Dans le paysage médiatique français, Apolline de Malherbe est connue pour être une intervieweuse redoutable, capable de déstabiliser les politiques les plus chevronnés par ses interruptions constantes et son ton pressant. Pourtant, ce matin-là, sur le plateau de BFM TV, elle a trouvé à qui parler : Sarah Knafo. La députée européenne et vice-présidente de Reconquête a transformé ce qui devait être un interrogatoire musclé en une démonstration de force intellectuelle, laissant la journaliste par moments bégayante et visiblement démunie.

Géopolitique et “Calcul Cynique”

Dès l’ouverture, le ton est donné. Apolline de Malherbe interroge Sarah Knafo sur l’annonce officielle de la reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron à l’ONU. Sans détour, Knafo qualifie cette décision de “très mauvaise nouvelle” pour la France et la stabilité du Moyen-Orient.

L’élue de Reconquête développe alors une thèse choc : ce n’est pas l’humanisme qui guide le Président, mais un calcul électoraliste cynique basé sur la démographie française. Selon elle, Macron sacrifie 77 ans de géopolitique française pour séduire un électorat communautaire, au détriment de la sécurité de la communauté juive de France. “Reconnaître un État dont l’autorité serait de fait le Hamas revient à offrir un siège au djihadisme à l’ONU”, martèle-t-elle, rappelant que le mouvement terroriste reste majoritaire dans les sondages d’opinion palestiniens.

Une journaliste poussée dans ses retranchements

Tout au long de l’entretien, la technique habituelle d’Apolline de Malherbe — couper la parole pour chercher la petite bête — se heurte au calme olympien de son interlocutrice. Quand la journaliste tente de défendre la protection des Juifs promise par Macron, Sarah Knafo dénonce l’hypocrisie du “en même temps” présidentiel. Elle souligne l’absurdité d’une politique qui pousse ceux qui aiment la France à l’exil, tout en accueillant ceux qui “crachent sur son drapeau”.

Le point culminant de la déstabilisation survient lorsque Knafo aborde le sujet de la liberté d’expression et l’assassinat de Charlie Kirk aux États-Unis. Elle pointe du doigt le silence, voire la complaisance, de certains confrères d’Apolline de Malherbe (LCI, France Inter) qui ont osé justifier le crime par la “haine” que sèmerait la victime. Face à ces dossiers précis et sourcés, Apolline de Malherbe ne peut que se réfugier dans ses fiches, incapable de reprendre la main sur son propre plateau.

Économie : Le plan d’urgence de 63 milliards

Sarah Knafo ne se contente pas de critiques idéologiques ; elle s’attaque également au volet économique. Elle démonte la proposition de taxe sur les hauts patrimoines de Gabriel Zucman, qu’elle qualifie d’économiste “militant d’extrême gauche” financé par George Soros. Pour elle, matraquer les riches finit toujours par ruiner les classes moyennes, car ce sont elles qui paient la note quand les fortunes s’exilent.

À la place de nouveaux impôts, elle propose un plan d’économie radical de 63 milliards d’euros, incluant :

15 milliards d’euros sur l’aide publique au développement.

15 à 20 milliards sur les prestations sociales non contributives versées aux étrangers.

8 milliards sur le soutien aux éoliennes et à la politique de la ville, jugée inefficace.

Le leadership de l’Union des Droites

En fin d’interview, Sarah Knafo réaffirme sa stratégie : l’union des droites. Si les états-majors des autres partis la rejettent, elle assure qu’une immense majorité des électeurs (75 %) la réclame ardemment. Elle refuse de s’allier à un Michel Barnier “soumis au macronisme” et appelle à une droite qui ne s’excuse plus d’être elle-même.

La performance de Sarah Knafo est saluée par ses partisans comme une victoire totale contre un système médiatique jugé partial. “19 minutes de démonstration, Sarah Knafo 1 – BFM TV 0”, résument les observateurs. Ce face-à-face restera comme l’exemple rare d’une personnalité politique parvenant à renverser totalement le rapport de force face à l’une des journalistes les plus incisives du pays.

Vous n'avez pas écouté vos confrères de LCI" : Sarah Knafo bousc ...