L’icône du 20h retire son masque : Le testament intime d’Anne-Sophie Lapix

Dans le paysage audiovisuel français, Anne-Sophie Lapix incarne la rigueur, l’élégance et une intégrité à toute épreuve. Visage familier du journal de 20h de France 2 et ancienne figure de proue de C à vous, elle semble mener une vie sans fausse note. Pourtant, à 53 ans, la journaliste vient de briser le silence pour révéler une part d’ombre insoupçonnée. Derrière les distinctions, le prestige et une carrière phénoménale se cachent des blessures d’enfance jamais refermées et une culpabilité maternelle dévorante. Pour la première fois, celle que l’on surnomme la « reine de l’info » accepte de livrer sa “douloureuse vérité”.

Le secret de sa culpabilité : L’impuissance d’une mère

L’aveu le plus déchirant concerne sa vie privée. Anne-Sophie Lapix a confessé porter un poids immense depuis de nombreuses années : celui de n’avoir pas su protéger son fils aîné des dommages émotionnels causés par la rupture de sa première relation. Avant son mariage avec Arthur Sadoun en 2010, la journaliste a vécu une longue union dont elle a eu deux fils.

Lorsque cette relation s’est terminée dans la douleur, son fils aîné n’avait que 6 ans. Témoin des disputes et de l’éloignement de ses parents, le jeune garçon s’est alors refermé sur lui-même. « L’image de mon fils assis tranquillement dans sa chambre, cherchant à comprendre pourquoi sa famille s’était brisée, m’a fait pleurer chaque nuit pendant des années », a-t-elle confié lors d’une interview bouleversante. Cette impuissance face au traumatisme de son enfant est, selon ses propres mots, la cicatrice la plus profonde de sa vie de femme.

Le traumatisme originel : Une enfance volée à Saint-Jean-de-Luz

Cette sensibilité extrême face à la séparation n’est pas un hasard. Elle prend racine dans sa propre enfance. Née à Saint-Jean-de-Luz, Anne-Sophie a vu sa vie basculer à l’âge de 9 ans, lors du divorce de ses parents. Dans son autobiographie, elle décrit ce moment comme le jour où une partie de son enfance lui a été “volée”.

Passer d’une famille unie à une vie de mère célibataire avec sa sœur Gaëlle a laissé en elle un sentiment d’insécurité permanent. Elle se souvient de la douleur de sa mère, Claudine, psychologue, qui devait élever seule ses deux filles, et de la distance de son père, Claude, incapable d’exprimer ses sentiments. Cette blessure s’est ravivée en 2010 avec le décès de son père, juste avant son remariage, la laissant avec le regret éternel de n’avoir pas pu reconstruire totalement leur lien.

Une carrière entre ombre et lumière : Le prix de l’excellence

Si Anne-Sophie Lapix est aujourd’hui l’une des journalistes les mieux payées au monde (avec des revenus estimés à 96 millions de dollars en 2025 grâce à divers investissements personnels), son ascension a été jalonnée d’épreuves. Remplacer Claire Chazal sur TF1 en 2006 a été un défi psychologique immense, marqué par des critiques acerbes sur son “manque d’expérience”. Plus tard, au 20h de France 2, elle a dû faire face à des menaces en ligne après des interviews politiques tendues, craignant pour la sécurité de sa famille.

Concilier une carrière aussi exigeante avec l’éducation de ses deux fils a été son combat de chaque instant. Elle admet avoir sacrifié son temps libre et ressenti une culpabilité constante de ne pas être suffisamment présente, un sentiment que de nombreuses mères travailleuses partagent, mais qui, chez elle, prend une dimension tragique au regard de son passé.

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Le journalisme comme rempart contre l’injustice

Aujourd’hui, Anne-Sophie Lapix transforme ses larmes en force. Sa sensibilité, née de ses propres tragédies, fait d’elle une intervieweuse capable d’une empathie rare. Pourtant, elle confie une autre tristesse profonde : celle de se sentir impuissante face aux injustices sociales qu’elle dénonce chaque soir à l’antenne.

« Cela me fait mal au cœur de voir ces injustices perdurer », a-t-elle déclaré lors d’une conférence à Paris. Qu’il s’agisse de la pauvreté ou des violences faites aux femmes, la journaliste ne se contente pas de lire un prompteur ; elle vit chaque histoire. Ce cri du cœur d’Anne-Sophie Lapix nous rappelle que derrière les icônes de papier glacé se cachent des êtres humains pétris de doutes et d’amour. Un témoignage qui rend la “reine du 20h” plus proche de nous que jamais.

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