Le 23 septembre 2025, le ciel du cinéma européen s’est assombri d’un voile brutal. Claudia Cardinale, l’icône aux yeux profonds et au sourire inoubliable, a rendu son dernier souffle à Nemours, entourée de ses enfants. La nouvelle a traversé l’Europe comme un frisson de glace, car à peine un mois après la disparition d’Alain Delon, voilà que sa partenaire mythique du “Guépard” s’éteint à son tour. Deux étoiles immenses, piliers d’un âge d’or, se sont effacées presque simultanément, laissant derrière elles un silence vertigineux et une douleur que nul mot ne peut apaiser.
La disparition de Claudia Cardinale n’est pas seulement la perte d’une actrice, si célèbre fût-elle. C’est la fin d’une époque, l’extinction d’un pan entier de l’âme du 7ème art. Pendant plus de six décennies, elle a incarné la grâce, la force et la sensualité du cinéma européen, portant en elle l’élégance méditerranéenne et la profondeur d’une artiste inclassable. Sa silhouette, ses regards, ses silences faisaient plus qu’habiter l’écran ; ils redessinaient les contours de l’imaginaire collectif.
Une présence qui transfigure l’écran
Claudia Cardinale n’était pas seulement une actrice ; elle était une “apparition”. Un souffle qui transformait la scène la plus banale en moment d’éternité. Sa voix rauque, née d’un accident de jeunesse, était devenue sa signature, un timbre immédiatement reconnaissable qui rendait chacune de ses répliques unique.
Ses yeux profonds et insondables semblaient contenir des mondes entiers de douleur et de lumière. Ses sourires, oscillant entre pudeur et insolence, captivaient les spectateurs. Elle ne se contentait pas d’occuper l’espace ; elle l’habitait. Dès qu’elle entrait dans le champ, le film changeait de dimension. Les réalisateurs savaient qu’avec elle, chaque plan pouvait se métamorphoser en tableau vivant, tant son magnétisme naturel transcendait les intentions écrites.
Pendant plus de 60 ans, elle a incarné ce rêve étrange et puissant du cinéma : celui de capturer la vérité des êtres au-delà des artifices. Elle ne ressemblait à personne, et personne n’a jamais pu lui ressembler.

Des rôles immortels
Dans l’histoire du cinéma, certains rôles deviennent des repères. Pour Claudia Cardinale, ces rôles ont façonné son mythe.
Dans “Le Guépard” (1963) de Luchino Visconti, elle incarne la grâce et la noblesse, illuminant chaque plan de sa présence souveraine. Aux côtés d’Alain Delon et de Burt Lancaster, elle est plus qu’une actrice ; elle est l’âme d’un monde en mutation, le symbole d’une aristocratie qui s’éteint et d’une jeunesse qui s’impose.
Chez Fellini, dans “Huit et demi” (1963), elle devient muse et mirage, une figure onirique qui trouble les frontières entre rêve et réalité. Sa simple apparition suffit à hanter le spectateur.
Puis vient “Il était une fois dans l’Ouest” (1968) de Sergio Leone, où elle bouleverse les codes en offrant au western une héroïne de chair et de sang. Jill, veuve courageuse et sensuelle, vulnérable mais d’une détermination farouche, marque un tournant. Grâce à elle, la légende du Far West prend enfin un visage féminin, porteur de force et d’humanité.
Aux côtés des plus grands – Delon, Mastroianni, Belmondo, Sharif – elle n’a jamais été éclipsée. Elle les égalait, parfois même les surpassait.
Plus qu’une beauté, une pionnière
La beauté seule ne suffisait pas à Claudia Cardinale. Dans un univers dominé par les hommes et saturé de stéréotypes, elle refusa d’être réduite à un simple visage ou un corps filmé. Elle a transcendé son apparence pour imposer des personnages complexes, libres, souvent déchirés entre passion et contradiction.
Elle choisissait ses rôles avec exigence, évitant les pièges faciles, préférant la profondeur à la complaisance. Cette attitude rare fit d’elle une pionnière. Claudia incarnait une féminité qui ne se limitait pas au désir, mais qui revendiquait la force, la dignité et l’indépendance. Elle ouvrit une voie nouvelle, celle d’un cinéma où les femmes pouvaient être à la fois désirées et respectées, magnifiées et écoutées.
De Tunis à la légende du cinéma
Avant de devenir l’icône que le monde pleure, elle fut une enfant du soleil. Née le 15 avril 1938 à Tunis, dans une famille d’origine italienne, son enfance s’écoula dans un décor vibrant. Pourtant, la jeune Claudia se montrait timide, réservée. Elle ne rêvait pas de gloire ; elle voulait devenir enseignante.
Mais le destin veillait. En 1957, à 19 ans, ses proches l’encouragèrent à participer à un concours de beauté. Elle fut sacrée “la plus belle Italienne de Tunisie”. Le prix : un voyage à la Mostra de Venise. Là, sous les projecteurs du festival, la magie opéra. Les producteurs furent frappés par cette beauté charnelle mais pudique. Franco Cristaldi lui ouvrit les portes de Cinecittà. Sans formation, sans ambition, Claudia se retrouva projetée dans cet univers. Elle possédait ce que personne ne pouvait enseigner : une vérité brute, un magnétisme instinctif.
Les hommes de sa vie

Si elle a enflammé l’écran, sa vie sentimentale fut énigmatique. Marcello Mastroianni tomba sous son charme, mais elle répondit par un rire incrédule, refusant de croire à sa sincérité. Avec Luchino Visconti, le lien fut celui d’un mentor, d’un confident, d’un frère d’âme. Avec Alain Delon, leur alchimie dans “Le Guépard” laissa croire à une histoire secrète, mais leur relation resta une amitié mystérieuse et solide.
Jean-Paul Belmondo lui apporta la joie et la légèreté. Loin des passions, leur lien se construisit autour du rire et de la spontanéité. Leur complicité sur les plateaux de “Cartouche” ou “La Scoumoune” éclatait à chaque scène. Belmondo avait ce don de désarmer les tensions. Leur relation ne fut jamais amoureuse, mais elle dura comme un trésor. “Ce que je retiens, c’est son rire”, disait-il d’elle. “Avec elle, on ne pouvait pas tricher.”
Ce fut avec Pasquale Squitieri que Claudia Cardinale connut enfin l’amour véritable. Ce réalisateur italien au caractère rugueux l’accueillit d’abord avec froideur. Mais cette différence la bouleversa. Derrière ses manières abruptes, elle découvrit un homme entier, sincère, qui s’adressait à la femme plutôt qu’à la star. De leur union, faite d’orages et de réconciliations, naquit une fille, prénommée Claudia. Leur histoire dura plusieurs décennies, jusqu’à la mort de Squitieri en 2017. Il fut l’homme de sa vie.

Les derniers jours d’une icône
Après des décennies sous les projecteurs, Claudia Cardinale choisit peu à peu le retrait, à Nemours. Loin des tapis rouges, elle trouva refuge auprès de ses enfants et petits-enfants, savourant une tranquillité attendue. L’icône redevenait une mère, une grand-mère, une femme simple.
Ses apparitions publiques devinrent rares, mais l’émotion était immense à chaque fois. Ses proches racontaient qu’elle parlait avec sérénité de la fin, évoquant Alain Delon, Belmondo, Mastroianni, ses compagnons déjà disparus. “Ils m’attendent quelque part”, aurait-elle confié.
Le 23 septembre, Claudia s’éteignit paisiblement. Son ultime leçon fut celle-ci : partir dignement, non pas figée dans la douleur, mais rayonnante d’une humanité apaisée. Elle laisse derrière elle plus qu’une carrière : une manière d’être au monde. Fière, lumineuse, libre. Même disparue, elle continue d’éclairer la nuit.
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