Dans le tumulte de la vie amoureuse de Johnny Hallyday, certains noms résonnent plus fort que d’autres. On pense immédiatement à Sylvie Vartan, Nathalie Baye, Adeline Blondieau ou encore Laeticia Hallyday. Pourtant, au milieu de ces icônes, se glisse une silhouette plus discrète mais non moins marquante : celle d’Elisabeth Étienne, plus connue sous le nom de Babeth. Mariée au « Taulier » pendant seulement deux mois en 1981, son passage dans la vie de la star a laissé une empreinte indélébile, faite de passion, de dignité et d’une résilience admirable. Retour sur le destin fascinant de celle qui fut, le temps d’un printemps, la seconde épouse de l’idole des jeunes.

Tout commence après la rupture douloureuse de Johnny avec sa première femme, Sylvie Vartan. Le rockeur est alors à la recherche d’un nouveau souffle. C’est dans ce contexte qu’il tombe sous le charme de Babeth, une jeune comédienne et mannequin de 24 ans. À l’époque, Johnny est pourtant en couple avec Sabrina, une jeune mannequin, mais rien ne peut l’empêcher de poser son regard sur Babeth. Ce fut un véritable coup de foudre, une étincelle qui allait mener les deux amants vers un mariage célébré dans le cadre paradisiaque des îles Seychelles au printemps 1981.

La cérémonie, intime et rapide, n’aurait duré que quatre minutes. Pourtant, elle scellait une union qui semblait, aux yeux de Johnny, pleine de promesses. Le 1er décembre de la même année, ils se disent à nouveau « oui » à Los Angeles. Mais l’éclat de ce mariage express allait s’éteindre presque aussi vite qu’il s’était allumé. Seulement 62 jours plus tard, le divorce est prononcé. Johnny avait déjà tourné la page pour une autre comédienne, Nathalie Baye.

Pourtant, malgré la brièveté de leur mariage et la rapidité avec laquelle Johnny s’est éloigné, Babeth Etienne a laissé un souvenir empreint de respect dans le cœur de la star. Dans son autobiographie “Dans mes yeux”, parue en 2013 et co-écrite avec Amanda Sthers, Johnny Hallyday ne tarit pas d’éloges à son sujet : « C’était une femme douce, saine, discrète, toujours de bonne humeur, facile à vivre et désintéressée », écrivait-il. Il ajoutait même qu’elle avait été « l’une des femmes les plus dignes de [sa] vie », soulignant son comportement exemplaire lors de la signature des papiers du divorce, où elle n’avait en aucun cas cherché à profiter de la situation.

Mais que devient Babeth Etienne après cet ouragan médiatique et sentimental ? Loin de se laisser abattre par la rupture, la jeune femme poursuit sa carrière au cinéma. En 1982, elle a l’immense privilège de donner la réplique à l’un des plus grands noms du cinéma français, Louis de Funès, dans le film culte “Le Gendarme et les Gendarmettes”. Elle y incarne l’une des gendarmettes, Marianne Bonnet, un rôle qui restera gravé dans la mémoire des cinéphiles. L’année suivante, on la retrouve sous la direction de Christopher Frank dans “Femmes de personne”, où elle côtoie des acteurs de renom comme Fanny Cottençon et Jean-Louis Trintignant. Elle apparaît également au casting de “La Cité des enfants perdus” de Jean-Pierre Jeunet en 1995.

Babeth Etienne, deuxième épouse de Johnny Hallyday se confie sur la vie  avec le chanteur - RTBF Actus

Cependant, le septième art finit par ne plus suffire à Babeth. Elle décide alors de se retirer des plateaux de tournage pour se lancer dans une tout autre aventure : la mode. C’est sur les conseils de son compagnon de l’époque, le riche industriel allemand Otto Kern, qu’elle opère ce virage professionnel. Ensemble, ils ont un fils, Otto Amadeus, né en 1988. Babeth Etienne trouve dans cet univers une nouvelle forme d’épanouissement. Selon les informations de nos confrères de Télé Star, elle dirige aujourd’hui une boutique de mode à Paris, menant une vie paisible et loin des projecteurs qui ont un jour illuminé son quotidien.

La discrétion semble être restée le maître-mot de son existence. Lors du décès de Johnny Hallyday en décembre dernier, Babeth Etienne a choisi de ne pas s’exprimer dans les médias. Une absence de commentaires qui, une fois de plus, témoigne de cette dignité que Johnny lui-même admirait tant. Elle reste cette “femme de l’ombre” dans la mythologie hallydayenne, celle qui a partagé un chapitre court mais intense avec le chanteur, sans jamais chercher à en tirer une gloire indue.

L’histoire de Babeth Etienne nous rappelle que derrière les paillettes et les tumultes de la célébrité, il existe des parcours de vie authentiques, faits de hauts et de bas, mais surtout d’une force de caractère capable de surmonter les épreuves. Son passage éclair dans la vie de Johnny Hallyday ne l’a pas définie ; elle a su construire son propre chemin, entre cinéma et mode, tout en préservant son intégrité. Un bel exemple de résilience pour celle qui fut, durant 62 jours, la femme d’une légende.

Johnny Hallyday et Babeth Etienne