Leurs harmonies en fausset ont défini une génération. “Stayin’ Alive”, “How Deep Is Your Love”, “Night Fever”… les Bee Gees n’ont pas seulement créé la bande-son de l’ère disco ; ils étaient l’ère disco. Un phénomène mondial de trois frères – Barry, Robin et Maurice Gibb – dont les disques se sont vendus par centaines de millions. Mais derrière les costumes à paillettes, les rythmes contagieux et la gloire planétaire, se cachait une réalité bien plus sombre, une série de tragédies personnelles que Barry Gibb, aujourd’hui âgé de 77 ans et unique survivant du groupe, admet enfin.
Le fardeau d’être le “dernier homme debout” est lourd. Et ce qu’il confesse, c’est ce que beaucoup soupçonnaient : leur vie n’a jamais été facile. Elle a été marquée par des démons intérieurs, des guerres fratricides et un regret si profond qu’il le hantera jusqu’à son dernier souffle.
Le regret dévastateur du dernier survivant
Dans une interview émouvante, Barry Gibb a livré le fond de sa pensée, une confession qui résonne avec la tristesse d’un homme qui a tout eu, sauf assez de temps pour se réconcilier. “Mon plus grand regret est que chaque frère que j’ai perdu,” a-t-il déclaré, “l’était à un moment où nous ne nous entendions pas. Donc je dois vivre avec cela.”
Cette phrase est le cœur de la tragédie des Bee Gees. La perte de ses trois frères n’a pas seulement été une épreuve ; elle a été un triple coup de poignard dans des plaies non cicatrisées. Il y a eu Andy, le plus jeune frère, idole des jeunes mais jamais membre officiel du groupe, mort tragiquement d’une inflammation cardiaque en 1988 à seulement 30 ans, après une bataille perdue contre la drogue.
Puis Maurice, le jumeau de Robin, le médiateur, le musicien multi-instrumentiste, est décédé subitement en 2003 à 53 ans, des suites d’un arrêt cardiaque causé par un intestin tordu. Et enfin Robin, le jumeau à la voix si distinctive, est mort d’un cancer en 2012, à 62 ans.
Barry, l’aîné, se retrouve seul. “Je suis le dernier homme debout,” dit-il. “Je ne comprendrai jamais cela, car je suis l’aîné.” Après la mort de Robin, il pensait ne plus jamais remonter sur scène. Le chagrin était trop lourd, le groupe avait disparu.

La face cachée de la gloire : Drogues, Alcool et Ego
Ce que Barry admet, c’est que les tensions n’étaient pas passagères. Elles étaient le tissu même de leur relation. Les Bee Gees étaient tous, à divers degrés, en proie à des addictions. Maurice a lutté toute sa vie contre un alcoolisme sévère, qui lui a coûté son premier mariage avec la chanteuse Lulu et le rendait “peu fiable”. Robin avait une dépendance aux amphétamines, des pilules qu’il prenait pour rester éveillé et composer, une addiction qui a poussé sa femme à demander le divorce.
Barry lui-même, bien que se considérant moins atteint, a admis que la marijuana “alimentait souvent sa créativité”. Le succès de “Saturday Night Fever” les a propulsés dans un monde où tout était accessible, exacerbant leurs démons.
Mais la drogue n’était qu’un symptôme d’un mal plus profond : une guerre d’ego intense, en particulier entre les deux leaders, Barry et Robin. Tous deux considérés comme les voix principales, leur rivalité a atteint un point de rupture en 1969. Robin, se sentant sous-estimé, a quitté le groupe pour poursuivre une carrière solo. “C’était une époque où nos égos pour le succès se mettaient en travers de notre chemin et nous avons cessé de communiquer”, a admis Robin plus tard.
Cette séparation fut si acrimonieuse que Barry et Robin refusaient de se parler. Les messages passaient par Maurice, le jumeau pris au milieu, de plus en plus frustré par son rôle de médiateur involontaire. La querelle s’étalait même publiquement, les deux frères s’attaquant violemment par médias interposés.

Des secrets encore plus sombres : Abus et Menaces du FBI
La vie des frères Gibb était compliquée bien avant la gloire. Barry a récemment révélé un traumatisme d’enfance gardé secret pendant plus de 70 ans. Dans une interview, il a courageusement partagé qu’il avait failli être victime d’abus sexuel à l’âge de 4 ans, sur l’île de Man. Il a raconté qu’un homme avait tenté de l’agresser, et bien que l’homme ne l’ait “jamais touché physiquement”, il a fait allusion à “d’autres choses qui se sont produites”, suggérant un poids psychologique immense.
Robin, de son côté, a laissé son tempérament et ses addictions le mener sur un chemin dangereux. Lors de son divorce tumultueux avec sa première femme, Molly, les choses sont devenues si acrimonieuses qu’il aurait menacé l’équipe juridique de son épouse. Il aurait envoyé des messages inquiétants, dont un disait : “J’ai pris un contrat. C’est maintenant une question de temps.” Ces menaces étaient suffisamment sérieuses pour que le cabinet d’avocats signale Robin au FBI, déclenchant une enquête sur le chanteur. L’affaire fut finalement abandonnée.
L’héritage d’un survivant
Après la mort de Robin, Barry s’est d’abord morfondu, pensant que sa carrière était terminée. Mais l’amour de la musique, en particulier de la country, l’a ramené à la vie. Il a sorti des albums solo, collaborant avec des stars comme Dolly Parton et Keith Urban pour réinterpréter les classiques des Bee Gees, insufflant une nouvelle vie à leur héritage.
En 2020, la sortie du documentaire “The Bee Gees: How Can You Mend a Broken Heart” a rouvert ces blessures. Revisiter leur histoire fut si douloureux pour Barry qu’il a admis qu’il ne regarderait jamais le film.
Aujourd’hui, à 77 ans, Barry Gibb continue de chanter. Il le fait pour honorer ses frères, pour que leur musique perdure. Mais il le fait aussi avec la conscience aiguë de ce qui a été perdu. La gloire, l’argent, les disques de platine ne peuvent effacer le regret de ces appels non passés, de ces pardons non dits. Barry Gibb est le dernier gardien de la flamme des Bee Gees, un homme qui a survécu à ses frères pour raconter leur histoire, mais qui doit vivre chaque jour avec le silence assourdissant de leur absence.

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