Dans l’univers impitoyable de la téléréalité, où les amours se font et se défont à la vitesse de la lumière, Alix Desmoitiaux et Benjamin Samat forment l’un des couples les plus emblématiques, les plus suivis, mais aussi les plus tumultueux. Leur histoire, digne d’un feuilleton à rebondissements, captive des millions de spectateurs. Mais derrière les filtres Instagram, les plages paradisiaques et les déclarations enflammées, se cache une réalité bien plus complexe, faite de doutes, de ruptures et de blessures. Aujourd’hui, Alix brise le silence. Dans une confession d’une honnêteté rare, elle lève le voile sur les zones d’ombre de sa vie amoureuse, sa relation “pansement” avec Raphaël Pépin et les “très gros problèmes” qu’elle affronte au quotidien avec l’homme qu’elle aime, Benjamin.

“Maintenant, effectivement, je suis heureuse et amoureuse.” C’est par ces mots que l’on pourrait croire à une fin de conte de fées. Mais Alix ajoute aussitôt un bémol qui pèse lourd : “Pas facile tous les jours, parce qu’être en couple, c’est le bataillon, on va pas se mentir.” Le ton est donné. La guerre des sentiments n’est jamais finie, et pour comprendre le présent, il faut remonter au passé. Un passé récent, douloureux, qui porte un nom : Rafa.

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L’histoire que le public connaît est celle d’une Alix qui, après une énième rupture avec Benjamin, s’est rapprochée d’un autre “homme, un vrai”, Raphaël Pépin. Sur le papier, tout semblait différent. Alix le décrit elle-même : “C’est quelqu’un de très bien, je le porte vraiment dans mon esprit, c’est quelqu’un de vraiment très bien. Il a des valeurs, des principes.” Un portrait élogieux, celui d’un homme stable, d’un roc. Pourtant, la fissure était déjà là, invisible à l’œil nu. “Mais je pense qu’il manquait le petit truc.”

Ce “petit truc”, c’est l’étincelle indéfinissable de l’amour véritable, un feu que Raphaël, malgré toutes ses qualités, ne pouvait allumer. Car le cœur d’Alix était déjà pris, hanté par le fantôme de son ex. Elle l’avoue aujourd’hui sans fard : “Je pense que c’était plus un pansement par rapport à Benji qu’autre chose.” Le mot est lâché, terrible et sincère. “Pansement”. Rafa n’était qu’un réconfort temporaire, une tentative désespérée de guérir une plaie encore à vif. Une plaie nommée Benjamin Samat.

La chronologie qu’elle expose est révélatrice de son état d’esprit de l’époque. “J’avais rompu avec Benji, ça s’est terminé juste avant le tournage [des Marseillais]. En fait, on se parlait encore la première semaine.” Une rupture si fraîche qu’elle n’en était pas vraiment une. Un chaos émotionnel parfait pour qu’un “pansement” devienne nécessaire, mais tragiquement insuffisant. “On peut prouver avec Rafa, j’ai passé de très bons moments avec lui,” concède-t-elle, “mais Benji était toujours dans un coin de ma tête.”

Cette confession est le cœur du drame. Comment construire une nouvelle histoire quand l’ancienne n’a jamais été rangée au rayon des souvenirs ? Alix vivait un dilemme permanent, une torture de l’esprit que les caméras ne montraient pas. D’un côté, un homme bien, présent, qui lui offrait une épaule. De l’autre, un amour passionnel, destructeur peut-être, mais irremplaçable. “Ce n’est pas au début [que Benji revenait dans sa tête], mais au fur et à mesure qu’on est sorti de l’aventure,” précise-t-elle. Loin des caméras, la réalité du “pansement” s’est imposée : il ne guérissait rien.

Puis, le destin, sous la forme d’une proposition de la production, s’en est mêlé. “Quand on m’a proposé de rejoindre Les Marseillais, j’ai dit à mon mec [Rafa] : ‘Écoute, je ne sais pas comment ça va se passer’.” Une honnêteté qui cache mal une évidence : elle savait. Elle savait que retrouver Benjamin dans ce contexte explosif allait faire voler en éclats sa nouvelle relation. “C’est vrai qu’il y a une part de moi qui était encore trop présente en Benji.”

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L’arrivée en Thaïlande a sonné le glas de la relation “pansement”. Alix raconte ce moment difficile avec une franchise désarmante : “Quand je suis arrivée en Thaïlande, j’ai pris mon téléphone et j’ai dit : ‘Rafa, écoute… ça va être compliqué’.” La fin d’une illusion. “Il m’a dit : ‘Fais, on verra.’ Et au final, ben voilà, ce qui est fait est fait.” Une rupture par téléphone, à l’aube d’une aventure qui allait la ramener dans les bras de celui qu’elle n’avait jamais vraiment quitté.

Aujourd’hui, Alix est donc de nouveau avec Benjamin. “Heureuse et amoureuse.” Mais c’est là que sa confession prend une tournure plus sombre, plus inquiétante. Le conte de fées s’arrête net. “Après tout ce qu’on a vécu…” Cette phrase, laissée en suspens, est lourde de sous-entendus. Tout ce qu’ils ont vécu, c’est la rupture, les larmes, les trahisons, et cette relation “pansement” qui, forcément, a laissé des traces.

“Je pense qu’on a été vachement… [mis à l’épreuve]”, tente-t-elle d’expliquer, “même dernièrement dans le programme des Marseillais.” C’est là qu’elle lâche la bombe, le véritable avertissement derrière son sourire retrouvé : le couple fait face à “de très gros problèmes”. Ces problèmes ne sont pas nommés, mais ils sont les conséquences logiques de leur parcours chaotique. La confiance, une fois brisée, est un fantôme qui revient hanter les amants. La jalousie, alimentée par des mois de séparation et une relation “pansement”, est un poison lent.

Alix ne cherche pas à vendre du rêve. Sa confession est un avertissement : l’amour ne suffit pas. “Être en couple, c’est le bataillon.” C’est une lutte de tous les instants, surtout sous le feu des projecteurs. En révélant que Rafa n’était qu’un “pansement”, elle valide la puissance de son amour pour Benjamin, mais elle expose aussi la profondeur de la blessure originelle. Un pansement ne guérit pas une hémorragie.

Cette prise de parole est un acte de courage. Alix se montre sans filtre, vulnérable, et incroyablement lucide sur sa propre histoire. Elle n’est ni une sainte, ni une victime. Elle est une femme amoureuse, qui a tenté de survivre à un chagrin d’amour en en créant un autre, et qui se bat aujourd’hui pour sauver ce qui peut l’être. Elle avoue avoir eu besoin d’un “pansement” pour réaliser qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer Benjamin.

Le public est désormais prévenu. Le couple “Alix-Benji” n’est pas une évidence. C’est un choix, un combat quotidien contre leurs “très gros problèmes”. En brisant le silence, Alix a peut-être fait le premier pas vers une guérison, non plus par un “pansement” extérieur, mais par la vérité. Reste à savoir si leur amour, si puissant soit-il, sera assez fort pour survivre à leurs propres démons. La prochaine saison de leur vie s’annonce tout aussi intense que les précédentes.