C’est une rentrée politique sur les chapeaux de roues pour cette année 2026. Alors que les Français digèrent à peine les festivités du Nouvel An, la scène politique s’embrase déjà suite aux traditionnels vœux présidentiels. Emmanuel Macron, fidèle à l’exercice, s’est adressé à la nation pour tracer les grandes lignes de cette nouvelle année, la dernière pleine de son second quinquennat. Mais si le chef de l’État espérait rassembler ou donner un nouveau souffle, il a trouvé sur sa route une Sarah Knafo plus offensive que jamais, prête à démonter point par point une allocution qu’elle juge déconnectée et artificielle.

Un Discours “Rédigé par ChatGPT” ?

L’eurodéputée de Reconquête n’a pas pris de gants pour qualifier la prestation du Président. Invitée à réagir, elle a d’emblée affiché sa déception, non pas sur la forme, mais sur le fond abyssal de l’intervention. “Je vous trouve bien clément”, a-t-elle lancé aux commentateurs, avant de porter l’estocade : “J’ai eu le sentiment d’un discours qui avait été rédigé avec ChatGPT. Un discours sans souffle, sans âme, sans nouvelles idées.”

Pour Sarah Knafo, ces vœux 2026 ne sont qu’une coquille vide, un exercice de style raté où Emmanuel Macron a tenté de masquer son inaction par une énumération de thèmes sans substance. Elle dénonce un “name dropping” incessant, où le Président liste des sujets comme l’Europe, la défense, ou les ingérences, promettant de s’en occuper “dès la rentrée”. Une promesse qui, selon elle, sonne faux après huit années de pouvoir. “On a envie de lui dire : tout ce qu’il n’a pas fait en 8 ans, voilà qu’il s’active pour le faire dès la rentrée ?”, ironise-t-elle.

L’analyse est cruelle mais reflète un sentiment partagé par une partie de l’opposition : celui d’un exécutif à bout de souffle, qui recycle les mêmes promesses sans jamais parvenir à les concrétiser. “Peut-être qu’il faut que quelqu’un le prévienne qu’en fait, c’est fini, que là il faut lâcher la rampe”, assène-t-elle, appelant à laisser la place à d’autres pour réussir là où il a échoué.

Le Grand Décalage : Métro, Couteau, Dodo

Mais au-delà de la forme, c’est le “grand décalage” entre les priorités présidentielles et la réalité des Français que Sarah Knafo pointe du doigt avec virulence. Si Emmanuel Macron a insisté sur la régulation des réseaux sociaux — un sujet certes important —, il a brillé par son silence sur ce qui angoisse réellement la population au quotidien : l’insécurité physique.

“Je ne l’ai pas entendu dire un seul mot de ce qui s’est passé hier dans le métro parisien”, s’indigne-t-elle, faisant référence à une agression barbare à coups de marteau. Elle décrit une France où la violence est devenue banale, une routine terrifiante qu’elle résume par cette formule choc : “Métro, couteau, dodo. C’est devenu ça la vie en France ?”. Pour l’élue, ce silence présidentiel sur des enjeux de “vie ou de mort” est impardonnable. Les citoyens, confrontés à la violence dans les transports ou dans la rue, attendent des réponses fermes, pas des digressions technocratiques sur le numérique.

Les Oubliés du Discours : Agriculteurs et Dette Abyssale

"Hãy tịch thu sổ séc của ông ta!" Sarah Knafo chỉ trích Macron...

La critique ne s’arrête pas là. Sarah Knafo relève également les manques criants concernant le monde agricole. Si le mot “agriculteur” a été prononcé, celui de “Mercosur” a été soigneusement évité. Une omission stratégique selon elle, révélatrice de la peur de l’exécutif face à la colère qui gronde dans les campagnes et à la possible “déconvenue” qui l’attend en ce début d’année. Elle rappelle que la dermatose et les traités de libre-échange sont des questions de survie pour nos paysans, des sujets vitaux balayés d’un revers de main.

Et puis, il y a l’éléphant dans la pièce : la dette. “Je ne l’ai pas entendu parler de dette”, martèle-t-elle. Pourtant, ce fardeau financier risque d’être le seul véritable héritage du macronisme. “Son legs pour nos enfants et pour nos petits-enfants, c’est 1300 milliards de dettes”, rappelle-t-elle gravement. Ce chiffre vertigineux, souvent abstrait, représente pourtant une hypothèque sur l’avenir des générations futures, un boulet au pied de la France que le Président semble vouloir ignorer dans ses vœux optimistes.

L’Offensive de la Gauche Contre CNews : La Stratégie du Silence

En parallèle de cette critique acerbe du pouvoir, une autre séquence a fait bondir les défenseurs de la liberté d’expression. Thomas Guénolé, politologue et figure de la France Insoumise, a dévoilé sans fard la stratégie de son camp pour faire taire les voix dissonantes dans le paysage médiatique, ciblant spécifiquement CNews.

“Je pense qu’il faut obtenir la fermeture de CNews, je pense que ça doit être notre objectif collectif”, a-t-il déclaré, assimilant la chaîne et la droite à un “cancer pour la République”. Sa méthode ? Le harcèlement administratif via l’ARCOM. Il appelle à “multiplier les signalements justifiés” pour incitation à la haine ou racisme, afin d’accumuler les amendes et de pousser le régulateur à la sanction ultime : le retrait de la fréquence, sort déjà réservé à C8.

Cette déclaration, d’une franchise glaçante, confirme ce que beaucoup pressentaient : il existe une volonté politique organisée de censurer un média qui offre un espace de parole à la droite conservatrice. “C’est totalement injuste”, réagissent les observateurs, notant le deux poids, deux mesures flagrant.

Deux Poids, Deux Mesures : L’Immunité du Service Public ?

La polémique soulève en effet une question fondamentale d’équité démocratique. Alors que CNews est scrutée à la loupe et menacée d’existence pour ses débats, le service public semble jouir d’une impunité totale. Malgré des signalements à l’ARCOM pour des propos parfois très orientés ou des manquements au pluralisme, “aucune chaîne ne peut véritablement être fermée” du côté de France Télévisions ou Radio France.

Cette asymétrie de traitement nourrit le sentiment d’une justice médiatique à géométrie variable, où la censure devient une arme politique pour faire taire l’adversaire. En voulant “lâcher la rampe” d’un côté et museler la presse de l’autre, l’année 2026 s’annonce comme une année de tensions extrêmes, où la bataille des idées se jouera autant dans les urnes que sur les plateaux de télévision. Sarah Knafo, par sa lucidité et sa combativité, s’impose déjà comme une voix incontournable de cette opposition qui refuse de se laisser imposer le silence ou la médiocrité.