Hier soir, sur le plateau survolté d’une émission à grande écoute, un frisson a parcouru l’assemblée avant de se transformer en une vague de rires incontrôlables. L’invité n’était autre que Jean-Marie Bigard. Et quand le géant de l’humour “gras” et populaire s’installe, le public sait qu’il doit attacher sa ceinture. Fidèle à sa réputation d’électron libre, l’humoriste n’a pas déçu, livrant une performance mémorable, un triptyque de blagues naviguant entre le cliché habile, le grivois assumé et l’irrévérence la plus totale. En quelques minutes, il a rappelé à la France entière pourquoi il est à la fois l’un des comiques les plus adulés et les plus controversés de sa génération.
Jean-Marie Bigard n’est pas simplement un humoriste ; il est un phénomène. Capable de remplir le Stade de France avec ses histoires de comptoir, il a bâti sa carrière sur une proximité avec le public, une gouaille inimitable et un refus obstiné de se plier au politiquement correct. Ses détracteurs lui reprochent sa vulgarité, ses prises de position parfois clivantes, mais ses fans voient en lui un porte-voix, un homme qui ose dire tout haut ce que beaucoup n’oseraient même pas penser. Sa présence sur un plateau télévisé, surtout dans le climat médiatique actuel, est un événement en soi. C’est la promesse d’un “dérapage” potentiel, d’un moment de vérité brute qui viendra briser la langue de bois habituelle.
Et la première salve n’a pas tardé. Bigard, avec son art consommé du conteur, a embarqué le public en Corse. “C’est un Corse”, commence-t-il, l’œil brillant. “Il arrive en Ferrari devant le bistrot”. Le décor est planté : luxe, clichés, et une tension palpable. L’homme prend son café, laisse sa voiture rutilante dehors. En ressortant, le drame : “plus les clés de sa Ferrari”. L’atmosphère se tend. L’homme, impérial, rentre dans le bar et lance un ultimatum : “Je vais compter jusqu’à 3. Ça commence. Les clés de ma Ferrari, sinon je ferai exactement ce que mon grand-père a fait il y a 20 ans.”

Le silence se fait. La menace est terrible, imprécise, et justement effrayante. “Tout le monde est comme ça”, mime Bigard, la peur au ventre. Le suspense est à son comble. Évidemment, les clés réapparaissent comme par magie. Le voleur, pris de panique, les a remises. Le Corse, retrouvant son bien, est alors interpellé par le barman, tremblant mais curieux. “Juste pour savoir, vous nous avez fait tellement peur… Il avait fait quoi, il y a 20 ans, votre grand-père ?” Et Bigard de lâcher la chute, magistrale dans son anti-climax : “Il a dit : il était rentré… à pied !”
L’explosion de rire est immédiate. C’est du grand art. Bigard a joué avec le stéréotype du Corse dangereux pour mieux le désamorcer par l’absurde. Il a créé une tension extrême pour la résoudre par une banalité désarmante. C’est une blague “intelligente” sous ses airs de cliché facile, une démonstration de sa maîtrise du rythme et de la surprise. Le public est conquis, l’ambiance est détendue. Mais ce n’était que l’échauffement.
Car Bigard ne serait pas BigARD s’il restait dans le domaine du “gentiment malin”. Il doit descendre sous la ceinture. C’est sa marque de fabrique, son ADN comique. Il enchaîne alors avec une autre histoire de bar, un terrain qu’il affectionne particulièrement. “Un mec qui rentre dans un bar, il se pose à côté du barman”. L’homme commande un jus d’orange et se lance dans une série de prédictions étonnantes. “C’est ce qui va se passer là dans 10 minutes”, dit-il, avant d’annoncer : “Il y a une personne qui va sortir des toilettes et qui va dire : il y a plus de papier toilette.”
Dix minutes plus tard, la prédiction se réalise. Le barman est stupéfait. Le “devin” continue : “Dans 20 minutes, un mec grand, costaud, il va rentrer, il va te dire : ‘Moi un café sans sucre et un café avec sucre’.” Vingt minutes après, la scène se produit à l’identique. C’est un “truc de ouf”. Un autre client, qui a tout observé, est fasciné. Il aborde le mystérieux prophète : “Excusez-moi monsieur, depuis tout à l’heure je vous regarde… vous avez deviné tout ce qui s’est passé… c’est normal, je suis devin.”
L’homme, ébloui, supplie : “Comment vous faites ? Vous voulez apprendre à être devin aussi ?” L’autre accepte. “D’accord, alors venez avec moi.” Il l’emmène chez lui. Le public sent la blague “Bigard” arriver. “Rentrez… bon, mettez-vous à quatre pattes.” Le malaise amusé s’installe sur le plateau. Le novice, perplexe mais désireux d’apprendre, s’exécute. Et le “devin” de conclure, avec un sous-entendu grivois monumental : “…et ben voilà, ça commence, vous commencez à deviner !”
C’est là toute la signature de l’humoriste. Un jeu de mots (“devin” / “deviner”), une situation absurde et une chute crue, sexuelle, qui provoque ce rire si particulier, à la fois gêné et libérateur. Il a emmené son public sur le terrain de la magie pour le faire atterrir brutalement dans une situation scabreuse. C’est ce qui divise : pour certains, c’est de la beauferie ; pour d’autres, c’est une transgression hilarante.
Mais le clou du spectacle, le moment qui allait véritablement enflammer les réseaux sociaux, était encore à venir. Après le cliché et le grivois, place à l’irrévérence. Et pas n’importe laquelle : l’irrévérence royale et présidentielle. Bigard se lance : “Il est à Londres, voyage officiel.” Le protagoniste ? Jacques Chirac. “Sa Majesté la Reine reçoit le Président de la République.” Le contexte est posé : solennité, protocole. “La tradition veut qu’elle escorte, elle vient chercher le président français à la gare en carrosse, et ils remontent jusque Buckingham Palace.”

L’image est forte : Chirac et Elizabeth II, côte à côte dans un carrosse royal. “Ils s’installent dans la voiture… et à un moment donné, flatulence énorme… dans des chevaux ! Ça pète, ça sent énormément !” Bigard insiste, “c’est une vraie histoire”. Le décorum est brisé par un bruit et une odeur on ne peut plus naturels, mais totalement déplacés. C’est alors que le génie comique de la situation, selon Bigard, se révèle. “La reine, habituée, elle continue à saluer. Elle dit : ‘Mr President, je suis désolé, monsieur le Président’.”
Le moment est surréaliste. La Reine d’Angleterre s’excusant pour un pet de cheval. Le public retient son souffle, attendant la réaction de Chirac. Et Bigard, imitant le flegme légendaire de l’ancien président, de livrer la chute : “Et Jacques Chirac la regarde : ‘Pas de problème… j’ai cru que c’était le cheval, votre Majesté !’”
La blague est audacieuse, un véritable acte de lèse-majesté humoristique. Elle est d’autant plus marquante que les deux protagonistes sont aujourd’hui décédés, la reine l’ayant été que quelques mois avant la diffusion de cette séquence (janvier 2023). La blague joue sur l’ambiguïté : la réponse de Chirac est-elle une politesse maladroite ou une insinuation terrible (qu’il avait d’abord cru que c’était elle) ? Dans tous les cas, l’audace de raconter cela, d’imaginer cette scène, a provoqué l’hilarité.
En trois blagues, Jean-Marie Bigard a livré un condensé de sa carrière. Il a démontré sa capacité à construire une histoire (le Corse), son amour pour le calembour grivois (le devin) et son mépris total des tabous et des icônes (Chirac et la Reine). Cette séquence est l’exemple parfait de ce qui fait le “phénomène Bigard”. C’est un humour qui ne demande pas la permission, qui fonce dans le tas, qui choque, qui fait grincer des dents, mais qui, indéniablement, fait rire des millions de personnes.
Ces quelques minutes de télévision ont immédiatement fait le tour des réseaux sociaux, générant des milliers de partages, de commentaires, de débats enflammés. “Génial”, “Insupportable”, “Il a osé !”, “Honteux”… Les réactions sont épidermiques, passionnées. C’est précisément l’objectif : ne laisser personne indifférent. Bigard n’est pas là pour faire de l’humour consensuel ; il est là pour provoquer une émotion, quelle qu’elle soit. Et hier soir, la mission a été accomplie avec un succès fracassant.
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