changer… un féminisme que vous ne connaissez même pas ».

L’affaire Mila et le procès de Shaina : Le point de rupture
Le débat bascule dans une dimension encore plus électrique lorsque la question de Mila est abordée. Mila, cette adolescente cyber-harcelée et menacée de mort après avoir critiqué l’Islam, est qualifiée de « militante d’extrême droite » par Iris. Cette réponse déclenche l’indignation immédiate de Zohra Bitan. Pour la chroniqueuse, peu importent les opinions de Mila : elle a été attaquée en tant que femme et en tant que lesbienne. Le refus de la militante de soutenir une victime de harcèlement sous prétexte de divergences politiques est, pour Zohra, la preuve ultime d’un féminisme « à géométrie variable ».
Zohra Bitan et les autres chroniqueurs pointent alors du doigt une absence de mobilisation pour les femmes des quartiers populaires, citant le cas tragique de Shaina, brûlée vive à cause de sa réputation. « Là, votre collectif, on ne le voit pas ». Le reproche est cinglant : les militantes modernes s’attaqueraient aux « cibles faciles » — les hommes blancs, puissants et célèbres comme Gérard Depardieu — tout en délaissant les violences sexistes et patriarcales qui sévissent dans l’ombre des banlieues.
Justice institutionnelle vs Justice sociale

Le débat s’étend ensuite à la légitimité des actions de boycott. Alors que Gérard Depardieu est mis en examen mais pas encore jugé, Iris justifie les tentatives d’interdire ses spectacles par une volonté de « justice sociale », arguant que seulement 1 % des viols sont condamnés par la justice institutionnelle.
Zohra Bitan s’insurge contre cette forme de « guillotine sociale ». Elle dénonce une dérive où les militants s’auto-proclament juges et bourreaux, décidant qui a le droit de travailler ou d’exister médiatiquement avant même qu’un verdict ne soit rendu. Pour la chroniqueuse, cette censure est une attaque directe contre les principes de l’État de droit, transformant la lutte pour les droits des femmes en un outil d’idéologie radicale.
Un dialogue de sourds révélateur
Tout au long de l’échange, l’incompréhension est totale. Iris défend un féminisme qui utilise le pouvoir du boycott pour dénoncer les abus de pouvoir dans le milieu du cinéma, tandis que Zohra Bitan voit en elle une représentante d’une bourgeoisie intellectuelle déconnectée des souffrances quotidiennes des femmes « ordinaires ».
Cette séquence restera comme un moment de vérité médiatique, mettant en lumière le conflit générationnel et social qui divise aujourd’hui le mouvement féministe en France. Entre la volonté de renverser des systèmes de pouvoir par la pression sociale et l’exigence d’un universalisme protégeant toutes les victimes, le chemin vers une réconciliation semble encore bien long.
L’héritage de cet échange ? Un rappel brutal que le féminisme, loin d’être un bloc monolithique, est un champ de bataille où se confrontent des vécus, des méthodes et, surtout, des colères profondément divergentes.

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