On dit souvent que l’amour appartient à la jeunesse, à ces cœurs impétueux qui battent la chamade sans réfléchir. Mais pour Richard Gere, l’éternel séducteur d’Hollywood, la véritable passion a attendu l’âge de la sagesse pour frapper à sa porte. À 74 ans, la star de Pretty Woman et American Gigolo vit une idylle qui défie les lois du temps et les conventions sociales. Oubliez les romances glamour des années 90 : c’est auprès d’Alejandra Silva, une publiciste espagnole de 33 ans sa cadette, que l’acteur a enfin trouvé ce qu’il a cherché toute sa vie. Retour sur une histoire d’amour “karmique” qui prouve qu’il n’est jamais trop tard pour rencontrer son âme sœur.

Dans le grand livre des romances hollywoodiennes, peu de chapitres sont aussi surprenants et touchants que celui que Richard Gere écrit actuellement. Loin des projecteurs aveuglants qui ont brûlé ses précédentes unions, c’est dans une harmonie spirituelle et familiale que l’acteur s’épanouit aujourd’hui. Mais pour comprendre la force de cet amour tardif, il faut d’abord revisiter le chemin sinueux qui l’y a conduit.

Les fantômes du passé : De Cindy à Carey

 

Les années 80 et 90 ont vu Richard Gere au sommet de sa gloire, mais aussi au cœur d’un tourbillon sentimental. Qui pourrait oublier son mariage emblématique avec Cindy Crawford ? En 1991, ils formaient le “couple royal” de l’Amérique. Lui, la quarantaine charismatique ; elle, le mannequin de 22 ans que le monde s’arrachait. Mais comme l’a avoué plus tard Cindy Crawford à Oprah Winfrey, cette union était bâtie sur des fondations fragiles. « J’étais encore en train de comprendre qui j’étais », confiait-elle. Le fossé de 17 ans et la pression médiatique incessante ont eu raison de leur amour, scellé par des alliances en papier aluminium à Las Vegas, symbole d’une passion aussi brillante qu’éphémère.

Puis vint Carey Lowell, la James Bond Girl qui semblait offrir à Gere la stabilité tant recherchée. Ensemble pendant plus d’une décennie, parents d’un fils, Homer, ils incarnaient une vie plus posée. Pourtant, là encore, les différences fondamentales ont creusé un fossé infranchissable. Alors que Richard, fervent bouddhiste, aspirait à la quiétude et à la méditation, Carey recherchait une vie sociale vibrante. Leur divorce, finalisé en 2016 après quatre années de batailles juridiques acharnées autour d’une fortune colossale, a laissé un goût amer. On pensait alors l’acteur destiné à finir ses jours en solitaire.

Une rencontre écrite dans les étoiles

 

C’était sans compter sur le destin, ou comme le dit Alejandra Silva, le “karma”. L’histoire de leur rencontre est digne d’un scénario de film. Alejandra, fille d’Ignacio Silva Botas (ancien vice-président du Real Madrid), connaissait Richard Gere depuis longtemps. En effet, l’acteur était un ami de sa famille. Lorsqu’elle était jeune fille, il n’était pour elle que “l’ami de papa”.

Mais lorsque leurs chemins se sont recroisés en 2014 à Taormina, en Italie, l’étincelle a été immédiate et foudroyante. Alejandra était alors en pleine procédure de divorce, tout comme Richard. « Notre karma a été attiré dès que nous nous sommes vus », a-t-elle confié au magazine Hola!. Malgré les 33 années qui les séparent — un gouffre pour certains, un détail pour eux —, ils ont su que leur connexion était inévitable. Alejandra raconte avoir senti que quelqu’un lui tendait la main pour lui montrer son véritable chemin.

Alejandra Silva : Bien plus qu’une “femme de”

Il serait réducteur de ne voir en Alejandra Silva que la jeune épouse d’une star vieillissante. Derrière son élégance et son sourire radieux se cache une femme de convictions, au caractère bien trempé. Née dans le privilège de l’élite madrilène, côtoyant les stars du football comme Roberto Carlos, elle a pourtant choisi une voie tournée vers les autres.

Engagée corps et âme dans l’humanitaire, elle dirige la Fondation RAIS, qui lutte contre le sans-abrisme en Espagne. Loin de l’activisme de salon, Alejandra n’a pas hésité à dormir elle-même dans la rue pour comprendre la réalité de ceux qu’elle aide. « Je n’ai pas peur de retrousser mes manches », affirme-t-elle. C’est cette profondeur d’âme, cette compassion partagée (rappelons l’engagement de Gere pour le Tibet et les droits humains), qui a scellé leur union bien plus solidement que n’importe quel tapis rouge.

Un bonheur insolent et une nouvelle paternité

 

Depuis leur mariage secret en 2018, le couple vit sur un petit nuage, n’hésitant pas à agrandir la famille malgré l’âge avancé de l’acteur. La naissance d’Alexander en 2019, suivie d’un deuxième enfant en 2020, a propulsé Richard Gere dans les joies de la paternité tardive à près de 70 ans.

Les sceptiques riaient de cette différence d’âge ? Richard et Alejandra leur répondent par des preuves d’amour quotidiennes. Sur Instagram, Alejandra ne tarit pas d’éloges sur son mari : « Tu es l’être humain le plus extraordinaire… Tu es l’amour de ma vie ». Elle plaisante même sur l’énergie débordante de l’acteur, avouant qu’il est parfois difficile de le suivre ! « Il m’a promis au moins 20 bonnes années », dit-elle avec humour et tendresse.

Aujourd’hui, quand on voit Richard Gere fouler le tapis rouge pour son film Maybe I Do, le regard rivé sur sa femme, on ne voit plus la star inaccessible des années 90. On voit un homme apaisé, comblé, qui a enfin trouvé son port d’attache. Cette histoire nous rappelle une vérité essentielle : l’amour ne se commande pas, il ne regarde pas la date de naissance sur un passeport. Il arrive quand on est prêt à l’accueillir, parfois là où on l’attend le moins, transformant la fin d’un scénario en un tout nouveau début.