C’est une nouvelle qui fige le temps, une de ces annonces redoutées qui marque irrévocablement la fin d’une ère. Alain Delon, le visage d’ange au regard d’acier, le “Guépard”, le “Samouraï”, s’est éteint paisiblement à son domicile de Douchy, dans le Loiret. Il avait 88 ans. Ce 18 août 2024 restera gravé comme le jour où le cinéma français a perdu sa dernière grande étoile masculine, un astre qui a brillé d’une intensité rare sur le monde entier pendant plus de six décennies.
La paix retrouvée à Douchy
L’annonce a été faite par ses trois enfants, Alain-Fabien, Anouchka et Anthony, unis dans la douleur pour accompagner leur père vers son dernier voyage. C’est là, dans ce domaine de Douchy qu’il avait transformé en forteresse et en sanctuaire, qu’Alain Delon a rendu son dernier souffle. Loin des tumultes parisiens et des polémiques qui ont pu émailler ses dernières années, l’acteur est parti comme il le souhaitait : sereinement.
Il avait souvent évoqué la mort, non pas avec peur, mais avec la lucidité froide de ceux qui ont tout vécu. “Je veux partir paisiblement”, disait-il. Ce vœu a été exaucé. Entouré de ses souvenirs, de ses chiens fidèles et de l’amour des siens, il a quitté la scène avec la même élégance silencieuse que ses personnages les plus emblématiques.

Un destin forgé dans la lumière et l’ombre
Né le 8 novembre 1935 à Sceaux, rien ne prédestinait ce garçon à l’enfance difficile et morcelée à devenir l’icône absolue du 7e art. Et pourtant, sa beauté foudroyante, ce mélange de virilité brute et de fragilité dissimulée, a très vite captivé les plus grands réalisateurs. De René Clément à Luchino Visconti, en passant par Jean-Pierre Melville, tous ont vu en lui bien plus qu’un “jeune premier”. Ils ont vu un acteur instinctif, animal, capable de tout jouer.
Plein Soleil (1960) le révèle, Le Samouraï (1967) le mythifie, La Piscine (1969) le consacre. Sa carrière est une fresque impressionnante de plus de 80 films, jalonnée de chefs-d’œuvre qui ont écrit l’histoire du cinéma mondial. Palme d’or d’honneur à Cannes en 2019, il avait reçu cet hommage comme un adieu, les larmes aux yeux, conscient que le crépuscule approchait.
Les amours d’une vie
Impossible d’évoquer Alain Delon sans parler de l’amour, ce moteur puissant qui a guidé son existence. Sa vie sentimentale fut aussi intense que ses rôles. Il y eut Romy Schneider, bien sûr, l’amour éternel, avec qui il forma le couple le plus glamour et le plus tragique du cinéma européen. Leur complicité, immortalisée dans La Piscine, reste l’une des images les plus poignantes de sa filmographie.
Mais il y eut aussi Nathalie, la seule qu’il a épousée, Mireille Darc, sa compagne de route et de cœur pendant quinze ans, et Rosalie van Breemen, la mère de ses deux plus jeunes enfants. Alain Delon était un homme de passions, un séducteur qui cherchait dans le regard des femmes la confirmation de son existence. Aujourd’hui, on imagine qu’il est parti rejoindre celles qui l’ont précédé, pour des retrouvailles célestes.
Un héritage immortel

La mort d’Alain Delon laisse un vide immense. Il incarnait une certaine idée de la France, une élégance intemporelle, un panache. Il était aussi un homme complexe, parfois controversé pour ses prises de position tranchées, son caractère ombrageux et sa solitude revendiquée. Mais c’est cette complexité qui le rendait fascinant. Il ne cherchait pas à plaire, il cherchait à être vrai.
Producteur, homme d’affaires, icône de mode, il a touché à tout avec succès, contribuant à faire rayonner la culture française bien au-delà de nos frontières. En Asie, en Russie, en Italie, le nom de Delon résonne comme un synonyme de beauté et de talent.
Le rideau tombe
“La vie est comme un film”, aimait-il à penser. Le sien fut un blockbuster, un drame, une romance, un polar. Il en a écrit le mot “FIN” à sa manière, sans bruit, dans la douceur de l’été.
Les hommages affluent du monde entier, des anonymes aux chefs d’État, saluant la mémoire d’un géant. Mais au-delà des mots, il reste les images. Ce regard bleu acier qui transperce l’écran, cette démarche féline, cette voix grave. Alain Delon est mort, mais le mythe, lui, est immortel. Il continuera de vivre à chaque fois qu’un spectateur, quelque part dans le monde, lancera Le Guépard ou Monsieur Klein.
Adieu, Monsieur Delon. Merci pour le rêve, merci pour le cinéma. Reposez en paix, là-bas, à Douchy, auprès des vôtres.

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