Il est l’une des rares stars planétaires à avoir traversé les décennies sans jamais perdre de sa superbe. À 49 ans, Enrique Iglesias conserve ce charme magnétique qui a fait de lui l’icône de la pop latine. Mais derrière les succès mondiaux, les rythmes endiablés de “Bailamos” et les tournées à guichets fermés, se cache un homme qui a érigé le secret en art de vivre. Longtemps muré dans un silence protecteur concernant sa vie privée, le chanteur espagnol semble aujourd’hui prêt à baisser la garde. Entre son amour indéfectible pour Anna Kournikova, sa paternité vécue dans l’ombre et les rumeurs les plus folles qu’il a dû affronter, plongeons dans la véritable histoire d’Enrique Iglesias.

L’Envol d’un Fils Prodige Né le 8 mai 1975 à Madrid, Enrique aurait pu se contenter d’être “le fils de”. Avec un père comme Julio Iglesias, légende vivante de la chanson romantique, et une mère mondaine comme Isabel Preysler, sa route semblait toute tracée. Pourtant, l’histoire d’Enrique est celle d’une émancipation. Refusant de grandir dans l’ombre paternelle, il a su créer son propre style, mélangeant avec brio la pop, les rythmes latins et la dance.

Son audace a payé. Après avoir conquis le marché hispanophone, il a pris le risque immense de chanter en anglais en 1999. Le résultat ? Une explosion mondiale. Il a rejoint le panthéon des artistes capables de briser les barrières linguistiques, aux côtés de Shakira et Ricky Martin. Mais alors que sa carrière décollait vers la stratosphère, sa vie personnelle prenait, elle, une tournure beaucoup plus mystérieuse.

Anna Kournikova : L’Amour, le Vrai, le Seul C’est en 2001, sur le tournage du clip désormais culte “Escape”, que le destin d’Enrique bascule. Il y rencontre Anna Kournikova, la star du tennis russe. À l’écran, l’alchimie est électrique, presque palpable. Hors caméra, elle devient fusionnelle. Ce qui ne devait être qu’une apparition promotionnelle s’est transformé en une histoire d’amour qui dure depuis plus de deux décennies.

Pourtant, le couple a fait le choix radical de vivre caché. Pas de tapis rouges incessants, pas de déclarations enflammées dans la presse people. Cette discrétion a nourri les rumeurs les plus tenaces : sont-ils mariés ? Sont-ils séparés ? Enrique a souvent brouillé les pistes, affirmant parfois avec humour qu’ils étaient divorcés, pour mieux protéger leur intimité.

Aujourd’hui, la vérité éclate avec une douceur désarmante : Anna est, et a toujours été, le pilier de sa vie. Enrique admet enfin que peu importe les papiers officiels ou les conventions sociales, c’est l’engagement du cœur qui compte. “Je n’ai jamais pensé que le mariage faisait une différence”, confie-t-il, marqué peut-être par le divorce de ses propres parents. Pour lui, être un bon partenaire et un bon parent vaut tous les certificats du monde.

Une Paternité Célébrée dans le Secret L’exploit le plus retentissant du couple reste sans doute leur capacité à cacher non pas une, mais deux grossesses au monde entier ! En décembre 2017, la nouvelle tombe comme la foudre : Enrique et Anna sont parents de jumeaux, Nicholas et Lucy. Personne n’avait vu venir cet heureux événement. Puis, en 2020, la petite Mary (surnommée Masha) vient agrandir la famille.

Ces naissances ont transformé le sex-symbol en papa gâteau. Lui qui parcourait le monde sans relâche avoue désormais que ses enfants lui manquent terriblement dès qu’il part en tournée. “Je m’amuse tous les jours avec eux”, raconte-t-il, décrivant une maison “chaotique” mais remplie de joie, où les cris des enfants se mêlent aux aboiements des chiens. Cette normalité, loin des paillettes, est devenue son refuge absolu.

Face aux Rumeurs et aux Scandales La vie d’Enrique n’a cependant pas été un long fleuve tranquille. Sa discrétion a souvent été interprétée comme une volonté de cacher une supposée homosexualité. Avec une franchise déconcertante, le chanteur a balayé ces on-dit, affirmant que ces rumeurs ne l’ont jamais dérangé et qu’il les trouve même “ridicules”. Il a d’ailleurs toujours affiché un soutien sans faille à la communauté LGBTQ+, n’hésitant pas à chanter dans des clubs gays, prouvant que sa musique n’a pas de frontières, ni de genres.

Plus inquiétant, il a dû faire face au côté sombre de la célébrité. Une histoire récente a fait surface sur TikTok, où une femme prétendait avoir eu une liaison de trois ans avec lui, affirmant qu’il la harcelait. L’enquête a révélé une réalité bien plus triste : cette fan était victime d’une escroquerie sophistiquée, un “catfish” se faisant passer pour la star pour lui soutirer de l’argent. Une affaire qui rappelle cruellement la distance qui existe entre l’image publique et la réalité accessible.

Les Blessures du Guerrier Si Enrique semble invincible, son corps porte aussi les stigmates de sa passion. On se souvient tous de ce concert à Tijuana en 2015, où il a tenté d’attraper un drone sur scène. Résultat : des doigts entaillés, une main en sang. Mais au lieu d’arrêter, il a continué le show pendant 30 minutes, dessinant même un cœur avec son propre sang sur son t-shirt. Un geste fou, rock’n’roll, mais surtout révélateur de son dévouement total à son public. Plus récemment, c’est une pneumonie qui l’a forcé à annuler des dates au Mexique, rappelant que même les idoles ne sont pas immortelles.

Conclusion : Un Homme Comblé À l’aube de la cinquantaine, Enrique Iglesias n’a plus rien à prouver. Il a survécu aux modes, aux critiques et aux pressions d’une industrie impitoyable. En admettant publiquement qu’Anna est “l’amour de sa vie” et en partageant, au compte-gouttes, des bribes de son bonheur familial, il nous offre sa plus belle chanson : celle d’un homme apaisé, libre et profondément humain. Il nous rappelle que le véritable succès ne se mesure pas en nombre de vues ou de disques vendus, mais dans la solidité des liens que l’on construit, loin des regards, dans le secret d’un amour véritable.

Après une grossesse secrète, Anna Kournikova et Enrique Iglesias sont parents – L'Express