C’est une histoire dans l’histoire, un drame dans le drame. L’affaire de la disparition du petit Émile, ce garçonnet de deux ans et demi volatilisé le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet, vient de s’enrichir d’un chapitre aussi sordide que troublant, qui jette une lumière spectrale sur les tensions et les secrets qui hantent cette enquête. Au centre de ce nouveau rebondissement : un prêtre, un grand-père et un suicide qui n’en est peut-être pas tout à fait un.
Le 15 mars dernier, le Père Claude Gilliot, l’homme qui avait baptisé le petit Émile et célébré le mariage de ses parents, mettait fin à ses jours. Un acte de désespoir, avait-on pensé à l’époque, celui d’un homme de foi ébranlé par le drame qui avait frappé sa communauté et cette famille qu’il connaissait si bien. Mais aujourd’hui, cette mort prend une toute autre dimension. Selon des révélations glaçantes du journaliste de Paris Match, Arthur Herlin, le Père Gilliot n’était pas seulement triste. Il avait peur. Et il avait des soupçons.
Le journaliste, qui s’exprimait sur le plateau de “C hebdo”, a livré un témoignage bouleversant. Il avait recueilli les confessions du prêtre en janvier, quelques mois seulement avant son geste fatal. Le Père Gilliot lui avait alors fait part de son “angoisse croissante”. Mais le plus terrible était ailleurs. Dès les premières semaines ayant suivi la disparition d’Émile, le prêtre aurait commencé à douter. Pas de la version officielle, mais de l’atmosphère qui régnait au sein de la famille. Plus précisément, ses soupçons se portaient sur une figure centrale et pourtant discrète de la famille : le grand-père, Philippe Vedovini.
La “fessée brutale” qui hantait le prêtre

Qu’est-ce qui pouvait bien tourmenter le Père Gilliot à ce point ? Selon Arthur Herlin, le prêtre lui aurait raconté un souvenir précis, une scène qui l’aurait “marqué”. Il aurait été témoin, par le passé, de la violence de Philippe Vedovini envers ses propres enfants. Il aurait parlé d’une “fessée brutale”, un acte qui, dans l’esprit du prêtre, dépassait la simple correction et témoignait d’une nature potentiellement incontrôlable.
Ce souvenir, anodin en temps normal, prenait une résonance effroyable avec la disparition de l’enfant. Le prêtre, lié par une proximité spirituelle avec la famille, se serait retrouvé prisonnier d’un dilemme moral insoutenable. Il aurait fini par se confier à un paroissien, laissant échapper ce lourd secret. C’est là que le piège se serait refermé sur lui.
L’information, comme c’est souvent le cas dans les petits villages où tout se sait, serait remontée jusqu’à l’intéressé. La réaction de Philippe Vedovini aurait été d’une violence inouïe. Le journaliste parle d’une “colère noire”. Le grand-père, se sentant trahi et accusé par l’homme de Dieu qui avait béni sa famille, aurait “juré de faire envoyer le prêtre de sa paroisse”.
La descente aux enfers d’un homme de Dieu
La menace n’aurait pas été vaine. Ce qui suit ressemble à une chronique de la mise à mort sociale et spirituelle du Père Gilliot. En septembre dernier, quelques mois seulement après la disparition d’Émile et la confidence du prêtre, la sanction tombe. Claude Gilliot est effectivement écarté. “Marginalisé”, “humilié”, le mot est lâché. L’homme qui avait été un pilier pour la famille se retrouve soudainement sans ministère, sans paroisse, sans but.
Le plus dur, peut-être, fut le silence de sa propre institution. Le Père Gilliot aurait cherché du soutien auprès de sa hiérarchie. En vain. Selon le journaliste, l’évêque aurait même “refusé de le recevoir”. C’est une descente aux enfers silencieuse. Pour un prêtre, être privé de la possibilité de célébrer la messe, comme il l’a confié à Arthur Herlin en janvier, c’est être privé de sa raison d’être, c’est une mort spirituelle qui précède la mort physique.
Cet isolement, cette humiliation publique, cette perte de repères spirituels… Tout cela s’ajoute au poids du secret qu’il portait. Le suicide du 15 mars n’est alors plus seulement l’acte d’un homme désespéré par un drame ; il devient le geste tragique d’un homme qui, peut-être, a été réduit au silence pour avoir osé parler.
L’ombre pesante du patriarche

Cette révélation jette inévitablement une ombre terrible sur Philippe Vedovini. D’autant que, coïncidence troublante, le grand-père a été placé la semaine passée en garde à vue dans le cadre de l’enquête, notamment pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre”, avant d’être finalement relâché.
Le profil de Philippe Vedovini, déjà au cœur de nombreuses spéculations, s’en trouve encore épaissi. On sait l’homme pieux, catholique traditionaliste, ancien diacre, à la tête d’une famille nombreuse où l’autorité et la discipline sont des valeurs cardinales. Des témoignages ont déjà fait état de méthodes éducatives “à l’ancienne”, voire autoritaires. La “fessée brutale” évoquée par le Père Gilliot vient s’inscrire en lettres de feu dans ce portrait d’un patriarche à la poigne de fer.
Dès lors, la question n’est plus seulement “Où est Émile ?”, mais aussi “Quel climat règne-t-il réellement au sein de cette famille ?”. Le Père Gilliot a-t-il payé de sa vie le fait d’avoir entrouvert une porte que tout le monde s’efforçait de garder fermée ?
Un air de l’affaire Grégory
Ce climat oppressant, fait de silences, de tensions familiales, de manipulations supposées et désormais de mort, n’est pas sans rappeler une autre affaire qui a hanté la France : celle du petit Grégory. La comparaison, faite par le journaliste lui-même, est loin d’être anodine. Elle ne porte pas sur les faits, mais sur l’atmosphère.
Dans l’affaire Grégory comme dans l’affaire Émile, on retrouve cette chape de plomb qui pèse sur un petit village, ces rivalités familiales tues, ces “non-dits” qui empoisonnent l’enquête. L’omerta. Un mot qui prend tout son sens au Haut-Vernet. Le Père Gilliot a-t-il été la première victime de cette loi du silence ? En tentant de parler, a-t-il brisé un pacte invisible et déclenché des forces qui l’ont finalement broyé ?
L’enquête sur la mort d’Émile se poursuit, mais elle doit désormais composer avec un fantôme supplémentaire. Le suicide du Père Gilliot n’est plus une simple note de bas de page tragique ; il est devenu un élément central du dossier, un témoin muet dont la mort crie ce qu’il n’a pas pu ou pas osé dire de son vivant.
La vérité, dans le dossier Émile, semble toujours hors de portée, enfouie sous des couches de secrets, de peurs et de drames. Mais comme le dit le proverbe, les langues finissent toujours par se délier. Le drame est que, parfois, comme pour le Père Gilliot, il est déjà trop tard. Son geste, cependant, aura peut-être servi d’électrochoc, forçant les murs du silence à se fissurer, et laissant enfin espérer qu’un jour, la lumière soit faite. Pas seulement sur la disparition d’un enfant, mais aussi sur le prix terrible du secret.

News
Nolwenn Leroy : Les Révélations Poignantes de ses 42 ans sur “l’Amour de sa Vie”
Dans l’univers parfois impitoyable du show-business français, rares sont les artistes qui parviennent à maintenir une frontière étanche entre les…
Julio Iglesias à 81 ans : Entre aveux sincères, secrets de famille et vérité sur sa santé, la légende se livre enfin
Julio Iglesias n’est pas seulement une voix ; il est un mythe vivant, une icône de la romance qui a…
Isabelle Nanty : Le combat secret d’une icône entre la vie et la mort après une hospitalisation critique
Le monde du cinéma français a retenu son souffle. Isabelle Nanty, figure emblématique et solaire de nos écrans, a traversé…
CLASH EXPLOSIF : Louis Boyard et Apolline de Malherbe, le duel qui a embrasé le direct !
L’arène médiatique a tremblé ce matin. Ce qui devait être une interview politique classique s’est transformé en un véritable champ…
Jean-Pierre Foucault en deuil : Les adieux déchirants à Marie-José Tramoni, la seule femme qu’il ait jamais épousée
Le paysage médiatique français est en émoi. Derrière l’image de l’animateur infatigable, toujours prêt à distribuer sourires et bonne humeur…
Sarah Knafo “rhabille” la gauche : le choc des vérités sur le Venezuela !
Le séisme politique : Sarah Knafo face à l’aveuglement idéologique Le paysage médiatique français vient d’être le théâtre d’une déflagration…
End of content
No more pages to load






