Héritage de Johnny Hallyday : pourquoi David a préféré tout laisser à Laura Smet plutôt que de garder sa part

Derrière la fin du conflit autour de la succession de Johnny Hallyday, une décision discrète de David Hallyday et Laura Smet éclaire leur relation autrement.

La succession de Johnny Hallyday a longtemps occupé l’espace médiatique, nourrissant incompréhensions et crispations familiales. Derrière les procédures et les chiffres, une décision plus intime s’est pourtant dessinée, loin des tribunaux. Elle concerne les deux aînés du chanteur et éclaire, a posteriori, la nature de leur relation, faite de retenue et de solidarité.

En juillet 2020, après plusieurs années de conflit, un accord met fin à la bataille judiciaire. David Hallyday et Laura Smet trouvent un terrain d’entente avec Laeticia Hallyday, comme l’ont révélé les journalistes de Paris Match. Le contexte est alors lourd : une dette fiscale potentielle estimée à près de 36 millions d’euros plane sur la succession, rendant toute poursuite du conflit particulièrement risquée.

Laura Smet et David Hallyday, le choix de l’apaisement

Face à cette menace financière, David Hallyday et Laura Smet prennent une décision radicale. Selon l’hebdomadaire, ils se disent “effarés par la dette fiscale potentielle” et choisissent de ne plus contester le testament établi en 2014. En renonçant à l’héritage, ils évitent d’en assumer le passif et laissent l’intégralité de la succession à Laeticia Hallyday et à ses deux filles, Jade et Joy.

L’accord prévoit néanmoins une compensation financière. Pour “solde de tout compte”, David Hallyday et Laura Smet perçoivent chacun 1,25 million d’euros. Une somme destinée à clore définitivement le contentieux, sans pour autant effacer les années de tensions qui ont précédé cette issue. C’est à ce moment précis qu’intervient le geste le plus marquant de cette succession.

© Liewig Christian/ABACA/Shutterstock

Laura Smet et David Hallyday choisissent l’apaisement en renonçant à l’héritage pour éviter la dette et clore définitivement le conflit

Une décision symbolique entre David Hallyday et Laura Smet

David Hallyday fait alors le choix de céder l’intégralité de sa part à sa sœur. Ce transfert porte la somme perçue par Laura Smet à 2,5 millions d’euros. Un acte discret, mais lourd de sens, qui dépasse la simple logique comptable. L’aîné du rockeur n’est pas dans une situation financière fragile et n’a aucun besoin immédiat de cette somme.

Sa situation personnelle explique en partie cette décision. Marié à Alexandra Pastor, héritière monégasque, David Hallyday bénéficie d’une stabilité financière solide. S’y ajoutent des dons consentis par Johnny Hallyday de son vivant, dont la moitié d’une propriété située dans la très convoitée villa Montmorency, à Paris, estimée entre 15 et 20 millions d’euros. Dans ce contexte, céder sa part à sa sœur apparaît comme un choix cohérent, presque évident.

© DR

David Hallyday choisit de céder sa part à Laura Smet, un geste symbolique rendu possible par sa situation financière confortable

Un équilibre trouvé entre Laura Smet, David Hallyday et Laeticia Hallyday

Les discussions ayant mené à l’accord ont aussi remis en lumière les dons antérieurs faits à Laura Smet. Des éléments que l’actrice préfère désormais laisser derrière elle. “Je ne souhaite plus revenir sur cette période”, confie-t-elle à Paris Match, évoquant à la fois un accord de confidentialité et l’usure provoquée par des années de conflit familial. De son côté, David Hallyday conserve les droits d’auteur liés à ses collaborations artistiques avec son père, notamment ceux de l’album Sang pour sang et de la chanson Mirador“C’est la loi, stricto sensu”, rappellent les journalistes.

En renonçant à l’héritage, David Hallyday et Laura Smet ont laissé à Laeticia Hallyday la charge des dettes fiscales, en échange du droit moral sur l’œuvre de Johnny. Si la veuve du chanteur reste officiellement décisionnaire, elle continue néanmoins d’échanger avec les aînés dès qu’un projet engage le nom Hallyday. Une manière de préserver ce qui subsiste, au-delà des chiffres et des procès : l’équilibre familial et l’héritage artistique.