Le 30 septembre 2025, Paris s’est figé dans une après-midi empreinte d’émotion lorsque l’église Saint-Roch – qui avait déjà accueilli les adieux à Jane Birkin, Yves Saint Laurent ou Annie Girardot – a ouvert ses portes pour saluer une dernière fois Claudia Cardinale. Icône du cinéma italien, étoile flamboyante des années 1960–1970, elle s’est éteinte à 87 ans, laissant derrière elle un héritage artistique impérissable.

Sous le soleil éclatant de Paris, le cercueil de Claudia fut accueilli dans la nef au son des musiques d’Ennio Morricone, réveillant les souvenirs de ses rôles inoubliables.
L’atmosphère, à la fois solennelle et chaleureuse, réunissait de nombreuses personnalités : Catherine Jacob, Rachida Dati, Valérie Pécresse, Nikos Aliagas, mais aussi Paul Belmondo – fils de Jean-Paul Belmondo, dont l’amitié artistique avec Cardinale marqua plusieurs générations.
Paul, la voix nouée par l’émotion, évoqua ces instants où son père et Claudia partageaient l’écran dans Cartouche, La Scoumoune ou Le mauvais chemin. Des images gravées dans la mémoire collective, symboles d’un lien intemporel entre deux géants du septième art.
Le moment le plus poignant fut sans doute l’intervention de Claudia Squitieri, fille de la star et du réalisateur Pasquale Squitieri. D’une voix tremblante, elle offrit à sa mère des mots bouleversants, devant des centaines de témoins émus :« Maman, tu as toujours été ma source d’inspiration, celle qui m’a donné la force de vivre libre, courageuse, et de ne jamais reculer. »

Ses paroles firent vibrer l’assemblée, déjà marquée par les hommages des amis de longue date, tels que Lucilla Cristaldi ou René de Ceccatty, qui rappelèrent une Cardinale libre, généreuse et militante infatigable des causes féminines, de l’écologie et de l’art. Le chant méditatif sicilien A Curuna résonna ensuite, comme pour guider l’âme de l’actrice vers ses racines.
Claudia Cardinale ne fut pas seulement la muse de Visconti ou Fellini, l’héroïne de Il était une fois dans l’Ouest, Le Guépard ou Tous les chemins mènent à Rome. Elle fut aussi une voix puissante pour les femmes, une mère dévouée, et une artiste qui sut dire « non » aux compromis faciles.

Dans ses dernières années, elle s’était retirée à Nemours, dans l’ancienne demeure du Picardeau, au bord du Loing. Avec sa fille, elle transforma ce lieu en un foyer culturel : la Fondazione Claudia Cardinale, créée en 2023 pour soutenir les jeunes talents. C’est là, entourée de l’amour de ses deux enfants, qu’elle a fermé les yeux pour toujours.
Conformément aux souhaits de la famille, les obsèques se sont déroulées dans la simplicité, sans fleurs ni couronnes. Les admirateurs ont été invités à contribuer au fonds portant son nom, plutôt qu’à multiplier les gestes symboliques. Comme elle l’avait écrit un jour :« L’art et la création sont des sources infinies pour réinventer l’imaginaire face aux défis de notre temps. Je veux que cet héritage continue de se nourrir d’énergies nouvelles. »
Le 1er octobre, une autre cérémonie religieuse aura lieu à Nemours, ce havre de paix qu’elle avait choisi. Ce sera l’ultime adieu, avant que l’icône ne repose définitivement en terre française.
Claudia Cardinale s’en est allée, mais son regard, à la fois fier et tendre, reste gravé dans la mémoire collective. Son immense filmographie, son indépendance farouche et les valeurs qu’elle a incarnées continueront d’inspirer des générations entières.
Lorsque de longs applaudissements ont éclaté à la fin de la cérémonie à Saint-Roch, chacun a compris qu’une légende ne disparaît jamais vraiment. Claudia Cardinale a tourné la dernière page de sa vie, mais le livre qu’elle a écrit pour le cinéma mondial ne se refermera jamais.

Claudia Squitieri, la fille de Claudia Cardinale, est embrassée par le producteur français Alain Terzian avant la cérémonie funéraire de sa mère

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse aux obsèques de Claudia Cardinale

L’acteur et animateur Georges Beller qui a joué aux côtés de l’actrice dans « Les pétroleuses », film sorti en 1971 et réunissant les deux icônes féminines de l’époque, Claudia Cardinale et Brigitte Bardot.

Le présentateur Nikos Aliagas rend hommage à Claudia Cardinale, le 30 septembre 2025.
Née le 15 avril 1938 à Tunis, Claudia Cardinale est la fille d’une Française et d’un ingénieur Sicilien. Elle grandit à Tunis et adopte le français comme langue maternelle. En 1955, à l’âge de 17 ans, elle est élue « La plus belle Italienne de Tunisie » et gagne à cette occasion un voyage à Rome pour assister à la biennale cinématographique. Là-bas, elle se fait remarquer par nombre de producteurs éblouis par sa beauté. Mais à l’époque, comme elle se destine au métier d’institutrice, elle refuse toutes les propositions.
Il faut attendre 1958 pour que Claudia Cardinale fasse sa première apparition au cinéma dans Le Pigeon de Mario Monicelli. En quelques années seulement, elle s’impose comme une étoile montante grâce à une succession de films marquants tels que Rocco et ses frères (1960), Cartouche (1962), Le Guépard (1963) ou encore La Panthère Rose (1963). Ses débuts ne sont pourtant pas aisés : son fort accent français complique son intégration dans les rôles. Ce n’est qu’en 1963, avec Huit et demi de Federico Fellini, que le public découvre enfin sa véritable voix italienne, jusque-là doublée.
En 1969, Claudia Cardinale atteint l’apogée de sa carrière en incarnant l’un des rôles phares du chef-d’œuvre de Sergio Leone, Il était une fois dans l’Ouest. Avec son glamour ravageur et son charisme magnétique, elle s’impose comme une icône de beauté et de sensualité, marquant profondément les années soixante-dix.
Avec le temps, Claudia Cardinale a su adapter son interprétation à toute sorte de rôle, alternant comédies et drames avec ce charisme mystérieux que possède les plus grandes. A partir des années 90, elle s’est toutefois éloignée des plateaux de cinéma pour se consacrer au théâtre et à l’écriture.
Claudia Cardinale a été mariée deux fois. D’abord avec le réalisateur Franco Cristaldi puis avec le cinéaste Pasquale Squitieri avec qui elle eu une fille. Elle est également la mère de Patrick, qu’elle a eue à l’âge de 17 ans et dont elle caché longtemps sa filiation. L’identité du père, un Français, n’a jamais été révèlée.

Paul Belmondo était là pour rendre hommage à celle qui avait tourné avec son père Jean-Paul Belmondo dans « Cartouche » de Philippe de Broca.

L’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, était présent à l’église Saint-Roch à Paris.

Claudia Squitieri, la fille de l’actrice, devant le cercueil.
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