C’est une onde de choc qui a traversé la France, réveillant les fantômes d’un été tragique au Haut-Vernet. L’affaire du petit Émile, disparu à l’âge de deux ans et demi, vient de connaître un tournant aussi spectaculaire que macabre. Alors que le mystère semblait s’enliser dans les silences de la vallée, mai 2025 a marqué la fin de l’incertitude et le début de l’horreur : des ossements ont été retrouvés, et avec eux, les soupçons les plus terribles se sont abattus sur ceux qui auraient dû protéger l’enfant.

La Découverte Macabre et l’Arrestation Choc

Tout a basculé lorsqu’un randonneur a découvert, par hasard, des fragments d’os en contrebas du village. L’analyse ADN a été formelle et impitoyable : il s’agissait bien des restes du petit Émile. Cette confirmation scientifique a agi comme un détonateur pour les enquêteurs.

Au petit matin du 13 mai 2025, le calme du Haut-Vernet a été brisé par l’intervention des forces de l’ordre. Philippe et Anne Vedovini, les grands-parents, ainsi que leurs deux enfants adultes, ont été interpellés à leur domicile. Le chef d’accusation fait froid dans le dos : meurtre intentionnel et recel de cadavre. Philippe Vedovini, ostéopathe respecté, s’est retrouvé au cœur d’un interrogatoire marathon de 48 heures, pressé de questions sur son emploi du temps, les tensions familiales et son passé au sein de la communauté religieuse de Riaumont.

Garde à Vue : Entre Pressions et Absence d’Aveux

 

Malgré la brutalité de l’arrestation et la pression psychologique intense dénoncée par la famille, aucune confession n’a été obtenue. Les enquêteurs disposaient d’éléments troublants – des écoutes téléphoniques révélant des conflits internes, un passé rigide – mais aucune “preuve reine” reliant physiquement le grand-père à la mort de l’enfant.

Le parquet d’Aix-en-Provence a finalement dû lever la garde à vue, relâchant les suspects sans poursuites immédiates. Mais le mal était fait. La déclaration officielle précisant que “la piste familiale n’est pas écartée” a laissé planer un voile de suspicion indélébile. Pour l’opinion publique, le doute s’est installé : et si le loup était dans la bergerie ?

La Contre-Attaque de la Défense

 

Face à cette tempête, Me Isabelle Colombani, avocate du grand-père, est montée au créneau pour dénoncer un “harcèlement judiciaire”. Elle pointe du doigt une enquête à charge, obsédée par la culpabilité familiale au mépris d’autres pistes crédibles comme l’accident, le rôdeur ou l’enlèvement.

« Mon client n’a rien à cacher parce qu’il n’a rien fait », a-t-elle martelé, rappelant qu’aucune trace ADN suspecte n’a été retrouvée sur les vêtements ou les ossements. L’avocate réclame aujourd’hui une remise à plat de l’instruction, avec de nouveaux experts en psychologie et géolocalisation, pour sortir de ce tunnel qui semble mener à une impasse judiciaire.

Le Suicide du Prêtre : Un Nouveau Mystère

 

Comme si ce drame ne suffisait pas, une tragédie parallèle est venue assombrir le tableau. Le 31 mars 2025, le père Claude Gillot, figure proche de la famille Vedovini et de la communauté de Riaumont, a été retrouvé mort à son domicile. La thèse officielle est celle du suicide.

A-t-il laissé une lettre ? A-t-il emporté un terrible secret dans la tombe ? Ou a-t-il simplement cédé sous le poids d’une pression médiatique devenue irrespirable pour l’entourage de la famille ? Sa mort alimente les spéculations les plus folles et divise encore davantage l’opinion : aveu de culpabilité pour certains, victime collatérale de la rumeur pour d’autres.

Une Famille Ostracisée en Quête de Vérité

 

Aujourd’hui, au Haut-Vernet et à La Bouilladisse, les Vedovini vivent retranchés. Les regards des voisins sont devenus fuyants, les salutations se sont tues. Philippe Vedovini, hier notable, est aujourd’hui un paria silencieux. Sa femme Anne se réfugie dans la prière, entourée des rares souvenirs de son petit-fils.

Malgré l’opprobre, la famille tente de transformer sa douleur en combat. Ils souhaitent créer une fondation au nom d’Émile pour aider les familles d’enfants disparus et continuent, par la voix de leur conseil, d’exiger la vérité. Pas celle des tribunaux médiatiques, mais celle des faits. Car une question brûlante demeure, obsédante, au cœur de cette tragédie française : qui a tué le petit Émile ?

Disparition d'Émile : les recherches définitivement terminées, "aucun  élément nouveau"