Dans un contexte où l’économie française fait face à des pressions financières sans précédent, le débat sur le budget national pour 2026 est devenu le centre de toutes les attentions. Récemment, lors d’une interview tendue sur les ondes de RTL, le député Jean-Philippe Tanguy a livré des analyses particulièrement tranchantes, voire choquantes, sur le processus de travail de la Commission Mixte Paritaire (CMP). Il n’a pas hésité à qualifier cette méthode d’« obsolète » et a mis en garde contre un avenir instable si des changements systémiques ne sont pas opérés.

La CMP : Une impasse en coulisses

Jean-Philippe Tanguy a débuté son intervention en expliquant précisément la nature de la CMP — qui réunit 7 députés et 7 sénateurs pour tenter de trouver un accord lorsque l’Assemblée et le Sénat divergent sur un texte de loi. Cependant, au lieu d’y voir un forum de discussion ouvert et efficace, il la décrit comme un processus se déroulant dans l’ombre, sans contrôle des médias ni du public. « Ce qui nous choque, c’est que ce n’est pas filmé, cela se passe à huis clos », a souligné Tanguy. Il estime que travailler ainsi, en comité secret, est totalement anachronique à une époque où la transparence doit être primordiale.

Cette impasse ne se limite pas à la méthode de travail, elle réside aussi dans les profondes divisions politiques. Selon lui, l’alliance entre les macronistes, les socialistes et LR génère des compromis qu’il juge inacceptables, surtout lorsqu’ils impliquent des hausses d’impôts sans réduction réelle des dépenses publiques.

La bataille des chiffres et le fardeau fiscal

L’un des points les plus brûlants du débat concerne l’augmentation de la dette publique et le déficit budgétaire. Tanguy a souligné que le déficit a dépassé le seuil de 5 %, un chiffre alarmant par rapport aux objectifs initiaux du gouvernement. Il a critiqué le Sénat pour avoir aggravé la situation avec des décisions creusant le déficit de plusieurs milliards d’euros. « La dette a augmenté de 5 points, la situation des finances est catastrophique », a-t-il déclaré avec inquiétude.

La discussion s’est envenimée sur la question des nouveaux impôts. Tanguy a réaffirmé la position du Rassemblement National (RN) : la priorité doit être la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et l’énergie afin de protéger le pouvoir d’achat des Français. Cependant, il accuse la gauche et le gouvernement de se focaliser uniquement sur l’augmentation des taxes pour les grandes entreprises et les plus riches, sans aucun plan efficace de réduction des dépenses. Il soutient que taxer les sociétés ou la fortune sans réformer les dépenses publiques n’est qu’un remède dérisoire qui nuira à l’économie sur le long terme.

Jean-Philippe Tanguy — Wikipédia

L’ombre d’une “Loi Spéciale” et un avenir incertain

Si aucun accord n’est trouvé lors de cette session budgétaire, Jean-Philippe Tanguy prévoit un scénario sombre : l’application d’une « loi spéciale » pour assurer le fonctionnement de l’État. C’est un signe clair de l’échec du processus législatif ordinaire. Il a exprimé sa déception face au manque de courage du gouvernement pour réduire massivement les dépenses inutiles, préférant la voie de la facilité : l’impôt.

L’interview s’est conclue sur un message fort adressé aux Français. Tanguy a assuré que lui et ses collègues du RN continueraient de lutter pour un équilibre financier plus juste, où les classes moyennes et les petites entreprises ne seraient pas les victimes de la mauvaise gestion de l’État. Il a martelé que la transparence et des changements de méthode radicaux au Parlement sont les conditions sine qua non pour sortir la France de la spirale de l’endettement.

Cet article n’est pas seulement un bulletin sur le budget, c’est un cri d’alerte sur l’état de la gouvernance nationale. Ce qui se joue à Paris ces jours-ci laissera sans aucun doute des traces profondes sur la vie économique de chaque citoyen français dans les années à venir.

Souhaitez-vous que j’approfondisse l’analyse sur les propositions spécifiques de baisse de la TVA mentionnées par Jean-Philippe Tanguy ?