C’est une histoire qui ressemble à celles qu’elle écoute chaque jour sur son canapé de velours, mais cette fois, c’est la sienne. Faustine Bollaert, la confidente préférée des Français, celle qui recueille avec une empathie infinie les brisures et les espoirs de ses invités dans Ça commence aujourd’hui, a traversé sa propre tempête. Loin des projecteurs et des sourires de façade, l’animatrice a vécu l’effondrement de son mariage avec l’écrivain Maxime Chattam, suivi d’une renaissance aussi inattendue que lumineuse. Retour sur un parcours intime, du silence des larmes à l’éclat d’un bonheur retrouvé.
Le silence assourdissant d’un matin parisien
Tout a commencé par un silence. Pas celui, apaisant, des dimanches matin, mais ce silence lourd et tranchant qui suit le départ de l’autre. Dans son appartement parisien, alors que l’aube se levait timidement sur la capitale, Faustine Bollaert s’est réveillée seule. Pour la première fois depuis des années, le souffle familier de celui qui partageait sa vie n’était plus là. Ce vide, elle l’a d’abord ressenti comme une vertigineuse chute libre.
Pendant des mois, la rumeur avait enflé sur les réseaux sociaux, nourrie par l’absence d’alliance ou des regards jugés trop tristes à l’écran. Mais Faustine, fidèle à sa discrétion légendaire, n’avait rien laissé paraître. Pourtant, la réalité était là, implacable : le couple “parfait” qu’elle formait avec Maxime Chattam, cette alchimie entre la solaire animatrice et le romancier des ténèbres, s’était délité. L’usure du temps, les carrières dévorantes et les chemins qui bifurquent avaient eu raison de leur histoire. “Il y a des amours qui s’essoufflent sans s’éteindre”, confiera-t-elle plus tard à demi-mot.

L’ironie cruelle du miroir
La période qui suivit fut une épreuve d’identité vertigineuse. Chaque jour, Faustine se rendait sur le plateau de son émission pour tendre la main à des inconnus, pour les aider à se reconstruire. L’ironie était mordante : elle, la guérisseuse des âmes, était celle qui saignait en silence. “J’écoutais des histoires d’amour brisées toute la journée, et le soir, je rentrais dans un foyer vide”, a-t-elle raconté à un proche.
Une fois le maquillage retiré et la lumière des studios éteinte, elle se retrouvait face à sa propre solitude. Mais c’est précisément dans cette solitude, d’abord vécue comme une torture, qu’elle a puisé les ressources de sa reconstruction. Faustine a réappris les plaisirs minuscules : marcher sans but dans le jardin du Luxembourg, lire au petit matin, dîner seule avec une chandelle. Elle a découvert qu’elle existait en dehors du “nous”. C’était terrifiant, mais c’était aussi le début de la liberté.
Une rencontre loin des paillettes
Le destin, dit-on, a l’élégance de se glisser dans les interstices du quotidien quand on s’y attend le moins. Pour Faustine, l’amour n’est pas revenu sous les traits d’une star ou lors d’un gala mondain, mais lors d’un matin de mars, gris et humide, à la Maison de la Radio.
Elle s’y rendait, emmitouflée dans un long manteau beige, pour une émission sur la reconstruction. Dans le hall, un homme attendait. Il n’avait rien de l’univers télévisuel. Grand, les cheveux poivre et sel, le regard doux, Adrien travaillait dans l’édition. Il fuyait la lumière que Faustine habitait. Leur premier échange fut banal, une politesse, un sourire. Mais quelque chose est resté. “Vos mots m’ont fait du bien”, lui a-t-il dit simplement à la fin de l’émission. Une sincérité désarmante, sans jeu, sans masque.
Leur deuxième rencontre, lors d’une soirée chez une amie commune, scella cette connexion invisible. Ils parlèrent de tout sauf de télévision : de la Bretagne, de littérature, de silence. Adrien offrait à Faustine ce dont elle avait le plus besoin : un ancrage, une présence calme au milieu du tumulte. Il ne voulait pas être un “sauveur”, juste une présence. “Je n’ai pas l’intention d’être un abri, juste une présence”, lui a-t-il glissé. Une phrase qui a tout changé.
L’épreuve du feu médiatique

Aimer quand on est Faustine Bollaert n’est jamais simple. Le couple vivait son idylle dans le plus grand secret, se réfugiant dans un petit chalet en Bretagne ou dans l’appartement rempli de livres d’Adrien dans le 14ème arrondissement. Mais la bulle finit par éclater.
Un soir, alors qu’ils dînaient dans le Marais, un flash crépita. Le lendemain, leur intimité était étalée en une des magazines people. Faustine, paniquée à l’idée que cet homme discret ne fuie face à la tempête médiatique, s’excusa. La réponse d’Adrien fut d’une beauté absolue : “Ce n’est pas grave. On ne peut pas empêcher la lumière d’attirer les regards.”
Il est resté. Là où d’autres auraient pris peur, il a assumé, avec cette force tranquille qui le caractérise. Il ne cherchait pas à briller avec elle, il la laissait briller seule. Pour la première fois, Faustine se sentait aimée pour elle-même, et non pour l’image qu’elle renvoyait.
La révélation publique
Pendant des mois, Faustine a gardé ce bonheur pour elle, comme un trésor fragile. Mais un jour, le besoin de vérité a été plus fort que la peur. C’était le printemps. Interrogée par un journaliste sur son air apaisé, elle lâcha : “Peut-être parce que je ne me mens plus.”
Le véritable tournant eut lieu sur son propre plateau. Lors d’une émission consacrée à l’amour après la rupture, elle prit la parole en fin d’émission, regardant la caméra droit dans les yeux : “Oui, on peut aimer à nouveau après avoir souffert… Je le sais parce que je le vis.” Ce n’était pas une confession people, c’était un message d’espoir.

Une femme transformée
Aujourd’hui, Faustine Bollaert n’est plus seulement l’animatrice préférée des Français, elle est devenue le visage de la résilience amoureuse. Avec Adrien, elle vit un amour adulte, lucide, débarrassé des illusions de contes de fées mais rempli de “vrai”. Ils marchent main dans la main sur les plages bretonnes, savourent la lenteur des dimanches matins et rient des imprévus.
Elle a appris que la vraie victoire n’est pas d’oublier le passé — elle parle d’ailleurs toujours avec respect de son ex-mari et de leur histoire — mais d’apprendre à avancer avec lui. Comme elle l’a écrit dans une lettre bouleversante à la jeune femme qu’elle était il y a dix ans : “Tu apprendras que l’amour ne se cherche pas, il se reconnaît.”
Faustine a traversé l’hiver de la solitude pour trouver un été indien inespéré. Son histoire nous rappelle une vérité essentielle : aucun chagrin n’est définitif. Après la pluie, la lumière revient toujours, souvent là où on ne l’attendait plus, sous les traits d’un inconnu croisé un matin de grisaille, prêt à partager son parapluie.
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