Il est des voix qui résonnent comme le battement de cœur d’une nation, et celle d’Eddie Mitchell, né Claude Moine, appartient indéniablement au patrimoine génétique de la France. Pourtant, derrière l’image de l’icône imperturbable du rock and roll et du cinéma, se cache aujourd’hui un homme marqué par les épreuves, la solitude et les regrets. Les récentes déclarations de sa fille, Maryline, confirmant une “triste nouvelle” les larmes aux yeux, ont jeté un voile de mélancolie sur les millions de fans qui l’ont suivi pendant plus de soixante ans de carrière.
Les débuts d’un pionnier : De Claude Moine à Eddie Mitchell
Tout commence à la fin des années 1950 dans le 9e arrondissement de Paris. Le jeune Claude Moine, fasciné par le son brut venu d’Amérique, décide d’importer le rock and roll dans l’Hexagone. Avec son groupe, Les Chaussettes Noires, il devient le visage d’une jeunesse qui a soif de liberté. Le nom de scène est choisi avec soin : “Eddie” pour l’acteur Eddie Constantine et “Mitchell” pour sa sonorité américaine. En 1961, le groupe explose avec “Daniela” et vend plus de deux millions de disques. Mitchell n’est pas seulement un chanteur ; il est le traducteur d’un rêve américain pour une France en pleine mutation.
Cependant, la gloire précoce a un prix. La pression des tournées et les désaccords internes mènent à la dissolution du groupe en 1963. C’est le début d’une carrière solo monumentale, enregistrée entre Londres, Memphis et Nashville. Des chefs-d’œuvre comme Sur la route de Memphis ou La dernière séance gravent son nom dans l’éternité. Pourtant, Mitchell confiera plus tard à Gala avoir pleuré de doute en écoutant certains mixages, se sentant “pas assez bon” face aux géants américains qu’il admirait tant.

La blessure Johnny : Une part de lui-même envolée
Si la carrière d’Eddie Mitchell est une suite de succès, sa vie personnelle est jalonnée de deuils profonds. Le plus douloureux reste sans doute la disparition de son “frère” d’armes, Johnny Hallyday, en décembre 2017. Leur amitié, née au Golf-Drouot, était le pilier de sa vie. “Johnny et moi, on se comprenait sans mots”, confiait-il avec émotion.
L’impossibilité de lui dire un dernier adieu, en raison de son propre emploi du temps chargé, reste une plaie béante. Apprendre la nouvelle à la radio et “pleurer comme un bébé” a été le point de rupture pour l’artiste. Cette tristesse ne l’a jamais vraiment quitté, se ravivant à chaque interprétation de “Ma dernière lettre” lors de ses récentes tournées. Pour Eddie, la fin de Johnny marquait aussi la fin d’une certaine idée de la musique et de la camaraderie.
Un homme de famille face aux regrets
La vie sentimentale d’Eddie Mitchell a elle aussi connu ses tempêtes. Son premier mariage avec Françoise Lavie, de 1961 à 1979, s’est soldé par un divorce qu’il a vécu comme un échec personnel déchirant. Malgré ses trois enfants — Eddie Junior, Pamela et Maryline — le chanteur a toujours porté le poids d’avoir été un père absent, privilégiant les projecteurs à l’intimité du foyer. “Je vois mes enfants grandir à travers le téléphone et ça me fait mal”, avouait-il à Télé-Loisirs.

Depuis 1980, Muriel Bailleul est son roc, celle qui lui apporte la paix dans sa villa de Saint-Tropez. Mais même ce bonheur est teinté d’angoisse. À plus de 80 ans, Mitchell ne cache plus sa peur de la laisser seule, de voir le rideau tomber sur une vie de complicité. Les pressions financières liées à ses investissements immobiliers dans les années 90 ont également ajouté un stress invisible à ce tableau de réussite apparente.
L’héritage d’un géant fatigué
Aujourd’hui, alors que sa fortune est estimée à 40 millions d’euros, Eddie Mitchell semble plus préoccupé par son héritage émotionnel que financier. Sa persévérance l’a poussé à travailler jusqu’à l’épuisement, comme lors de la préparation de son album Country Rock en 2021, où il passait 12 heures par jour en studio. “La musique, c’est ma respiration”, dit-il, mais chaque inspiration semble désormais plus lourde.
Les larmes de sa fille Maryline aujourd’hui ne sont pas seulement celles de la tristesse, mais celles d’une reconnaissance pour un homme qui a traversé les époques sans jamais trahir son amour pour le rock, tout en payant le prix fort en solitude. Eddie Mitchell reste cette icône culturelle française, à l’intersection du rock et de l’esprit libre, mais c’est l’image d’un homme vulnérable, assis face à l’océan à Saint-Tropez, qui touche aujourd’hui le plus le cœur des Français. Le “soldat Mitchell” a mené toutes ses batailles, et si la fin approche, elle se fait dans une dignité silencieuse, celle des plus grands.
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